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Et maintenant un autre petit clic pour la photo de Gouraya prise par Lalla

http://www.zoomsurlemonde.com/#/photo/pic8759.jpg


Mercredi 14 mai 2008

L'école de Gouraya

Ces photos sont récentes et m'ont été confiées
par mon amie Aouicha.
L'école n'a pas changé, les arcades du préau existent toujours .
Mais le préau lui, n'a pas résisté au tremblement de terre.


Marie-Claude te souviens-tu?


Un passage de mes écrits sur Gouraya

L’école

 

     ....Nous avons fait le tour du village. Et je me dis que je n’ai pas encore tout raconté. Tenez, l’école ! J’ai simplement dit où elle était située, mais ce que nous y faisions, non. On va me rétorquer : « tout le monde est allé à l’école, on sait ce que c’est ». Mais non. La nôtre n’était pas comme les autres.   
      Non seulement elle était belle, de style arabe et toute blanche, mais en plus nous y avions des camarades hors du commun. Je ne parlerai que de la classe des grands car c’est dans cette classe que nous sommes restés le plus longtemps, mon frère, ma sœur et moi et où nos souvenirs sont les plus récents et communs.

Pour commencer, nous attendions l’instituteur dehors, dès qu’il arrivait nous nous mettions en rang devant lui puis nous entrions deux par deux dans une sorte de vestibule dans lequel nous déposions nos vêtements et ensuite nous passions dans la classe. Dans le fond de la salle, une porte nous conduisait sous un préau soutenu par de très belles arcades, et qui donnait sur une cour suffisamment spacieuse pour héberger une quarantaine de gamins turbulents.  Les « cabinets », deux pour les élèves, un pour l’instituteur. Au milieu de la cour un gros arbre mais je n’arrive pas à dire quelle sorte d’arbre, c’est étrange ! Un genre de tilleul ou alors un platane. Il y avait un retour derrière la classe avec un peu de végétation mais les instituteurs ne voulaient pas que nous y allions...

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Mardi 13 mai 2008






                Ce petit point noir dans la mer est le rocher de la fourmi à Gouraya,
                Il est bien petit. Et il paraît si loin.
                Pour moi il est encore plus loin,
                loin de mes yeux,
                loin dans ma mémoire ,
                mais toujours dans mon coeur. 

Cette photo m'a été envoyée par seg-yourayenne et je l'en remercie.
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Mardi 13 mai 2008
La famille Siam



En haut, les jumeaux: Théo (de dos) et Tiffany
En bas Minette ( la mère) et Tiffany




 

 

C’est ainsi que j’ai nommé cette famille car la mère était siamoise et ses deux petits identiques mais avec de grands poils, type « Sacré de Birmanie » sans le pedigree.

Cela se passait en 2002. La chatte que j’avais surnommée Minette avait l’habitude, depuis plusieurs mois, de venir manger matin et soir devant la maison (avec Pitchoune, Titus, Grison et Mina, tous chats des rues, et les hérissons et les pies etc. je parlerai d’eux plus tard.)

Je voyais bien que son ventre s’arrondissait et qu’elle n’allait pas tarder à accoucher (et Pitchoune aussi !). Ces chats ne m’appartenaient pas. Je leur donnais des restes de soupe des miens plutôt que de jeter et tout ce petit monde était content. Alors cette Minette, je me suis dit : elle va retourner faire ses petits chez elle. Je me doutais d’où elle pouvait provenir.

Et puis elle s’est absentée et est revenue toute mince. Pendant plus d’un mois je l’ai vu aller et venir. Mais un jour je me suis rendue compte qu’elle ne prenait pas la direction que je pensais, elle allait en sens inverse, elle traversait la rue au risque de se faire écraser.

Un soir qu’il pleuvait à plein temps elle miaulait derrière la porte. Je l’ai fait rentrer mais elle a voulu ressortir aussitôt. Michel me fit remarquer qu’elle avait peut-être ses petits et qu’il ne fallait pas l’enfermer. Alors le lendemain quand la tempête s’est calmée, (la petite mère n’étant pas venue manger), je me suis inquiétée et j’ai moi aussi traversé la rue et je suis allée l’appeler dans le seul terrain non construit presqu’en face de chez nous. Et je l’ai appelé « Minette, Minette ». Elle ne connaissait pas ce nom. Mais quelle fut ma surprise quand j’ai entendu sa toute petite voix. Elle était sur un vieux mur de clôture. Je lui ai parlé, je lui ai donné à manger et puis j’ai compris qu’elle voulait que je la suive. Et c’est ce que je fis.

Et alors, j’ai vu la plus belle des scènes. Deux adorables petits derrières tout ronds et touffus, deux bébés chats angora âgés de presque deux mois, qui grimpaient dans des branchages. Tout blanc crème avec les oreilles et la queue gris foncé. Mais aussi, deux jeunes chats sauvages. Et y en avait-il d’autres ?

La mère avait bien mangé et j’ai décidé de la nourrir sur place pour lui éviter de traverser. J’ai fini par mettre un peu de lait et de soupe pour que les petits apprennent à manger seuls. J’y allais cinq ou six fois par jour parce que je voulais savoir s’ils n’étaient bien que deux. Mais c’était sans compter les hérissons, et le père qui venait et qui commençait à rôder à nouveau autour de la mère. La soupe filait vite et était très souvent renversée.

Que faire ? Les petits étaient trop sauvages, le terrain très grand et les herbes poussaient au point d’être plus hautes que moi. C’était la savane.

Et il recommençait à pleuvoir. Ils étaient trempés. Le jour où tout s’est précipité, c’est quand la voisine nous a dit que cette chatte avait fait ses petits sous son arbre et qu’elle l’avait chassée, et que de toute façon les propriétaires du terrain en friches allaient venir tondre les jours suivant.  Alors les chats partiront (où se feront broyer par la machine!!!)

J’ai réfléchi à toute vitesse (ça m’arrive !) et j’ai conçu un piège à chat et nous l’avons mis en place avec Michel. Il s’agissait de mettre un panier à chat et d’y mettre de la nourriture dedans. Avec des cordes assez longues, nous pouvions refermer la porte brusquement derrière les petits, une fois rentrés dedans. Mais voilà, il fallait qu’ils y rentrent dedans !  Un vendredi matin nous sommes allés tous les deux, avons déposé le panier et nous nous sommes cachés. Hélas il n’y en avait toujours qu’un qui y pénétrait et nous ne voulions pas effrayer l’autre par les cris du premier pris. Il fallait les piéger ensemble. Nous sommes repartis déçus, mais alors très déçus.

L’après midi nous y sommes retournés. Mais cette fois c’est la mère qui est entrée la première pour boire le lait. Et nos deux bébés ont suivi. Toujours cachés dans les grandes herbes, nous avons réagi au quart de tour. J’ai tiré brusquement la corde, la porte s’est refermée, Michel a vite couru au panier, on a tout bloqué. Inutile de dire que ça remuait dur dedans, le lait coulait partout, ça crachait, ça miaulait. Bref, nous les avons mis dans la chambre du haut et nous sommes partis pour qu’ils se calment.

Maintenant, la mère est morte des suites d’une tumeur dans la gueule. Le chat Théo est plutôt du genre « pot de colle », et sa sœur Tiffany l’inverse elle est toujours restée sauvage. Cependant elle est très obéissante. Quand arrive l’heure de rentrer à la tombée de la nuit, elle fait comme tous les autres : elle rentre.

Je raconterai comment Minette a élevé ses petits une autre fois.

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Lundi 12 mai 2008



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Lundi 12 mai 2008

 

Saint Sébastien sur Loire
Le boulevard des Pas Enchantés
devant le chateau de le Gibraye



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Lundi 12 mai 2008


La Patache



La Brière



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Lundi 12 mai 2008

  Sucé sur Erdre, Stages de peinture



Stages de peinture à Sucé sur Erdre

 

en plein air, sur les bords de l’Erdre

 

 

Premier stage

Les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 Juin 2008

 

Deuxième stage

Les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 juin 2008

 

Ces stages sont encadrés par deux peintres professionnels :

Jean-Paul Barré, peintre en Brière

Benoît Halbert  Peintre à Sucé sur Erdre (voir lien)

 

Pour tous renseignements :

lequeau.m@wanadoo.fr

 

Je vous garantie une très bonne ambiance,
surtout au moment du pique-nique.

Durant ces trois jours studieux, nous avons tous les éléments
pour construire
deux tableaux,
un les trois matinées, l’autre les trois après-midis.
Nos maîtres sont super sympa, cool et de vrais artistes professionnels

Je pense que ces stages devraient être remboursés par la sécu !

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Dimanche 11 mai 2008





Socrate, grand chat noir.

 

Socrate vivait bien chez ses maîtres. Il est arrivé tout petit, il a grandi dans un jardin. Et puis un jour - il avait trois ans - il a fallu partir, aller vivre dans un appartement et notre pauvre animal n’a pas supporté. Alors pour bien enfoncer le clou, on l’a mis dans un refuge.

Quand nous sommes passés par là en visite amicale auprès des bénévoles, on nous a raconté qu’il était là depuis presque 3 ans, que des gens l’avaient adopté mais qu’ils ont découvert qu’il était malade. On les avait roulés sur la marchandise! C’est presque allé jusqu’au procès. Et notre Socrate est revenu au refuge pour y rester définitivement : pas vendable, personne ne voudrait de lui !

Alors que pensez-vous que l’on fît ? Le soir même il est arrivé chez nous. En fait de maladie, on lui reprochait d’avoir des rhumatismes, il avait de la difficulté à se déplacer. Et pour cause, il avait perdu l’habitude de marcher le pauvre. Chez nous il y a le jardin et la maison avec un escalier intérieur et un autre extérieur. Il s’amusait à monter par l’un et descendre par l’autre. Et alors, il finit par ne plus pouvoir bouger tellement il souffrait. Il a fallu le calmer.

C’est un grand chat noir mais avec un caractère assez bougon. Il a pris en grippe Patapon, un jeunot et ne le lâche plus. Il faut que l’on monte la garde.

Mais le plus ennuyeux, c’est que maintenant il est diabétique. Nous avons choisi de ne pas lui faire suivre de traitement. Le vétérinaire nous a dit que la meilleur solution, c’était de lui laisser de la nourriture toujours à portée de lui. Et cela fait deux ans et notre Socrate a toujours bonne patte, bon œil. Il est un peu mité, son poil demanderait à être brillantiné mais il ne veut rien savoir, il se trouve bien ainsi.

 

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Dimanche 11 mai 2008

   
Les roses rouges de Gouraya





Dans mon souvenir mes roses étaient d'un rouge
 un peu plus sombre
mais aussi veloutées.
Je n'ai jamais retrouvé une telle couleur.
Celle-ci provient du jardin de mes voisin Jacqueline et Alain.
N'est-elle pas sublime ?

Les roses de Gouraya. 

Et soudain, ce matin, petit bouton de rose,
Dans le creux de ma main tremblante, on te dépose,
Corolle encore fermée, paupières mi-closes.
Subjuguées, toi et moi, nous sommes en osmose ;
Disons-le Dame Nature a bien fait les choses.
Cœur débordant de joie, je me sens virtuose.
Extase du regard, tu te métamorphoses,
De la pudique églantine au laurier rose,
De trémière à l’éblouissant diamant en rose,
Des vents, de sable ou de Jéricho, tu es rose.
Tu dors dans ma main et, légère, tu reposes,
Innocente des doux baisers que je dépose
Sur ta joue pâle, comme un  pétale de rose.

                                                          Béjar / Yvette

 

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Dimanche 11 mai 2008

                                   Un extrait de mon livre sur Gouraya

                                                     Devant l'école

Devant chaque classe, une place. Et sur chaque place des arbres, des ficus, surtout devant la classe des grands. Ils étaient très touffus, avec des petites feuilles vert foncé et ils fournissaient des petites boules vertes qui tombaient par milliers sur le sol. Et notre plaisir, à nous, gamins, c’était de les écraser car cela faisait un petit bruit particulier. Je revois la petite boule : ce devait être une graine, creuse au centre et présentant un intérieur identique à une figue, mais en beaucoup plus petit et surtout, toutes rondes. Mais ce qui faisait que l’on s’en souvient d’autant plus, c’est que l’on  surnommait ces arbres : « arbres à chewing-gum». Tout simplement, parce qu’une simple blessure sur l’écorce et nos arbres pleuraient. Leur sève coulait comme de la résine mais cette sève était blanche, sans goût mais de texture caoutchouteuse – rien d’étonnant : le ficus et le figuier sont des  variétés de caoutchouc -  Nous, nous en faisions de la gomme à mâcher. Inutile de dire que les arbres avaient beaucoup de cicatrices. L’art était de faire son incision, à la fin de la classe, suffisamment haut pour que les petits ne viennent pas récolter le lendemain matin la sève tant convoitée. Et Jean-Claude, qui était un des plus grands, nous faisait trois incisions, une pour lui et une pour chacune de ses sœurs. Il fallait compter une nuit pour avoir de quoi « mâchouiller ». Libre à nous ensuite de parfumer ou sucrer ce morceau de chewing-gum. Moi, j’avais le don de le faire « virer » : l’amalgame se faisait mal, ma salive le transformait en une multitude de petites boules minuscules qui manquaient de cohésion. Et Arlette venait à mon secours en me le prenant, en me le remâchant et elle me le rendait ensuite ! On n’était pas dégoûté à l’époque ! Ces arbres avaient une autre particularité, c’est qu’ils étaient couverts de petits insectes qui adoraient se poser sur du jaune. Moi, je ne me souviens que d’une chose c’est qu’il ne fallait pas en avoir un dans l’œil, cela brûlait énormément…  Et la particularité des arbres de Gouraya, comme ceux de tous les villages d’Algérie, c’est qu’ils avaient leur tronc blanchi à la chaux. Dans le midi de la France on chaule aussi les troncs des arbres, surtout les fruitiers. Cette opération s ‘effectue en général tous les deux ans, l’hiver. Tout ceci afin de détruire les larves des parasites ou des champignons microscopiques qui se nichent sous l’écorce de l’arbre.                                                                                        

Sur la place de droite, il y avait aussi des arbres mais moins nombreux. C’était à cet endroit que tous les ans, au 15 août, pendant trois jours, une piste de danse était installée et il y avait bal le soir. La place et les rues étaient pavoisées de lampions comme pour un 14 juillet en France, de guirlandes électriques de couleurs différentes le tout accompagné de musique et de flonflons toute la journée, et puis des marchands de friandises ambulants. C’était la «Fête» ! Nous apprenions à danser la samba avec notre mère. Il y avait beaucoup de monde qui venait des alentours et aussi des estivants. Mais en fait, à part les marchands arabes qui circulaient autour du kiosque, la fête était européenne. Les enfants indigènes venaient grappiller quelques friandises mais les adultes ne participaient pas à la liesse. Nous nous gavions de bliblis : c’était des pois chiches préalablement grillés puis enrobés de sucre coloré, rose, jaune ou blanc et puis des cacahuètes dans des cornets de journal,  des dattes et des pralines. C’était l’époque des sucres d’orge, bonbons en forme de bâtonnets fins d’une dizaine de centimètres, striés de couleurs différentes, et percés dans le sens de la longueur,  fabriqués à base de sucre et d’extrait d’orge et enveloppés dans un genre de papier cellophane avec une petite oreille à chaque bout. Les gâteaux arabes que nous adorions, n’étaient pas nombreux, ils n’étaient pas fabriqués de façon industrielle, et très peu artisanale. Mais quand on pouvait s’en faire offrir, c’était la joie : des makrouts ou makrodes, des zlabias ou zalabias, des cornes de gazelle, des becess, des loukoums etc… le miel nous dégoulinait dans les mains.

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Samedi 10 mai 2008

Un passage de mes écrits sur l’Algérie

 

Les petits Yaouleds


 …. et puis il y avait aussi les petits "Yaouleds".

 

Les yaouleds, qui étaient-ils ?  En faisant mes recherches, j’ai découvert l’origine du mot « yaouled ». C’est un mot qui, en fait, est composé de deux autres mots» : « Ya » qui est une interjection mais qui peut aussi dire «viens » et le deuxième mot « ouled » qui veut dire « enfant ». Ainsi « ya ouled !» qui servait à héler un enfant est devenu « yaouled ». Les Européens avaient pour habitude d’appeler de cette manière les jeunes enfants qui leur servaient de commissionnaires, de « grooms ». Et ils étaient légions ces petits yaouleds aux alentours des gares, des ports tels qu’Alger, des restaurants, des marchés. Ils étaient partout. Toujours prêts à cirer les chaussures, à porter une valise ou les couffins pleins de victuailles des femmes. Ils flairaient les étrangers qui étaient pour eux des clients de choix. Ils tournaient autour d’eux, toujours en sautillant, riant, criant, paraissant heureux de leur sort. Leurs vêtements en loques  ne plaidaient pas toujours en leur faveur, mais leur bonne humeur, leurs plaisanteries, leurs drôleries effaçaient toute première impression négative.

Ils étaient pourvus d’une grande patience, d’une grande persévérance et surtout d’une grande philosophie : il le fallait car ils se faisaient souvent rejeter. Ils avaient l’habitude de se contenter de peu. Mais moi cela me gênait. Je n’aimais pas les voir tourner autour de nous. J’avais une impression de mauvaise conscience. Ils étaient de notre âge. Nous, nous étions toujours « tirées à quatre épingles », quand nous étions enfants, et la pauvreté autour de moi me dérangeait. Ce n’était pas le « spectacle » de ces  enfants ou de ces gens en hardes qui me contrariait, c’était cette misère qui nous côtoyait contre laquelle nous ne pouvions rien. Ne rien pouvoir faire ! Maman donnait toujours une pièce. Elle nous avait appris à partager, mais pouvions-nous partager avec tous les malheureux ? Il était très courant de voir des indigènes mendier dans les rues, et toujours je quémandais une pièce pour la donner à ces gens. Notre mère nous en donnait une à chacune et nous allions, la conscience tranquille, déposer notre obole  dans la main du pauvre.
         Et à Alger, comme dans toutes les villes d’Algérie, il y avait des petits yaouleds. Je crois que ce mot s’est vulgarisé et que l’on appelait « yaouled » tous les  jeunes garçons arabes qui couraient dans les rues.

 

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Samedi 10 mai 2008



Oudon



                               La Loire à Champtoceaux

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Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.

 

 

 





























































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