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Et maintenant un autre petit clic pour la photo de Gouraya prise par Lalla

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Samedi 31 mai 2008


La Famille Coq suite




Chipie la douce est surprenante, elle aime tout le monde sauf … Morgane, la chatte des voisins. Chipie qui ne sort presque pas dans le jardin, faisait le gué dehors pour empêcher l’intruse d’entrer dans la maison. Mais bien entendu Morgane a forcé le barrage et est rentrée à la maison, si bien qu’à partir de ce moment là, notre Chipie s’est vue obligée de rentrer elle aussi. Morgane est tolérée mais c’est tout. Chipie couve tout le monde de son regard, elle ferme à demi les yeux, les pattes repliées sous sa poitrine, surveille tout ce qui se passe. Nous avons l’impression de lui appartenir tous autant que nous sommes dans cette maison, c’est la Mama !

Dorothée est plus bébé que sa sœur qui est mère poule. Elle est surnommée la Tourterelle à cause de son ronron caractéristique. Elle adore quand on s’occupe d’elle ; il ne faut pas la prendre dans les bras, elle n’aime pas ça, mais elle adore les caresses, et surtout elle est très gourmande, elle a toujours faim. Ce qui paraît étrange, c’est qu’elle n’est pas très aimée des autres, elle n’attire pas leur sympathie. Bien sûr Chipie est là pour la consoler. Chipie a besoin de donner et Dorothée aime recevoir. Tout est donc pour le mieux.

Quand Dorothée doit aller en consultation, elle s’écrase dans son panier et ne bronche pas. Son silence est même inquiétant. Sur la table d’auscultation, elle ne bouge pas et se laisse faire, recroquevillée comme un hérisson. Le matin de son opération – ovariectomie - nous attendions dans la salle d’attente. Quand le docteur est arrivé, la sangle du panier a cédé, et ma pauvre grosse, sept kilos, et son panier sont tombés en vrac par terre ! Elle n’a rien dit mais vraiment quelle journée ! Surtout qu’elle n’avait pas eu droit à sa soupe le matin ! Cela commençait mal. Elle a été endormie dans mes bras pour la rassurer. En fin de matinée, j’ai téléphoné pour avoir des nouvelles. Il y a eu des problèmes au cours de l’intervention et elle a dû être mise sous perfusion. Cela continuait ! Quand nous l’avons récupérée dans l’après-midi, bien éveillée, elle était d’une humeur massacrante et pour cause, elle avait eu une patte en extension pendant plusieurs heures, et elle n’avait pas apprécié du tout. Elle s’est calmée dans la voiture. Arrivée à la maison, c’est une furie qui a sauté de mes bras, braquant tout ce qui approchait d’elle. Elle avait le regard courroucé quand on venait la voir et miaulait de douleur à chaque fois qu’elle bougeait. Je ne pouvais rien pour elle. Et puis je me suis dit : « essayons les croquettes, ce n’est pas recommandé, mais tant pis ». Et ma Dô s’est jetée sur sa pitance en me remerciant d’un gentil ronron. Je n’avais plus d’inquiétude à avoir.

Ce qui me rassure le plus, c’est quand je me lève le matin et que je vois mes malades me réclamer à manger en même temps que les autres. Et ma Dô, n’a pas failli aux habitudes, le lendemain matin elle était la seule à manger, les autres boudant une nourriture qui ne leur plaisait pas. Elle, rattrapait le temps perdu.

Chipie a subi la même opération. Elle n’a pas eu le même comportement que sa mère ou sa sœur. Elle a repris ses sens immédiatement, mais n’arrêtait pas de grogner. Arrivée dans son milieu habituel, elle s’est laissée choyer. L’appétit est revenu doucement. Le docteur nous a dit n’avoir jamais opéré un animal avec autant de graisse ! Elle a eu droit aux agrafes. Et pourtant elle ne mange pas tant que ça ! Et puis aussi la surprise pour le vétérinaire : en cours d’opération elle s’est mise à ronfler comme à son habitude à la maison. Sa convalescence a duré longtemps. Elle se trouvait bien à se faire bichonner, sortir ne l’intéressait pas.

 Chipie la douce nous a quittés il y a deux ans : cancer des mamelles. Etrangement Dorothée n’a pas été trop chagrinée, elles avaient commencé à vivre séparément.

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Vendredi 30 mai 2008

Les rendez-vous de la plage à Saint Sébastien
30,31 mai et 1er juin 2008
Les préparatifs



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Vendredi 30 mai 2008
Je vais rapporter un passage de ce que j'ai écrit sur ma famille de chats. Et l'histoire de la Famille Coq va se faire en plusieurs épisodes


                                             N'étaient-elles pas jolies ces petites soeurs?


                                          La famille Coq (1)

 

Chipie et Dorothée, à ne pas dissocier, les Bébées

 

Surnoms de Chipie : Chipoteau, Tchip, Chipiamus

Surnoms de Dorothée : Dô, Mado, Dothée, la tourterelle  1994

Les « bébées» (chez moi, deux bébés chattes = deux bébées volontairement écrit «ées» ) sont deux petites sœurs. Chipie est gris clair et blanc et Dorothée gris plus foncé (comme le plumage d’une pintade !). Dans mon esprit je ne les ai jamais dissociées. Chipie avec Dorothée, Dorothée avec Chipie.

Elles étaient minuscules quand des enfants du quartier les ont trouvées en face de chez nous, deux petites boules de poils doux, deux bébés chattes, blotties l’une contre l’autre. Les enfants avaient prévenu leurs parents, mais ceux-ci furent intraitables, il fallait les laisser dehors. Dans la nuit il y a eu un violent orage accompagné de pluie, nos deux bouts de choux ne se sont jamais séparés. Le matin les enfants les ont partagées mais les parents ne voulaient toujours rien savoir. C’est là que nous intervenons.

On était en juillet 1994. On avait trouvé deux petits chats dans la rue mais personne n’en voulait. La SPA et Animaux Assistance parlaient de les euthanasier. Mise au courant en rentrant déjeuner le midi, j’ai demandé à une de mes voisines de me les garder jusqu’au soir et on verrait la suite. Le soir, les deux puces étaient à la maison au grand soulagement du voisinage car elles étaient si mignonnes, il n’était pas question de les supprimer. Patricia, en vacances à Arthon, a été mise au courant aussitôt et décision fut prise : une pour elle, une pour moi.

Elles étaient si petites qu’elles savaient à peine marcher. Elles vacillaient sur leurs petites pattes et leur queue ressemblait à un bout de ficelle tout raide. On les avait installées dans une corbeille à fruits en osier. Anka, notre chienne berger Alllemand , les surveillait de près, elles étaient à elle, personne n’avait le droit de les toucher, à part nous. Il a fallu leur apprendre à se nourrir avec autre chose que du lait. Ce n’était pas un souci pour elles, le plus important c’était de ne pas être séparées. Elles étaient perdues l’une sans l’autre. Je le redis, nous étions en juillet, les vacances de Patricia finissaient et les nôtres commençaient début août. Nous devions les remplacer à Arthon et eux devaient venir à la maison pour prendre la relève. Ce qui fut fait. Mais deux semaines après l’arrivée de mes petites puces, Patricia m’appelle et me dit qu’on avait trouvé une chatte dans le même coin avec deux autres petits. Et voilà la famille reconstituée. Patricia et Nicole, notre voisine, sont parties à la recherche de tout ce petit monde. Quoi faire de ces cinq chats ? Parer au plus pressé : les mettre à l’abri et les nourrir. Fifi en haut a dû céder sa chambre, ce qu’elle a fait sans rechigner. Et petit à petit, ils ont appris à descendre l’escalier qui faisait peur.




Tout ce petit monde était d’une maigreur indescriptible, surtout la mère qui n’avait plus de lait pour les nourrir. C’est pourquoi, mes deux puces étaient parties à l’aventure. On a fini par apprendre que Coquine, c’est le nom de la mère, avait une maîtresse qui l’aimait beaucoup, c’est indéniable, mais elle avait dû partir en déplacement pour son travail ; elle avait assisté à l’accouchement et ne pouvait se résoudre à supprimer les bébés ; un ami devait venir nourrir les chats pendant son absence, dans un tas de planches, mais à l’abri. Mais donner une poignée de croquettes tous les trois jours à une chatte qui allaite, c’est quand même bien peu. Nous avons mis un mot sur la porte de la maison de la propriétaire de cette petite famille pour la prévenir que les chats étaient chez nous. Nous ne connaissions pas cette jeune femme et craignions sa réaction ; en fait elle a été très compréhensive mais elle était embarrassée car elle devait repartir, déménager dans les jours à suivre.

 Quand Coquine a revu sa maîtresse, elle a eu une réaction qui m’a beaucoup émue : elle est restée dans mes bras, ses pattes se sont mises à transpirer, elle était toute collante et je me suis retrouvée pleine de poils. Etait-ce la joie de revoir sa maîtresse ou la peur de retourner d’où elle venait, je ne pourrais pas le dire. Elle s’est calmée quand je l’ai remise près de ses petits. La question était : que faire de Coquine la mère ? Après maintes péripéties Patricia prit la mère et le « gamin » et la petite noire placée chez une voisine. 

Nous étions en adoration devant ces petits bouts qui faisaient les clowns à la maison. Elles n’avaient pas besoin d’être adoptées par les autres, non, du moment qu’elles dormaient ensemble, qu’elles mangeaient dans la même assiette, qu’elles jouaient ensemble, que Chipie faisait la toilette de Dorothée, le reste ne comptait pas. Ce qui n’empêchait pas Calypso, notre persane, de les surveiller, c’était trop tentant mais frustrant aussi pour elle car les deux bébées ne s’occupaient pas d’elle.

Avec des cartons, je leur avais confectionné un labyrinthe à étage. C’était deux petites friponnes qui montaient, descendaient à toute vitesse, le derrière en l’air, rétablissant l’équilibre avec leur queue, se faisant peur, les oreilles en casquette. Comme elles se faufilaient partout, nous avions peur qu’elles ne s’échappent du jardin, aussi ne sortaient-elles que sous surveillance. Pour les amuser, pour qu’elles aient un peu d’exercice, on leur mettait une bille dans la baignoire et là elles étaient comme des folles, sautant après la bille qui roulait en faisant un bruit de moteur et elles ressortaient complètement essoufflées.

Mes puces ont grossi depuis, elles dépassent même les sept kilos, elles sont moins joueuses mais toujours ensemble. Chipie bichonnant toujours sa sœur. Ce sont de grandes ronronneuses, surtout Dorothée qui ronronne même en mangeant.

Chipie est gris clair et blanc, assez originale. A chaque fois, je disais pour plaisanter qu’elle était tombée dans de l’eau de Javel quand elle était petite. Le hasard a voulu que, justement, elle soit tombée dans un seau avec de l’eau de Javel quand je faisais le ménage, je l’ai vite passée sous le robinet d’eau tiède. Elle était si petite que je n’ai eu aucun mal à la rafraîchir. J’ai eu très peur pour ses yeux, mais la concentration en Javel devait être minime.
                                                         A suivre...

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Jeudi 29 mai 2008

Un court passage de mes écrits sut l'Algérie

Le Ville d'Alger



      (Nous n'avons traversé la Méditerranée que trois fois, deux en paquebot et une en avion.)

Le « Ville d’Alger » fut construit aux Chantiers de Saint Nazaire en 1935. Ce fut dans ces années là le plus gros paquebot mis en service pour les lignes d’Afrique du Nord. Il était surnommé le « Normandie de la Méditerranée ».
         Il possédait au départ deux cheminées, mais celle qui était à l’arrière était factice. Il fut réquisitionné pendant la guerre, saisi par les Allemands en 1943, repris, incendié et sabordé par les troupes allemandes en retraite en août 1944. Renfloué en 1945, il fut complètement reconstruit, sa cheminée arrière supprimée, et l’autre modernisée et surélevée.
          En 1948, il reprit du service, et un an plus tard je le vis la première fois quand notre tante vint en vacances en Algérie en 1949. Il fut vendu à un armateur grec et rebaptisé « Poseïdon », en 1966 et démoli en 1969.
          Quelle manie de débaptiser et rebaptiser ces pauvres bateaux ! Moi ça me dérange, ces paquebots ont une âme et on n’a pas le droit de les traiter ainsi. Ils avaient transporté des pionniers aventuriers et heureux vers cette terre paradisiaque. Cent trente années plus tard ils ont repris leurs enfants pour le chemin du retour. 

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Jeudi 29 mai 2008


Sissou dirige les travaux


                            Sissou m'a chargée de vous remercier pour les compliments.
                         Il était sûre que ça marcherait, c'est pourquoi il vous en redonne!!!
                                                Et puis, s'il faut, y en a encore.
                                       Son histoire, on la racontera une autre fois. 
                   Banale par rapport aux autres de la maison mais Ô combien attendrissante.
                             C'est "le trésor de notre vie" vous voyez et c'est peu dire!!!
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Mercredi 28 mai 2008

Sissou a perdu sa balle


M'enfin, je sais bien que je l'ai rangée là ma balle!
Mais avec ces deux humains, il faut s'attendre à tout.
ils ont encore dû faire le vide et ma balle pfouitt !!!

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Mardi 27 mai 2008

 

       J'avais dérangé une araignée et son cocon. Elle s'est carrément jetée dessus pour le protéger 

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Mardi 27 mai 2008

Pitchoune 

 

Pitchoune ma petite chatte-gueunon.

Pourquoi  gueunon ? Tout simplement parce que quand elle est dans mes bras elle m’entoure le cou avec ses deux pattes avant, ou alors avec une seule patte comme un petit singe. Je peux retirer mes bras : elle tient bon.

Quel âge a-t-elle ? Mystère ! Elle est arrivée en même temps que Titus, Minette et ses jumeaux. Elle se nourrissait de ce que je donnais à tous, matin et soir, sur la terrasse, devant la maison et abritée par les arbustes.

Comme Minette la siamoise - voir plus haut - elle allait avoir des petits. Et elles allaient accoucher en même temps, et je ne savais pas quand. Les ventres s’arrondissaient de plus en plus. Un jour Minette s’est absentée. J’ai su que c’était le jour. Et puis le lendemain ma Pitchoune est venue manger mais elle n’arrêtait pas de miauler. Je lui parlais, ne comprenant pas trop ce qu’elle voulait. Après tout, elle devait avoir des maîtres.

Et puis je l’ai caressée et je me suis rendue compte qu’elle perdait les eaux et qu’en fait elle était en train d’accoucher tout en marchant. Pauvre petite biche !  Depuis quand avait-elle commencé ?  Elle était perdue et ne paraissait pas comprendre ce qui lui arrivait. J’ai soupçonné qu’elle avait dû déposer deux ou trois petits ailleurs car une fois rentrée chez nous elle ne nous en a fait qu’un.

Aussitôt entrée dans la maison, en fait, elle si sauvage, n’attendait que ça. Je l’ai installée dans un couffin et elle s’est mise à ronronner. J’ai oublié de dire que Pitchoune est toute noire avec un poil de  moustache blanc et le seul petit qu’elle a fait chez nous était noir. Comme je la trouvais encore grosse, je suis allée voir le vétérinaire, qui m’a dit que tout était fini. Nous n’avons pas voulu garder le pauvre petit, il n’avait que quelques heures, nous arrivions ainsi au nombre de « douze ». Je ne le dis pas de gaîté de cœur mais le vétérinaire s’est chargé de l’euthanasier.

Nous l’avons fait opérer en même temps que Titus  - notre beau et malheureux Titus, je vous en ai déjà parlé  - Cette année-là le vétérinaire a fait de l’or avec nous ! Cinq chats opérés en très peu de temps ! Sans parler des soins pour Titus !

Nous étions en 2002. Elle traînait depuis plus d’un an dans le quartier. Je pense qu’elle doit avoir plus de sept ans maintenant. Elle s’est trouvée très bien chez nous parmi les autres, a retrouvé tous ses copains de rue dans notre maison et tout le monde vit en bonne entente, enfin presque.

D’où vient-elle ? Je ne sais pas et je ne cherche plus à savoir.  C’est ainsi.

La mère de mes jumeaux Sacrés de Birmanie n’étant plus de ce monde depuis deux ans, notre Pitchoune a adopté la fille Tiffany qui est un peu bizarre et qui ne vit bien qu’au contact de ses congénères. Les humains, elle n’en veut pas ! C’est rigolo de les voir toutes les deux sur le lit. Pitchoune est petite et rondelette et elle se retrouve enfouie sous la grande et grosse Tiffany aux grands poils. Et elle a chaud ! Et elle en a marre ! Ce n’est plus un bébé tout de même ! six ans ! Elle ne peut même plus aller dans le jardin sans que la jeune vienne se jeter dans ses pattes en quête de câlins. Et ma pauvre Pitchoune me regarde toujours d’un air désespéré, « Quand va-t-elle devenir adulte, celle-là ?»

 

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Lundi 26 mai 2008

Anka



Un hommage à Anka,  notre chienne, berger Allemand surnommée « grand chien »

Cela fait neuf ans qu’elle nous a quittés mais son souvenir est toujours présent. J’avais écrit son histoire, en voici quelques passages - elle a marqué notre vie par des tas d’anecdotes que j’ai notées mais qu’il serait trop long à relater ici -.

 

Avril 1999.

….Tu viens de partir pour ne plus revenir et nous ne savons plus ce que nous faisons, sans toi. Comme tu vas nous manquer ! Tu avais beau être âgée, il paraît que tu n’étais plus cotée, 14 ans pour toi, et pour un Berger Allemand, cela représente plus de 100 ans chez les humains ! ! Nous savions qu’un jour, même imminent tu allais partir, mais nous ne voulions pas y penser. Tes pauvres jambes ne voulaient plus te supporter malgré les traitements draconiens que tu subissais. Quelle confiance en nous tu as eue ! Quelle endurance devant la maladie, je te compare à notre vieille Ati. Il y a deux jours encore tu essayais de sautiller pour jouer avec ton petit copain Pinscher, Far-West. Tu n’étais jamais en reste quand il fallait aboyer pour prévenir qu’il y avait quelqu’un qui arrivait, pas besoin de sonnette !

Le cérémonial, matin et soir pour faire ta soupe ! Tu savais à quel moment je finissais de la préparer, tu suivais tous mes faits et gestes, et même les chats n’avaient pas le droit de rentrer dans la cuisine. Tout ça va nous manquer ! Far-West qui ne s’est jamais retrouvé seul à la maison, a été très sage ce matin, il a compris que maintenant c’était lui le chef ; il a maintenant droit à l’appellation «Grand-chien» bien qu’il ne pèse que six kilos. Ma grosse mère, on ne t’accusera plus de perdre tes poils partout, de baver après avoir bu, et de prendre toute la place dans la voiture. Mais qui va assurer la garde maintenant ? Tu faisais peur à tout le monde, même le vétérinaire te craignait, alors que nous, nous faisions tout ce nous voulions de toi. Quand tu es arrivée à la maison, tu t’es habituée aux chats de la famille mais nous avions tellement peur que tu n’en acceptes pas d’autres et pourtant : qui a surveillé les deux petites sœurs Chipie et Dorothée  (chattes) quand elles sont arrivées ? Et puis les enfants de Patricia, Dorian et Bryan ? Dès leur naissance aucune personne étrangère n’avait le droit d’approcher du landau.

Tu étais tellement imposante ! Tous les chats de la maisonnée te vénéraient : Coquine qui te réclamait sa soupe, tu aurais pu la lui faire. Et tous les soirs Chipie qui te montrait son ventre en roucoulant. Et ton maître, maintenant, il n’a  plus personne pour aller se promener le soir - Far-West n’aimant pas sortir après dîner. Il va se sentir bien seul, abandonné. Qu’allons-nous devenir sans toi ? Bien sûr ces larmes, que nous n’arrivons pas à refouler, vont sécher, mais tout nous rappelle tellement ta présence : les grands tapis spéciaux antidérapants que nous conservons. Le dernier a été acheté il y a quinze jours, il est tout neuf ; ta grande écuelle, que Far-West ton petit copain aimait finir de nettoyer et tous les restants de soupe des chats que tu guettais, qui va les manger ?

 

Tu étais une vraie force de la nature, mais voilà tu faisais peur à tout le monde à cause de ta carrure mais aussi parce que tu étais un berger allemand et ça on s’en méfie. Et pourtant tu n’as jamais fait de mal à qui que ce soit. Dans la voiture personne ne pouvait approcher, c’était TON domaine. Tu montrais les crocs. Le plus terrible c’est que tu effrayais même les gendarmes au cours de contrôles sur la route, et pas moyen de te calmer. L’uniforme, quel qu’il soit, ne t’a jamais attiré.

Aujourd’hui, j’ai compris pourquoi notre Calypso (chatte Persan) , si sensible, pleure : c’est toi qu’elle cherche. Il va falloir la consoler. Et puis maintenant c’est le désespoir de Coquine qui te cherche partout, elle est sur mes genoux et me gêne pour taper sur le clavier. Elle miaule sans arrêt comme si on lui avait retiré un de ces petits. Tout à l’heure elle prenait tout le monde à témoin. Elle allait se frotter à Far-West ton petit copain et aussi à ses filles, c’était poignant. J’ai téléphoné au vétérinaire tant elle m’inquiétait. Il m’a confirmé que c’est bien un grand chagrin qu’elle a. Je crains qu’elle ne fasse une dépression, elle est inconsolable. Je n’avais pas remarqué à quel point tu comptais pour ces deux chattes. Nous essayons de leur parler, de leur expliquer, mais expliquer quoi ?…Personne ne comprend pourquoi nous avons retiré les grands tapis qui prenaient toute la place dans la maison mais qui te permettaient de ne pas glisser sur le carrelage quand tu faisais des efforts pour te relever.

Quand tu étais là, tu assurais une certaine discipline. Je n’avais pas remarqué à quel point tu nous aidais dans cette tâche. Pourtant tu n’as jamais couru après un chat, mais je pense que ta prestance les faisait se tenir tranquilles. De plus ils avaient un certain respect envers toi. Maintenant il y a du laisser aller, il va falloir que je prenne la relève.

Voilà ma Grande, il y a encore beaucoup à dire, mais cela reste dans un creux de notre mémoire pour revenir de temps en temps afin que nous ne t'oubliions jamais…

 

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Lundi 26 mai 2008

Un extrait de mes écrits sur Gouraya

.... J’ai été surprise dernièrement de voir des photos de Gouraya sous la neige. D’ailleurs, moi je n’en avais jamais vu en Algérie. A Bou-Medfa il paraît qu’il y en a eu et c’était logique vu l’emplacement du village mais j’étais trop petite pour m’en souvenir.

Il me revient que l’année où nous sommes arrivés à Saint Sébastien, en France, l’hiver 1952/53, il a neigé. J’étais à l’école quand les premiers flocons ont commencé à tomber. Toutes mes camarades ont sauté de joie, elles sont montées sur les bancs et sur les tables pour mieux voir aux fenêtres, il n’y en a qu’une qui n’a pas bougé de sa place, c’était moi. L’institutrice a été si surprise qu’elle en a parlé à ma mère. Je n’ai jamais aimé la neige, je l’ai déjà dit. Pour moi, elle cache tant de misère sous sa beauté, ce n’est qu’une apparence. J’ai toujours un recul, une aversion vis à vis de cela. Moi qui peins des tableaux, surtout des paysages, j’ai du mal à peindre la neige, je ne le fais que sur commande et je ne crois pas que je pénètre dans mon œuvre comme dans les autres et pourtant il paraît que j’exécute très bien ces paysages enneigés. Pour preuve, c’est avec un paysage de neige que j’ai obtenu un premier prix à un concours ! Alors, allez comprendre ! Ce n’est pas moi qui devais tenir le pinceau ! ...

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Dimanche 25 mai 2008
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Dimanche 25 mai 2008


                                                                Photo scannée

Il était une fois la Montjeannaise

 

Elle est venue un jour nous raconter,

Tout simplement, une très belle histoire.

L’aventure de quelques mariniers

Amoureux de l’ensorcelante Loire.

 

L’histoire de ses amies, les gabares,

Glissant, doucement sur les flots moirés

Tout en se reflétant dans ce miroir

Attirant comme une nymphe dorée.

 

Débordante de verve, on l’écoutait.

On entendait les puissants colporteurs.

On sentait l’odeur de coque mouillée

Et de voile au passé évocateur.

 

Des noms fous résonnaient à nos oreilles,

Nous laissant ravis et émerveillés.

La toue et la blanche voile au soleil,

La piautre et le sel et les bateliers…

 

Elle se balançait paisiblement,

Chuchotant en souvenir du passé,

Ses vieux gréements rutilants et craquants

Sur ce fleuve où ducs et rois ont vogué.

 

Et puis, un matin, elle est repartie

Raconter plus loin cette belle histoire,

Se faufilant sous les arches vieillies

Des ponts, entre les îles et les boires. 

                               Béjar / Yvette 

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Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.