
Et ça vous connaissez? Vous savez ce qu'il faut faire pour les éloigner? Patricia attend vos conseils. Et ça devient urgent , il y en a partout et la tondeuse n'aime pas ça du tout.
ajouter un commentaire commentaires (6) recommander
Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
Si l’envie vous prend de parcourir tous mes articles, vous découvrirez que j’ai plusieurs passions, en dehors de ma famille, cela va de soi.
Pour les animaux et plus spécialement pour les chats. Beaucoup d’histoires car ils ont été nombreux ceux qui ont accompagné ma vie.
Pour la peinture. Je vous montrerai certaines de mes créations à l’huile.
Pour la poésie et l’écriture. J’ai commencé à écrire mes mémoires – mon enfance en Algérie -, vous pourrez lire quelques passages de mes écrits et des poèmes sur ce qui ne peut être peint.
Et puis je vous parlerai de ma ville d’adoption : Saint Sébastien sur Loire.
Pour vous permettre de vous y retrouver choisissez la catégorie dans la colonne de droite. N’hésitez pas à ajouter un commentaire sous mes articles, si le cœur vous en dit.
Mon nom de blog est « Béjar » , mon prénom : Yvette
Dernière mise à jour: 24/07/2008
Il y a eu 4972 visites depuis l'ouverture de ce blog
Clic par-ci, clic par-là
|
|
Il suffit de cliquer pour nourrir un animal abandonné
http://clicanimaux.com
Vous allez chaque jour sur ce site et vous cliquez sur le bouton. C'est gratuit et sans engagement, faites de la pub autour de vous.
Les sponsors de ce site financent des repas distribués par la SPA.
Et maintenant un autre petit clic pour la photo de Gouraya prise par Lalla
http://www.zoomsurlemonde.com/#/photo/pic8759.jpg

Photo scannée
Otchino
Sa fourrure soyeuse avait cette blondeur
Chaude des blés roussis au soleil qu’il aimait.
Il possédait la nonchalance et la langueur
De ces chats venus de Perse et se pavanait.
Il semblait vivre au ralenti, abandonné
A cette douce indolence orientale.
Sa somptueuse toison aux reflets cuivrés
En se mouvant, illuminait le bel animal.
Sa large face aplatie était éclairée
Par de très beaux yeux orangés, ourlés de noir.
Sa collerette en forme de crinière frangée
Et rousse en faisait un petit fauve et un roi.
Sous ces airs nonchalants, confiants et bon enfant
Il dissimulait une anxiété aiguisée.
L’inquiétude et la folie finalement
Prirent possession de ce pauvre corps usé.
Béjar / Yvette
Ce pauvre chat est arrivé chez nous avec un superbe pedigree. Sa maîtresse était en larmes:
il fallait choisir , soit le chat soit le mari.
Ce petit chat était né dans un élevage mais il a eu un mauvais départ. Comme sa mort aurait été une perte pour les éleveurs il a
fallu tout faire pour qu'il vive: coûte que coûte! Il était le dernier de la portée, personne n'en voulait, trop fragile. Ils réussirent à le vendre en baissant le prix. Mais le malheureux était
mal dans sa peau. Il urinait partout.
Il arriva chez nous, complètement déprimé, se mettant dans les coins de pièce toujours une patte en l'air, dormant quand il
faisait beau sur un siège dehors, marchant à peine.
Un jour je le vis jouer avec une feuille dans le jardin. Oh ,l'espoir! J'étais contente, il revivait un peu. Cela n'a pas duré
longtemps. Le soir, sur le canapé, il s'est endormi dans mes bras. J'ai senti que sa respiration ralentissait à un point tel que je le croyais mort. Je l'ai bougé un peu, il a sauté et ce fut le
début de la fin. Il sautait partout, se lançant sur les portes, les fenêtres, les murs. Il a fallu l'attraper le mettre dans un panier, il se tordait dans tous les sens. Piqûre chez le
vétérinaire mais rien n'y fit. Il était 22h , à 5h du matin il n'était toujours pas calmé et il a fallu l'euthanasier. Et tout ça comme d'habitude à l'autre bout de la ville.
Nous n'avions jamais vécu ce genre ce scène, c'était absolument affreux. La pauvre bête ne se contrôlait plus. Il n'a pas vécu longtemps le
pauvre. Il a dû avoir une tumeur au cerveau qui a éclaté. Il était si doux et si beau. Et chez nous il n'urinait plus. Pauvre bébé! Pauvre Otchino.
Election de Miss Maghreb 2008
Voici le message que j'ai reçu de Gouraya
Je suis le papa de NORA, la candidate MISS MAGHREB 2008 aux racines de GOURAYA Je tiens d’abord à vous remercier
du relais que vous nous procurez sur votre blog et vous faire part d’une nouvelle (relativement) intéressante :
NORA est 1ère finaliste du
concours !!!!!
(visible sur le lien ci-dessous du blog de l’élection). Pourriez-vous nous aider de nouveau (ce serait vraiment super sympa…) pour diffuser l’info
sur votre blog et autour de vous (amis, connaissance, relations de bureau, …) afin de la porter « au firmament » ? Pour cela, il faut continuer à envoyer des SMS NORA au 71071 tout
en sachant que les bénéfices seront reversés à une association du pays de la gagnante. Vive Gouraya sans oublier bien sûr Mselmoun, Cherchell, Staoueli, Douaouda, Boufarik, etc. Merci du
fond du cœur.
http://election-miss-maghreb.skyrock.com/26.html
Cordialement,
J'ai instruit mes chats!
Maintenant je pense que vous me croyez quand je vous dis que j'ai des chats hors du commun.
A mon contact - attention les chevilles! - ils ont appris tout ce que j'ai appris. Tenez, en ce moment c'est Mina, ma blanche, qui est sur mes genoux et qui me guide avec la souris, ça va de
soi.
Mes deux petites puces en photo ne sont hélas plus de ce monde.
Peinture d'AfriqueParoles d’Afrique
Si tu possèdes de grandes richesses
Et si tu ne fais pas de don,
Et que tu n’offres rien aux enfants de tes frères,
Si un mendiant vient à toi,
Et que tu le renvoies les mains vides,
Quand tu deviendras vieux et que tu mourras,
A ce moment là,
Ta mort sera semblable à celle d’une souris de ta maison,
Et la nouvelle de ta mort ne dépassera pas le seuil de ta porte,
Car comme la vulgaire mouche, comme elle, tu es sans poids.
Texte et image recueillis dans "Carnets de Sagesse"
La patache, bords de Loire
C’était à l’époque où Patricia avait des copains qui commençaient à roder autour de chez nous, et parfois même ils se faisaient carrément inviter à dîner à la maison. Nous étions en été et il faisait beau et chaud. Nous avions installé une grande table dehors sous les bouleaux qui nous donnaient un semblant d’ombre car ils étaient encore jeunes. Nous étions bien, entourés de nos chats et de la chienne Dyane. Cette année-là une jeune pie avait élu domicile dans notre quartier et venait très souvent nous rendre visite. Elle n’était pas sauvage du tout et descendait de branche en branche jusqu’à nous toucher.
Un soir que nous étions attablés avec deux ou trois copains de Patricia, notre amie La Pie est arrivée jacassant, caquetant, craquetant sans cesse et faisant un bruit épouvantable. Elle réclamait à manger, mais je ne pouvais rien lui donner, mes greffiers étant à l’affût. Parmi les jeunes gens il y avait un garçon bon chic, bon genre, toujours tiré à quatre épingles, fils à papa PDG. Les plaisanteries ont commencé à fuser, du genre : « Elle va faire sur la table, on va bien rire ». Mais il y en avait un qui ne riait pas, il avait peur que cela ne se réalise et lui tombe dessus. On eut beau chasser notre Margot, rien n’y fit. Elle s’incrustait et finit par lâcher son offrande sur la table et qui plus est, dans le verre de notre ami. Elle n’avait pu mieux choisir. Il était outré, écœuré. Et les autres de se bidonner. Quel fou rire tout le long du repas !
Il vous reste encore 8 jours
pour vôter
pour NORA
pour Miss Maghreb
au 71071
.... Gouraya étant très cosmopolite, la cuisine suivait le mouvement : espagnole, arabe, juive, française etc.… Et maman agrémentait tout ça à sa façon. Elle avait le chic pour retrouver une recette sans avoir à la demander. Le seul fait de goûter un plat lui en indiquait la composition - je tiens ça d’elle - ainsi avions-nous le plaisir de manger toujours quelque chose de nouveau.
Ce qu’elle réussissait le mieux, c’était le poulet rôti en cocotte à
l’huile d’olive. C’est banal comme plat mais il faut le réussir. C’était les poulets de notre poulailler, mais comme papa n’aimait pas les tuer, il demandait toujours à un indigène qui passait
derrière la gendarmerie de le faire et on savait qu’il faisait toujours une prière avant de tuer le pauvre animal. En fait, mis à part le porc, on mangeait allal ! Le beefsteak était rare
sur notre table. Nous avions une profusion de légumes, car papa aimait le jardin et il se targuait d’avoir un potager avec une variété impressionnante de légumes et d’arbres fruitiers. Ainsi,
poivrons, fèves, tomates, courgettes prenaient régulièrement place sur notre table et nous aimions. Alors la choukchouka - prononcer tchouktchouka - qui était à base de poivrons,
oignons, aubergines ou courgettes, de tomates et d’œufs pochés était couramment dégustée. Le couscous, n’en parlons pas, il avait droit à la première place.
La dernière fois que nous avons mangé du couscous à Gouraya, c’était la veille de notre départ pour la France. Nous étions invités
partout et le midi nous avions déjeuné chez le garde champêtre. L’après-midi nous sommes allés rendre une dernière visite au Caïd Lebtahi. Et il y avait un couscous qui nous attendait. Nous
n’avions plus faim ! Mes parents et mes frères se sont forcés et Arlette et moi avons eu droit à un couscous au miel avec des raisins secs. C’était délicieux ! Le Caïd, qui appréciait
mon père, nous a offert un superbe châle, vert et blanc, avec des grandes franges. Nous avons eu droit à une dernière visite aux tombeaux puniques et nous l’avons quitté.
Ce qu’il me reste de cette visite, c’est que je ne comprenais pas que
nous fussions seuls à manger avec le caïd. Sa famille n’était pas avec nous. Et pourtant nous entendions les enfants qui riaient et qui se cachaient pour nous voir. Moi, cela me gênait. Les
femmes nous servaient, c’était tout.
Je crois que je n’arriverais jamais à admettre cette différence. Pour moi, il n’y a pas d’être
supérieur ; l’intelligence de même que les traits physiques du corps humain n’impliquent en aucun cas une inégalité. Notre mère nous a appris la tolérance. Aucune moquerie, aucun mouvement
raciste, aucune discrimination n’était de mise chez nous. Si nous avions le malheur de signaler simplement que telle personne avait un comportement inhabituel, ou un physique étrange, elle nous
remettait à notre place. Qui étions-nous pour juger ainsi ? Si nous étions à la place de cette personne, comment agirions-nous ? Si bien qu’il ne nous venait plus à l’idée de critiquer
quelqu’un. Il est vrai qu’on est toujours étranger à quiconque n’est pas de notre culture. Les comportements seraient différents si, comme dans notre famille, l’éducation des enfants avait
commencé très tôt. Je pense que c’est comme pour les animaux, l’instinct est là. On ne naît pas raciste, on le devient. Tout dépend qui nous a éduqués....

Prière d’un têtard ligérien
Sur la grève, elles saignent les grumes étalées,
Rossées et torturées, carcasses abattues.
Une sève rougeâtre colore leurs plaies.
Elles ne luttent plus, ne se débattent plus.
On les appelle trogne ou plus souvent têtard ;
C’est vrai qu’ils sont très laids, tortueux ou bossus,
Alors qu’ils sont frênes, saules, peupliers noirs,
Que l’on émonde sans cesse, les laissant nus.
L’hiver, ils n’ont plus de bras pour stopper le vent,
Pourtant, sans rancune, ils gardent dans leurs entrailles,
Des petits êtres, boules de poils doux, vivant
Serrés à l’abri, mais réchauffant leur poitrail.
Ils vous implorent, ô toi Lune et toi Soleil !
Ne les laissez pas continuer ce carnage !
Leurs spectres ventrus, crevés, tendus vers le ciel
Prient pour faire cesser ce terrible abattage.
Ils sont crucifiés par les prédateurs humains !
Dieux grecs ou bien romains, ou Saints du paradis,
Joseph ! Sauvez ces pauvres têtards ligériens !
Laissez les se mirer encor dans l’eau qui luit.
Béjar / Yvette
Photo d'un bras de Loire à St Sébastien
Un tableau que j'ai réalisé au même endroit à partir du gué
|
|