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BEJAR PASSION

BEJAR PASSION

MES PASSIONS AU FIL DES JOURS

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion




                                                                                Photo scannée

                              Otchino 


    Sa fourrure soyeuse avait cette blondeur

Chaude des blés roussis au soleil qu’il aimait.

Il possédait la nonchalance et la langueur

De ces chats venus de Perse et se pavanait.

 

Il semblait vivre au ralenti, abandonné

A cette douce indolence orientale.

Sa somptueuse toison aux reflets cuivrés

En se mouvant, illuminait le bel animal.

 

Sa large face aplatie était éclairée

Par de très beaux yeux orangés, ourlés de noir.

Sa collerette en forme de crinière frangée

Et rousse en faisait un petit fauve et un roi.

 

Sous ces airs nonchalants, confiants et bon enfant

Il dissimulait une anxiété aiguisée.

L’inquiétude et la folie finalement

Prirent possession de ce pauvre corps usé.
                                 Yvette 

          

 Ce pauvre chat est arrivé chez nous avec un superbe pedigree. Sa maîtresse était en larmes: il fallait choisir , soit le chat, soit le mari.
            Ce petit chat était né dans un élevage mais il a eu un mauvais départ. Comme sa mort aurait été une perte pour les éleveurs il a fallu tout faire pour qu'il vive: coûte que coûte! Il était le dernier de la portée, personne n'en voulait, trop fragile. Ils réussirent à le vendre en baissant le prix. Mais le malheureux était mal dans sa peau. Il urinait partout.
            Il arriva chez nous, complètement déprimé, se mettant dans les coins de pièce toujours une patte en l'air, dormant quand il faisait beau sur un siège dehors, marchant à peine.
           Un jour je le vis jouer avec une feuille dans le jardin. Oh ,l'espoir! J'étais contente, il revivait un peu. Cela n'a pas duré longtemps. Le soir, sur le canapé, il s'est endormi dans mes bras. J'ai senti que sa respiration ralentissait à un point tel que je le croyais mort. Je l'ai bougé un peu, il a sauté et ce fut le début de la fin. Il sautait partout,  se lançant sur les portes, les fenêtres, les murs. Il a fallu l'attraper le mettre dans un panier, il se tordait dans tous les sens. Piqûre chez le vétérinaire mais rien n'y fit. Il était 22h , à 5h du matin il n'était toujours pas calmé et il a fallu l'euthanasier. Et tout ça comme d'habitude à l'autre bout de la ville.
         Nous n'avions jamais vécu ce genre ce scène, c'était absolument affreux. La pauvre bête ne se contrôlait plus. Il n'a pas vécu longtemps le pauvre. Il a dû avoir une tumeur au cerveau qui a éclaté. Il était si doux et si beau. Et chez nous il n'urinait plus. Pauvre bébé! Pauvre Otchino.




Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion, #travaux
Théo n'était pas content du tout, maintenant il est tranquille!

Théo n'était pas content du tout, maintenant il est tranquille!

Heureusement que c'est fini...

Oui , on respire un peu.

Vous avez vu ce que l'on a enduré pendant près de 3 semaines!

Bassines d'eau sur le muret pour qu'on ne puisse pas sauter sur le toit, la corniche et ensuite les échafaudages et hop la rue!

Tôles , bâches etc.

Quel trafic tous les soirs.

Et notre jardin dans quel état ils l'ont mis!!!!

Bon il y a encore des bricoles mais ça ne nous concerne pas!

Publié le par Yvette
Publié dans : #La Loire, #rivière, #Fable
La rivière et la prairie

En bordure de Loire près de Nantes.

 Un beau sujet pour un tableau.

Fable

Causant avec la Prairie,
La Rivière adroitement
Rabattit sur le torrent ;
Je suis sa meilleure amie ;
On croit qu'il est mon parent,
À cause de la ravine,
Qui se prétend ma cousine,
Et dont on dit qu'il descend.
Je serais désespérée
De dire à d'autres qu'à vous
Ce qu'en pense la contrée ;
Mais il y passe, entre nous,
Pour un scélérat insigne,
Il a fait un trait indigne.
Quelque part, près de ces lieux,
On sacrifiait aux Dieux.
Il part du haut de la cime ;
Comme un foudre il se répand,
Entraîne, chemin faisant,
L'idole, le desservant,
Les dévots et la victime.
Il n'a pas de lit certain ;
Mais, dans son cours libertin,
Quelque part qu'il s'achemine,
Il saccage, déracine ;
Il s'élance avec fureur,
Précédé par la terreur
Et suivi de la ruine.
Son cours est un vrai fléau.
Ce n'est pas que je me loue ;
Mais regardez bien mon eau,
Vous n'y verrez pas de boue.
Je m'écoule, à petit bruit,
Et, partout sur mon passage,
Plaine, bosquet, pâturage,
Tout s'engraisse, tout fleurit...
La Prairie, impatiente,
Dit, le ciel en soit béni :
La gloire en revient à lui,
Qui vous ménagea la pente.
Mais si, changeant de niveau,
Vous tombiez d'un peu plus haut
Que ce torrent si coupable,
Vous seriez plus intraitable.
Plaignons les gens dont les penchants sont forts :
Il doit leur en coûter pour vaincre la nature :
Quand ils font mal, sans doute ils ont des torts,
Mais Dieu seul en sait la mesure.

Jean Cazotte (1719-1792)

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Poésie d'auteurs, #Corot

 

Aube

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route
du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes
se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq.
A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre,
je la chassais.

En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu
son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

Arthur Rimbaud, Illuminations

Corot, le coup de vent.

Corot, le coup de vent.

Publié le par Yvette
Leau et les vieux sages.

 Ce n'est pas sans raison que les vieux sages
ont cherché dans l'eau l'origine des choses,
et sans aucun doute ils parlaient d'une eau
plus sublime que celle de la mer ou de la source.
Cette eau révèle la fluidité primitive ,
elle réapparaît dans le métal en fusion,
c'est pourquoi les hommes peuvent toujours
l'honorer comme une naissance divine…
C'est dans la soif que se révèle cette âme du monde,
cette puissante aspiration vers ce qui est liquide….

 

Novalis ( voir ici )


 

Publié le par Yvette
Publié dans : #barque, #Loire

 

 

 

"Avant que ta barque ne vogue vers l'autre rive, éveille en toi un grand désir d'aider les autres.
Ce désir jouera le rôle d'une chaîne t'attachant à cette rive-ci."
Osho Rajneesh Le sutra du diamant

Barque seule en bord de Loire! Vers Chamtoceaux.

Barque seule en bord de Loire! Vers Chamtoceaux.

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