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Et maintenant un autre petit clic pour la photo de Gouraya prise par Lalla

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Samedi 10 mai 2008

Fifi la sauvageonne

 

…Une année, où nous étions partis en vacances à Arthon et que Patricia était de garde à la maison, Fifi a réussi à sortir de son pigeonnier - le grenier très éclairé,  avec tout le confort, qui fait tout l’étage et qui était son refuge car elle était très sauvage  - et est allée se cacher dans le jardin, sous l’appentis, et en plus dans un endroit inaccessible : sous un petit pressoir. Elle devait être inquiète de ne plus nous voir et a préféré sortir. L’inconvénient, c’est qu’on ne pouvait plus la récupérer. Nous avons été obligés de rentrer plus tôt.

Quelle patience il m’a fallu ! Et quand j’ai réussi à l’extirper de son coin, elle s’est blottie dans mes bras, heureuse de m’avoir retrouvée, puis tout d’un coup, elle a pris peur et m’a labouré le bras. Je ne l’ai pas lâchée, ses griffes toujours enfoncées dans ma chair. C’était horrible, mais je tenais bon. Elle s’est retrouvée en sécurité. Mais le lendemain mon bras était enflé, les balafres allaient de la main jusqu’au coude et en profondeur et j’avais de la fièvre. Quand le médecin - qui ne devait pas aimer les chats ! -  a vu les dégâts, il s’est mis en colère, m’a fait plusieurs piqûres disant qu’il n’était pas permis de se mettre dans cet état à cause d’un animal. J’avais un tendon atteint, le bras bandé du pouce jusqu’au coude, mais heureusement tout est revenu dans l'ordre. Des cicatrices en sont encore les témoins.

Quand on aime, on va jusqu’au bout !

communauté : Ma langue aux CHATS par Béjar
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Vendredi 9 mai 2008

 
Le général Cambronne



De son nom Pierre Jacques Etienne Cambronne,
l'enfant illustre de Saint Sébastien sur Loire est en fait né à Nantes.

Victor Hugo dans les Misérables, dira en ce qui concerne
"le fameux Mot
 ":

"Qui a vécu à Waterloo?...
C'est un mot! Un mot qui fracture la poitrine, une insulte à la foudre! Le plus beau mot qu'un français ait répété!
Dire ce mot et mourir ensuite,
quoi de plus grand?
c'est foudroyer le tonnerre!"

publié dans : Ma ville, Saint Sébastien sur Loire par Béjar
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Vendredi 9 mai 2008


Une bien grande famille

 



Je ne les ai pas comptées ces bébés araignées, mais vous vous imaginez la maman avec tout ce petit monde.

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Vendredi 9 mai 2008

publié dans : Musique / vidéo par Béjar
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Vendredi 9 mai 2008

Un passage de mes écrits sur Gouraya

Le port de Gouraya

 

Sur la droite avant d’arriver au port, il y avait une sorte de monticule, qui surplombait la mer et qui était recouvert de jolies petites fleurs jaunes, des coucous (les fleurs et moi !  !) Et sur le bord, dans une anfractuosité, une sorte de petit puits, sur les parois duquel poussait un feuillage très fin, des capillaires. C’était très joli. Sur la droite, le petit port avec son ponton et sur la gauche la plage. Le sable du port était grossier mais riche en coquillages. Je ne saurais dire combien de kilogrammes de coquillages nous avons ramassés et combien de colliers nous avons faits. Et il ne me reste rien ! Pas un grain de sable, pas un coquillage ! Oh ! Ce n’est pas très grave car je les retrouve la nuit, mais c’est le réveil qui est le plus triste.

Le port et ses petites barques.

Le « ponton » n’était pas neuf, je me demande bien de quand il datait ; il était aussi appelé « canon » et servait de débarcadère pour le vin. La jetée était formée de gros blocs de béton qui n’étaient pas tous dans le prolongement, et qui avaient dû être déplacés pendant une tempête ; c’est sûr, il y a aussi des tempêtes en Méditerranée. Quand les vagues se jetaient sur cette masse qui lui barrait le passage, c’était impressionnant.

Je craignais un peu cette plage car je ne savais pas nager. Notre mère nous apprenait les mouvements et surtout à ne pas avoir peur, mais les vagues, pourtant peu importantes, m’effrayaient. Mes frères eux rejoignaient le ponton qui leur servait de plongeoir et parfois ils nous entraînaient avec eux à l’aide de bouées, de vulgaires chambres à air, noires, de roues de voiture. Et une fois sur le promontoire, nous avions une peur bleue d’en redescendre et faire le retour alors que nous n’avions pas pied. Mais il faisait si beau et si chaud.

C’était une grande plage et l’été beaucoup d’estivants venant de la capitale ou de villes de l’arrière-pays, la fréquentaient. J’étais jeune et j’admirais les jeunes filles en bikini ! Eh ! 1950 ! Et je les enviais ! J’avais envie d’avoir leur âge ! Mais sur cette plage, il y avait des galets, et quand on voulait s’aventurer dans l’eau pour rejoindre le sable, il fallait faire attention car la descente était abrupte et on chutait brusquement à un niveau très profond ; c’est ça, la mer Méditerranée. Au loin, on apercevait les paquebots ou pétroliers. Pour moi, il ne fallait pas qu’ils soient trop loin, car j’étais terriblement myope. Je portais des lunettes (rondes avec des bords en métal, qui me déplaisaient mais qui sont curieusement revenues à la mode récemment). Et ces lunettes, je ne m’en séparais jamais, sinon je risquais de perdre mon entourage, et je dois dire que j’en prenais grand soin, elles n’étaient pas incassables et je ne les ai jamais cassées !

Etait-ce là qu’il y avait le fameux rocher de la fourmi ? Je ne sais pas à quelle distance du rivage il se trouvait, mais cela me paraissait loin. Il y avait de temps en temps des sortes de compétitions entre nageurs et mes frères y participaient. 

publié dans : Gouraya communauté : ALGERIE par Béjar
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Vendredi 9 mai 2008
Chatounette 5 semaines après son arrivée





Alors quand est-ce qu'on mange?


 
 

C'est tout ce qu'on a droit aujourd'hui ?


 De toute façon: qui dort, dîne !

 

 

 

 

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Jeudi 8 mai 2008


                          Histoire d'escargots

          Comme tout le monde le sait, un escargot c'est super filou. Dès qu'on a le dos tourné, ça rapplique à toute vitesse, si j'ose m'exprimer ainsi.
          Patricia attend le moment propice pour piquer ses courgettes. Mais elle sait très bien, qu'une fois les petits pieds en terre, il va lui falloir être très vigilante. Les escargots et leurs complices, les limaces, sont très friands de jeunes pousses de courgettes. Ils ont d'ailleurs déjà fait cornes basses sur ses boutures de laurier.
          Tous les soirs elle les surveille à la tombée de la nuit. Elle a suivi leur petit manège. Ils ont élu domicile dans un pied de buis et quand le jour commence à disparaître ils descendent tous les uns derrière les autres et s'éparpillent dans le jardin. Le matin, après un repas pantagruélique, ils s'en retournent replets, dans leur arbuste pour cuver.
          N'est-ce pas beau tout ça ? Elle a tout essayé pour les empêcher de venir se gaver de ses plantations et n'a jamais réussi à les éloigner, car il n'est pas question de les tuer.  De toute façon ils reviendraient en force. Pas de solution sinon de les traquer, de les récupérer et de les envoyer dans le champ de l'autre côté du ruisseau. Malgré cela, elle sent qu'elle ne va pas gagner. Tomates, courgettes, salades etc. ne vont pas leur résister.
         Mais à malin malin et demi, le jour où elle décidera d'aller acheter ses courgettes au super-marché, alors comment feront-ils ces petits voraces? Dites-moi!

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Jeudi 8 mai 2008

Les griffes

 

Les griffes. Parlons-en.
           Calypso n’arrivait pas à les aiguiser, ni à les user. Elle a été la seule à s’attaquer à la tapisserie dans le hall d’entrée. Sans doute un vieux souvenir.  Elle a fini par se servir d'une vieille planche vermoulue dehors mais ce nétait pas suffisant, on était obligé de l’aider en les lui raccourcissant avec des ciseaux spéciaux. Eh oui ! Cette dame s’est retrouvée anesthésiée pour des ergots incarnés avec infection. Depuis, moi je me méfie.
         C’est tout une cérémonie quand un chat fait ses griffes. Certains se dressent droit devant le tronc d’arbre ou la planche, ils s’étirent, pattes arrières et le reste du corps tendus et griffent le bois une patte après l’autre, consciencieusement, comme s’ils cardaient de la laine. Le bois ressort en charpie. D’autres comme Coquine, trop fatiguée sans doute, le font assis sur leur derrière, les pattes de devant tendues, et finissent pas se retrouver à plat ventre.

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Mercredi 7 mai 2008

La becque

 


                                                                     La Méchinière


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Mercredi 7 mai 2008

Un passage de mes mémoires d'Algérie

Nous parlions français.

 

Maintenant il va falloir faire un petit effort. Imaginez-vous, chers lecteurs, acteurs dans un film. Et vous avez la chance de jouer avec des comédiens tels que Robert Castel, Michel Boujenah, Roger Hanin, Marthe Villalonga. Je ne sais pas comment c’est pour les « zotres » mais moi je prends vite l’accent. « Poh poh poh, dis ! Avé l’accent c’est mieux ! ». Donc avec une pléiade d’acteurs pareils, vous allez être obligés de parler avec cet accent chantant et d’employer des expressions qui n’ont d’égal nulle part. Je le rappelle, c’était un mélange de cultures  et de langues, espagnoles, françaises, italiennes, juives, corses et arabes et j’en passe. Ce langage, reflétant la multiracialité de l’Algérie, était sonore, riche en couleurs et en gestes. On savait parler « avé les mains ». Un langage très ensoleillé donc. Fermez les yeux : vous êtes sur la plage  et vous laissez vos poumons s’emplir de la bonne brise marine bien iodée. C’est facile, moi, j’y suis déjà. Et vous écoutez. Le sac et le ressac des vagues, mais aussi  cet accent, cet accent qui, si l’on ne s’en méfie pas, va finir par disparaître. Qui mieux que ces gens, ces « pieds noirs », sont garants de ce patrimoine ? Cette génération, celle de ceux qui sont nés « là-bas », la nôtre, doit raconter ce qu’elle a vécu, à sa manière. Chacun doit faire revivre ce qu’il a connu au sein de sa famille, dans ce pays qui fut le sien, être fier d’être né dans un pays merveilleux.

Quand on essaie d’abattre un arbre centenaire, ses racines souffrent et s’accrochent désespérément à cette terre qui les a vues naître, qui les a nourries. Parfois, elles arrivent à renaître et c’est là un renouveau. Nos racines sont là-bas, y aura-t-il une renaissance pour quelques-uns d’entre nous ? J’en doute ! Après nous, qui pourra parler de ce pays avec cet accent qui sent les épices, le soleil, la mer, le sable chaud ?

Je vais cependant faire un petit aparté. Dans notre famille, comme nos parents n’étaient pas de souche « pied noire », qu’ils étaient de pure souche française, à part un accent méditerranéen prononcé qu’ils avaient fini par acquérir, nous n’employions pas trop d’expressions du pays. Notre père était intransigeant sur notre vocabulaire. Mais nous, nous vivions en contact avec la population et forcés de comprendre le langage.

Pour nous c’était le parler français d’Algérie. Il n’était pas question encore de « pied noir » puisque ce mot n’a été vulgarisé qu‘après l’arrivée de tous ces pauvres « rapatriés » en France. A Gouraya donc, pas encore « pied noir » et pas non plus « pataouète » qui était plutôt dans la région d’Alger. Mais nous y avions un français de la rue, assez sympathique, emprunté à la diversité des cultures installées dans la région.

Et l’accent ! Justement cet accent ! Quand nous sommes arrivés en France, les Nantais nous accusaient d’avoir un accent prononcé. Qui avait un accent ? Nous ou eux ? Là est la question ! Bien sûr, nous ne prononcions pas les « o » de la même façon. Ici, quand on parle de la fleur, on dit une « rause », avec la bouche en cul de poule, là-bas on disait une « rose » avec la bouche à peine ouverte. On disait du «  », ici on dit du «  »  quand il s’agit de lait. Et puis les « u » étaient assez souvent transformés en « i » - plus d’origine juive - « ti’as vu » pour « tu as vu » Une diphtongue, plus rapide et plus facile à prononcer. Quand au « v » on l’avalait assez souvent « et oilà ! »

Alors essayez de prendre l’accent des acteurs avec qui vous jouez et ainsi vous vous retrouverez dans notre village, cinquante années auparavant. « Et la purée de nous zotres, s’il fait trop chaud, on tombera la veste puis on ira se taper un bain et ensuite si ti’as le temps on ira voir le chibati, tu sais çui quisqu’il a  ses mains qu’elles parlent comme sa bouche. Y fait bien la loubia et le caoua. Mais avant on se tapera la kémia. Et chouff un peu ces nèfles, elles sont de mon jardin, a karbi , j’ti jure c’est la vérité vraie. Et méfie toi des taons qui peuvent te piquer, tu risques un coup de toukouk » « et oilà ! ».

Cette langue traduisait l’épopée de ces pionniers issus de tout le pourtour méditerranéen. Ils s’étaient installés dans le pays le plus merveilleux qui fut, avaient colonisé, essaimé, fécondé de leur sueur cette terre. Cette terre qui les a renvoyés vers leur pays d’origine qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Mais ces bâtisseurs, ces défricheurs auront vécu une expérience unique. Le début fut assimilable à l’épopée américaine, la fin fut tout autre.

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Mercredi 7 mai 2008

Des maîtres un peu toqués

 

Il paraît que les animaux sont le reflet de leur maître. Alors, comme mes animaux sont calmes, joueurs, câlins pour la plupart, on peut s’imaginer à quoi nous ressemblons ! Coquine, notre mère chatte, vous dira qu’on est un peu « toqués » quand elle nous voit jouer aux billes dans l’entrée. Elle oublie de dire que c’est son jeu favori et que ça la fait courir comme une folle sous les yeux ébahis des autres chats qui attendent leur tour.

 

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Mercredi 7 mai 2008

Je souhaite
 
un heureux anniversaire
 
à tous ceux qui

 comme moi

sont nés un 7 Mai

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Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.

 

 

 





























































.

 

                  

 

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