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Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
Si l’envie vous prend de parcourir tous mes articles, vous découvrirez que j’ai plusieurs passions, en dehors de ma famille, cela va de soi.
Pour les animaux et plus spécialement pour les chats. Beaucoup d’histoires car ils ont été nombreux ceux qui ont accompagné ma vie.
Pour la peinture. Je vous montrerai certaines de mes créations à l’huile.
Pour la poésie et l’écriture. J’ai commencé à écrire mes mémoires – mon enfance en Algérie -, vous pourrez lire quelques passages de mes écrits et des poèmes sur ce qui ne peut être peint.
Et puis je vous parlerai de ma ville d’adoption : Saint Sébastien sur Loire.
Pour vous permettre de vous y retrouver choisissez la catégorie dans la colonne de droite. N’hésitez pas à ajouter un commentaire sous mes articles, si le cœur vous en dit.
Mon nom de blog est « Béjar » , mon prénom : Yvette
Dernière mise à jour: 24/07/2008
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Deux amours de petites chattes
Chipie et Calypso étaient deux chattes très sensibles. Je ne sais pas si sensible est le terme qui convient. Nous dirons : réceptives. Elles comprenaient tout. Elles étaient à l’écoute de ce qui se passait à la maison, rien ne leur échappait, elles participaient à la vie de la maisonnée d’une façon plus humaine que les autres. Durant ma maladie (Lymphome) elles ne m’ont pas quittée. Les autres venaient me voir aussi dans la chambre mais plus pour s’assurer de ma présence : un petit câlin et tout allait bien. Par contre pour Chipie et Calypso, c’était différent. Elles sentaient mes moments de déprime, elles savaient quand je souffrais.
Les séances de chimio et radiothérapie m’ont tellement épuisée que je passais tout mon temps au lit. Je ne me levais que parce que les quintes de toux me forçaient à aller aux toilettes pour vomir. J’en ressortais à bout de force et je m’écroulais sur le siège de la salle d’eau, en larmes. Calypso arrivait près de moi, posait ses deux pattes avant sur mes genoux, miaulait gravement, et me caressait comme pour me consoler, me passer un peu de sa force. Chipie, elle, se recroquevillait sur elle-même tout près de moi, les oreilles ramassées, d’une tristesse à faire pleurer. Les voyant toutes les deux si malheureuses me redonnait un coup de fouet et nous repartions toutes les trois dans la chambre, nous bichonnant à qui mieux mieux. Elles ne m’ont jamais abandonnée. Michel travaillant, je dois dire qu’ils ont tous été d’un très grand réconfort pour moi. Je n’ai jamais été seule.
Le chat
Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l’entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C’est là son charme et son secret.
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu’un soir
J’en fus embaumé, pour l’avoir
Caressé une fois, rien qu’une.
C’est l’esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toute chose dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?
Charles Baudelaire Les fleurs du mal.
Quatre (parmi les dix) strophes d’un poème écrit par Charles Baudelaire sur son chat. Souvenir de mon année de sixième.
Quelques lignes en passant (Gunugu ou les Roses de Gouraya)
Laisser une trace.
Jusqu’à ces derniers temps, je n’ai guère été tentée de ressusciter les événements de ma jeunesse, si ce n’est la nuit dans mes rêves, mais maintenant que je m’efforce de reconstituer par écrit, comme je peux, ces instants, ce qui me surprend d’abord c’est cette sensation de délivrance nécessaire et surtout bienfaisante. Je me libère, je me laisse aller. C’est un besoin. Alors, allons-y ! Certains penseront parfois que ce sont des niaiseries. Peut-être ! Le principal pour moi c’est d’écrire, c’est laisser une trace de mon passage sur terre, éviter l’amoncellement des couches successives de l’oubli. Les paroles s’envolent, les écrits restent, dit-on … Tant pis pour ceux qui me liront mais dans ce cas, ils ne sont pas obligés d’aller plus loin, et tant mieux pour ceux qui apprécieront ma prose.
Ma famille de greffiers
J’ai constaté que mes histoires de chats intéressaient beaucoup de monde. Alors j’ai décidé aujourd’hui de vous présenter ma famille actuelle de
greffiers.
Chacun est arrivé chez nous dans des circonstances que je raconterai plus tard.
Coquine dite Mère Coq la doyenne, grise tigrée, 15 ans. Elle
est arrivée chez nous en 94 avec ses 4 loupiots. C’est la « chef », normal c’est la plus âgée et la plus sérieuse. Toujours en traitement corticoïdes et antibiotiques (tumeur dans la
gueule).
Dorothée, la tourterelle, elle ronronne très fort, grise tigrée, 14 ans une des filles de Coquine, la dernière
survivante. Caractère de vieille fille, toujours en traitement (tumeur dans la gueule comme sa mère).
Socrate, le vieux car il est tout rabougri,
noir petite médaille blanche, 8 ans. Diabétique, il faut qu’il ait toujours à manger, n’a pas de traitement il s’en sort bien. Dominant. Ses maîtres ne voulaient plus de
lui !
Oslo surnommé Paulo 10 ans superbe persan roux, avec pédigree. Bon caractère, grand
dormeur, ses maîtres s’en sont débarrassés, encombrant !
Pitchoune, noire n’a pas d’âge, arrivée chez nous le jour de son accouchement en 2002, peut-être 8 ans. Très bon
caractère.
Mina, blanche avec des yeux vairons environ 10 ans, cancer des mamelles depuis plus d’un an, toujours
vaillante.
Sissou, tigré gris, 7 ans, le trésor de notre vie. Adorable etc.
Les jumeaux Théo et Tifany, 6 ans, deux superbes sacrés de Birmanie blonds, sans pédigre
avec une histoire de plus à raconter. Le garçon très sociable, la fille sauvage !
Patapon, 4 ans, noir avec des pattes blanches très câlin mais en conflit aves Sissou et
Socrate. Très doux mais bagarreur.
Notre fille en a 6 et un grand chien Boby, arrivé chez elle
in-extrémis, devant être euthanasié, trop encombrant lui aussi.
Ses chats : vous connaissez Chatounette, et Mitou le tripatte, mais il y a aussi Double, un grand chat noir (il a atteint les 12 kg !) toujours en traitement (comme les miennes), Roméo un
angora gris, Pimousse noir et blanc et Titeuf un grand chat tigré roux.
Voilà, j’ai fait le tour. Je ne vous parlerais pas des poissons dans le bassin, ni des hérissons, mais après tout, pourquoi pas ? Une autre fois.
C’est l’histoire d’un chauffeur routier qui transporte un trou, oui, un gros trou.
Il roule pendant plusieurs kilomètres sans s’inquiéter puis à un moment il regarde dans son rétroviseur et s’aperçoit qu’il a perdu son trou.
Il s’arrête, recule et devinez quoi ? Il tombe dans le trou !
Quelques passages de mes écrits sur l’Algérie
Le paludisme
… il est temps que je mentionne le paludisme, car nous y sommes tous passés, toute la famille a été atteinte par cette maladie, plus ou moins suivant les sujets, mais nous avons tous été marqués ! Quand nous sommes arrivés en France, nous n’osions pas parler de cette maladie, les Français en avaient peur ! Ils assimilaient ça à une sorte de « delirium tremens » ! Un genre de folie ! D’ailleurs, on entendait souvent cette phrase : « Ils ont fait les colonies, alors… » et cela sous-entendait toutes sortes de maladies épouvantables et pourquoi pas contagieuses !
Bon le paludisme, appelé malaria suivant les régions est une parasitose transmise par la piqûre d’un moustique femelle, l’anophèle, provoquant des fièvres intermittentes. Avant que la quinine ne fasse son apparition, les décès étaient nombreux et beaucoup ne revirent pas leur pays. Alors ce moustique ? Même actuellement il est encore un fléau. A l’époque, nous utilisions du Fly-tox qui avait une odeur affreuse. Chaque famille avait sa pompe pour l’intérieur des maisons mais comme le moustique pullulait sur les bords des oueds, dans les régions marécageuses, dans les roseaux et les lauriers, il fallait recommencer tous les jours.
Les eucalyptus, ces arbres aux troncs si beaux qui me fascinaient par leur élégance et leur feuillage toujours d’un vert un peu bleu argenté, ces eucalyptus ne sont pas innocents non plus en ce qui concerne le paludisme. Cet arbre qui a la particularité de grandir très vite, était l’arbre fétiche des colonisateurs français en Afrique du Nord. Ses feuilles servaient à soigner les bronches et son bois n’était pas à dédaigner. Cependant, personne n’avait prévu que cet arbre si prisé était pourvoyeur de paludisme. Les moustiques restaient tapis dans la journée sous les feuilles longues et plates d’où ils descendaient tranquillement à la tombée de la nuit pour assaillir les populations. Et voilà toute la famille Richard atteinte par le paludisme. Cela se manifestait par de la fièvre sans raison apparente, des tremblements, une très grande fatigue, parfois accompagnée de jaunisse (ictère), et puis de violents maux de tête. En ce qui me concerne, j’ai avalé suffisamment de quinacrine, des petits comprimés jaunes, qui me faisaient dire que si j’avais le teint jaune c’était eux qui en étaient la cause. Ils étaient horriblement amers ! Je n’ai jamais eu de très fortes fièvres ou alors je ne m’en souviens pas, c’était plutôt à l’état latent, avec des maux de tête insupportables qui durèrent même après notre arrivée en France. Heureusement, par la suite tout fut éradiqué ….
Le cercle Chromatique est une représentation circulaire des couleurs ordonnées comme au sein d'un arc-en-ciel .(Suite à la découverte de
la décomposition de la lumière blanche du soleil en différentes couleurs spectrales).
Les couleurs primaires sont situées à 120 ° les unes des autres
Le trésor de Dyane, histoire vraie !
Notre chienne Dyane aimait les gros os. Comme j’avais peur d’une perforation d’intestins, je ne lui donnais que des os très durs, qu’elle nettoyait à l’intérieur comme à l’extérieur ; une fois l’os propre, elle le laissait sécher et le gardait.
Elle en avait une bonne collection. Un jour, ses
cousins sont venus accompagnés de leurs maîtres - en l’occurrence mon beau-frère et ma belle-sœur et leurs deux chiens - . Ils étaient de même taille qu’elle, deux garçons. Ils lui ont chipé
ses os ! Quel sans gêne !
La fois suivante, elle les vit arriver par la porte-fenêtre. Vite elle alla chercher un os et me le donna. Je ne comprenais pas. Elle pleurait
près de moi. Et Ô! Lumière, elle me demandait de le cacher. C’est ce que je fis en le déposant dans le placard sous l’évier ; elle était rassurée et est partie me chercher les autres. Une
fois la porte du placard fermée, elle était tranquille, mais elle revenait de temps en temps pour sentir s’ils étaient toujours en sécurité. Quand le calme fut revenu, elle me réclama ses os et
retrouva sa collection intacte.
Le pigeonnier de la Gibraie
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