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BEJAR PASSION

BEJAR PASSION

MES PASSIONS AU FIL DES JOURS

Publié le par Yvette
Publié dans : #Poésie d'auteurs, #Théophile Gautier
Premier sourire de printemps

Premier sourire du printemps

 

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses

Les hommes courent haletants,

Mars qui rit, malgré les averses,

Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,

Sournoisement lorsque tout dort,

Il repasse des collerettes

Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,

Il s'en va, furtif perruquier,

Avec une houppe de cygne,

Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;

Lui descend au jardin désert,

Et lace les boutons de rose

Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,

Qu'aux merles il siffle à mi-voix,

Il sème aux prés les perce-neiges

Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine

Où le cerf boit, l'oreille au guet,

De sa main cachée il égrène

Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,

Il met la fraise au teint vermeil,

Et te tresse un chapeau de feuilles

Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,

Et que son règne va finir,

Au seuil d'avril tournant la tête,

Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

Théophile GAUTIER (1811-1872)

Publié le par Yvette
Publié dans : #Le chat c'est lui le chef

Vous souvenez-vous?

 

Chat vit rôt.

Rôt plut à chat.

Chat mit patte à rôt.

Rôt brûla patte à chat.

Chat retira patte et quitta rôt.

 

Rat vit riz,

Rat mit patte à ras,

Rat mit patte à riz,

Riz cuit patte à rat.

Sylvia Karle Marquet

Sylvia Karle Marquet

Publié le par Yvette
Publié dans : #Musique, #P Casals
image Zézete

image Zézete

 

 

La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour.

Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos,

elle console ceux qui pleurent

Pablo Casals

Publié le par Yvette
Publié dans : #Plaisir des mots, #lire, #livre
Image Zézete

Image Zézete

Lire n'est pas nécessaire pour le corps (cela peut même se révéler nocif), seul l'oxygène l'est. Mais un bon livre oxygène l'esprit. 

Dany Laferrière

 

  Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs. 

Charles Morgan

 

 Une pièce sans livres, c’est comme un corps sans âme.

Cicéron

Publié le par Yvette
Publié dans : #Les mystères du chat, #Chateaubriand
Image Zézete

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Réhabilitation

J'aime dans le chat ce caractère indépendant

et presque ingrat qui le fait ne s'attacher à personne,

et cette indifférence avec laquelle il passe des salons

à ses gouttières natales. On le caresse, il fait le gros dos,

mais c'est un plaisir physique qu'il éprouve, 

et non, comme le chien, une niaise satisfaction

d'aimer et d'être fidèle à son maître, qui le remercie 

à coups de pied. Buffon a maltraité le chat.

Je travaille à sa réhabilitation, et j'espère en faire

un animal à la mode du temps.

Chateaubriand tombe (1841)

Publié le par Yvette
Publié dans : #bucolique, #saison, #printemps, #bourgeons
Fleurs du pêcher qui n'a pas résisté à la tempête cet hiver!

Fleurs du pêcher qui n'a pas résisté à la tempête cet hiver!

Renouveau : les bourgeons.

 

Tout l’hiver ils ont attendu patiemment.

La neige, les chandelles de glace

Les ont endormis sur leur support

Serrés les uns contre les autres

Ou bien recroquevillés sur eux-mêmes.

Ils se sont préservés du frimas.

Puis Mars est arrivé ! Mars et ses giboulées.

Mais Mars et son soleil et sa sève généreuse.

Plus d’hésitation, ils vont se gonfler,

Sous la  pression douce de la lymphe,

Et des  chauds rayons du soleil.

Leur ventre va s’arrondir, se boursoufler

Puis ils vont s’allonger, prendre des couleurs,

D’ambre, de vert tendre ou gris satiné

Reluire de gomme et se couvrir de velours,

De soie, de brocart merveilleux.

Et n’en pouvant plus d’attendre, les muscles tendus

Ils feront jaillir de leur sein,  doux écrin,

Ici une pointe de feuille vert tendre,

Là un petit bouton rose à l’épiderme délicat

Ou blanc encore fragile et froissé.

Et doucement, avec tendresse et  délicatesse,

La nature va prendre un éclat nouveau.

Le spectacle sera grandiose ! Féerique !

Le printemps ! Le printemps est en mouvement.

Le printemps arrive !

Yvette

 

Tous les ans je vous remets cette prose que j'ai écrite,

car tous les ans il y a cette explosion dans les jardins.

C'est absolument magnifique

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Poésie d'auteurs, #Mère Térésa
Image zézete

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Tout de même

Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques

Aimez-les tout de même !

 

Si vous faites le bien, les gens vous prêtent des motifs égoïstes ou calculateurs

Faites le bien tout de même !

 

Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis

Réussissez tout de même !

 

Le bien que vous faites sera oublié demain

Faites le bien tout de même !

 

L'honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable

Soyez honnête et franc tout de même !

 

Ce que vous avez mis des années à construire peut être détruit du jour au lendemain

Construisez tout de même !

 

Les pauvres ont vraiment besoin de votre secours mais certains peuvent vous attaquer si vous les aidez

Aidez-les tout de même !

 

Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même vous risquez d'y laisser des plumes

Donnez ce que vous avez de mieux tout de même !

 

Texte placardé sur le mur de Shishu Bhavan, le foyer des enfants de Mère Teresa, à Calcutta

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Blog en Pause

Article programmé

 

Famille Coq, troisième et dernier épisode

Coquine et Chouchou les inséparables

Même famille que Chipie et Dorothée (voir articles précédants)

Coquine : surnom, Coqueline, Maman Coq

Chouchou : pas de surnom. Chouchou lui convenait à merveille.

Coquine est arrivée avec ses deux derniers petits vers le 15 août 1994. (voir les deux précédants articles) .

Quand les vacances furent finies, il fallut se décider à séparer cette petite famille. Nous avons trouvé à placer la petite chatte noire chez une voisine qui aime les animaux. J’avais confiance en elle. Patricia prenait le petit frère aux yeux bleus, quant à Coquine, sa maîtresse devait la donner à sa mère. Nous, nous gardions les deux premières petites sœurs.

Quand la jeune femme est revenue de son stage, je l’ai déjà dit, Coquine était chagrinée. Au cours de notre conversation, nous avons appris que la mère de la jeune femme n’était pas du tout intéressée par la récupération de la chatte : encore une petite bête non désirée, future malheureuse. Nous ne savions plus quoi faire. Ils étaient tous si mignons. Et puis dans le lot il y avait trois chattes, avec tous les risques de reproduction que cela comportait. Et nous avions déjà cinq autres chats : Bip, Ati, Mimitte, Fifi, Calypso. Il fallait prendre une décision rapidement, car le déménagement était imminent. « Bon ! On garde aussi Coquine ». La jeune femme fut rassurée et nous laissa dans notre boîte à lettre avant de partir une somme couvrant les frais d’opération pour Coquine. C’était gentil de sa part, surtout qu’elle ne devait pas gagner une fortune. Pas moyen de la remercier, elle était partie !

 

Chouchou avait de très beaux yeux bleus. Photo scannée

Chouchou avait de très beaux yeux bleus. Photo scannée

Donc, Patricia a emmené son petit Chouchou. Elle avait déjà un autre chat, plutôt une chatte qui venait du lotissement voisin et qu’elle nourrissait. Mais notre Chouchou a mal réagi. Il miaulait sans cesse, perdu sans sa mère. Notre Coquine chez nous était triste aussi, elle n’avait plus ses deux petits. Elle ignorait complètement Chipie et Dorothée qu’elle n’avait pas reconnues. Si bien que Patricia nous a demandé de lui donner Coquine. Et voilà tout le monde heureux : les deux petites sœurs ensemble chez nous et Coquine et son fils chez Patricia.

Le petit chat était chouchouté par toute la famille et surtout par sa mère, d’où son nom de Chouchou. Mais dans le lotissement où habitait Patricia et sa famille à l’époque, les chats disparaissaient mystérieusement. Il ne lui restait que ses deux dernières recrues qui n’allaient pas loin. Elle était démoralisée. Nous avions la maison à Arthon qui nous servait pour les vacances, c’était loin mais là au moins pas de voisinage. Mais tout n’est pas aussi simple qu’on peut le penser. La maison n’était pas prête à recevoir toute la famille tout de suite, il fallait installer le chauffage et retirer nos meubles. De plus Patrick, notre gendre, avait proposé la candidature de Patricia pour un remplacement dans son entreprise.

Chochouté par sa maman Coq. Photo scannée

Chochouté par sa maman Coq. Photo scannée

..Après bien des péripéties, tout le monde est arrivé chez nous à St Sébastien en attendant, chats y compris. Quatre adultes, deux enfants en bas âge, neuf chats, deux chiens ! Quand la maison fut prête, Patricia travaillait encore, son remplacement n’était pas fini. Le déménagement eut lieu mais les deux chats n’ont pas suivi, ils auraient été malheureux tout seuls, soit enfermés dans une maison inconnue, soit livrés à eux-mêmes dehors. On les a gardés et même par la suite, il n’était pas question de les déraciner encore ; nous avions une famille formidable, pas de heurts entre eux, le soir ils se couchaient deux par deux, les petites sœurs, la mère et son petit ; ils attendaient que je les couche, c’était un vrai plaisir, les cinq autres n’étaient pas du tout perturbés.

Calypso s’était trouvé un copain ; elle jouait avec Chouchou qui avait grandi, c’était une joie de les voir se bagarrer tous les deux. Ils se fixaient pendant un long moment, face à face, la tête légèrement penchée, pour mieux viser la gorge de l’autre. Ils ne bougeaient pas, puis l’un des deux commençait à remuer la queue ou une fesse, l’autre suivait au même rythme et ils tournaient très lentement, centimètre par centimètre, comme une valse au ralenti, les oreilles en arrière, en sortant la langue et en avalant la salive, ressemblant à deux tigres prêts à s’entre-tuer. Quelle patience ! Et quel suspens pour les spectateurs ! Et puis, brusquement c’était la grande bagarre, sans bruit. Ils se mordaient la gorge et se labouraient le ventre avec les pattes arrières, toutes griffes rentrées. Ils se séparaient quand ils voyaient qu’ils étaient le centre d’attraction de la maisonnée, un peu vexés de s’être laissé surprendre. Personne n’osait agir parmi l’assemblée. C’était un jeu, ils le savaient

Coquine ou Maman Coq, très joueuse. Photo scannée

Coquine ou Maman Coq, très joueuse. Photo scannée

Chouchou a fait partie de ceux qui m’ont quittée quand j’étais malade. Un dimanche matin, il est sorti très tôt, c’était la veille de Noël. Il était le seul à sortir du terrain, il n’est jamais revenu. Nous avons pensé qu’il avait dû se faire culbuter par une voiture ou qu’il s’était fait attaquer par un chien. Chouchou arrivait toujours quand on le sifflait. Nous avons distribué des papiers avec son signalement et notre numéro de téléphone dans tout le quartier mais peine perdue, il n’est jamais revenu. Je pense qu’il est mort car plusieurs personnes, radiesthésistes, ont été unanimes, notre gentil Chouchou n’était plus de ce monde. Il était gris foncé et noir avec un beau regard bleu, un peu triste. Il adorait sa mère et ses sœurs qui le bichonnaient toutes. C’est ce qui me fait penser qu’il n’est pas parti à l’aventure.

Nous n’avons jamais su ce que ressentait Coquine. Elle a pleuré un peu, mais pas longtemps, Chipie une fois de plus comprenant qu’il se passait quelque chose l’a consolée. Mais moi, j’étais inconsolable. Je l’ai attendu pendant des mois. Par la suite Coquine qui a beaucoup grossi, s’est retrouvée en consultation et il fut décidé de la faire opérer pour remplacer la pilule. Tout s’est bien passé, elle était très docile et nous laissait refaire son pansement sans problèmes.

Que faut-il rajouter sur la sensibilité des chats, quand nous avons vu le chagrin de notre Coquine qui venait de perdre sa grande amie Anka le berger allemand ? Plus d’une semaine après elle pleurait toujours son amie, son support, son poteau. C’était affreux de la voir chercher la chienne, partout. Il n’y avait que dans mes bras ou auprès de Chipie qu’elle se calmait un peu. C’était la première fois que j’assistais à un tel chagrin de la part d’un animal, surtout une chatte vis à vis d’un chien. Ma pauvre Maman Coq !

Troisième disparition : Calypso nous a quittés. Et la plus malheureuse encore fut notre Coquine. Ses deux meilleures copines sont parties à un mois d’intervalle. Elle avait du mal à accepter. Elle était triste et les appelait. Je craignais pour sa santé. Après le départ de Calypso, c’est elle, notre Maman Coq qui est devenue le chef de file ! Notre Coquine est bien sûr partie elle aussi, c’était une bonne mère. A l’époque ils étaient treize chats chez nous. J’ai noté toutes les dates de leur arrivée et de leur départ. Depuis nous en avons adopté d’autres qui sont partis eux aussi mais maintenant, je n’en ai plus que quatre, notre âge et notre santé ne nous permettant plus de faire d’autres « récupérations ».

Fin de la série: La famille Coq.

Extrait de mon livre, Une bien belle petite famille

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Blog en Pause

Article programmé

 

Je vous livre la suite de mon feuilleton : Les chats de ma vie.

 

Je continue avec ma famille Coq !   (voir   http://yvette-richard-lequeau.over-blog.com/2014/03/famille-de-chat-la-famille-coq.html)

Les petites Chipie et Dorothée. Deuxième épisode !

Dorothée était plus bébé que sa sœur qui était mère poule. Elle était surnommée la Tourterelle à cause de son ronron caractéristique. Elle adorait quand on s’occupait d’elle ; il ne fallait pas la prendre dans les bras, elle n’aimait pas ça, mais elle adorait les caresses, et surtout elle était très gourmande, elle avait toujours faim. Ce qui paraît étrange, c’est qu’elle n’était pas très aimée des autres, elle n’attirait pas leur sympathie. Bien sûr Chipie était là pour la consoler. Chipie avait besoin de donner et Dorothée aimait recevoir. Tout était donc pour le mieux.

Suite plus bas.

 

Famille de chats. La famille Coq 2ème épisode

 Quand Dorothée devait aller en consultation, elle s’écrasait dans son panier et ne bronchait pas. Son silence était même inquiétant. Sur la table d’auscultation, elle ne bougeait pas et se laissait faire, recroquevillée comme un hérisson. Le matin de son opération – ovariectomie - nous attendions dans la salle d’attente. Quand le docteur est arrivé, la sangle du panier a cédé, et ma pauvre grosse, sept kilos, et son panier sont tombés en vrac par terre ! Elle n’a rien dit mais vraiment quelle journée ! Surtout qu’elle n’avait pas eu droit à sa soupe le matin ! Cela commençait mal. Elle a été endormie dans mes bras pour la rassurer. En fin de matinée, j’ai téléphoné pour avoir des nouvelles. Il y a eu des problèmes au cours de l’intervention et elle a dû être mise sous perfusion. Cela continuait ! Quand nous l’avons récupérée dans l’après-midi, bien éveillée, elle était d’une humeur massacrante et pour cause, elle avait eu une patte en extension pendant plusieurs heures, et elle n’avait pas apprécié du tout. Elle s’est calmée dans la voiture. Arrivée à la maison, c’est une furie qui a sauté de mes bras, braquant tout ce qui approchait d’elle. Elle avait le regard courroucé quand on venait la voir et miaulait de douleur à chaque fois qu’elle bougeait. Je ne pouvais rien pour elle. Et puis je me suis dit : « essayons les croquettes, ce n’est pas recommandé, mais tant pis ». Et ma Dô (son diminutif) s’est jetée sur sa pitance en me remerciant d’un gentil ronron. Je n’avais plus d’inquiétude à avoir.

Ce qui me rassure le plus, c’est quand je me lève le matin et que je vois mes malades me réclamer à manger en même temps que les autres. Et ma Dô, n’a pas failli aux habitudes, le lendemain matin elle était la seule à manger, les autres boudant une nourriture qui ne leur plaisait pas. Elle rattrapait le temps perdu.

Chipie a subi la même opération. Elle n’a pas eu le même comportement que sa mère ou sa sœur. Elle a repris ses sens immédiatement, mais n’arrêtait pas de grogner. Arrivée dans son milieu habituel, elle s’est laissé choyer. L’appétit est revenu doucement. Le docteur nous a dit n’avoir jamais opéré un animal avec autant de graisse ! Elle a eu droit aux agrafes. Et pourtant elle ne mangeait pas tant que ça ! Et puis aussi la surprise pour le vétérinaire : en cours d’opération elle s’est mise à ronfler comme à son habitude à la maison. Sa convalescence a duré longtemps. Elle se trouvait bien à se faire bichonner, sortir ne l’intéressait pas.

Chipie et Dorothée nous ont quittés, bien sûr, Chipie d’un cancer des mamelles, Dorothée d’une tumeur dans la gorge. Mais elles nous ont beaucoup marqués.

Vous verrez plus tard , dans un autre épisode, qu’elles ont retrouvé leur mère et leur frère Chouchou et ont vécu en bonne entente avec tout le reste du groupe de chats et chiens.

Suite du feuilleton "La famille Coq" demain!

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

 

Blog en Pause

Article programmé

 

Dans ma série: les chats de ma vie , voici la famille Coq

Là, je vais être obligée de m’y prendre en plusieurs étapes, l’histoire est trop longue et je ne voudrais pas lasser mes lecteurs.

Chipie et Dorothée inséparables. Photo scannée.

Chipie et Dorothée inséparables. Photo scannée.

La famille Coq (1)

Chipie et Dorothée, à ne pas dissocier, les Bébées

Surnoms de Chipie : Chipoteau, Tchip, Chipiamus

Surnoms de Dorothée : Dô, Mado, Dothée, la tourterelle

1994 Les « bébées» (chez moi, deux bébés chattes = deux bébées volontairement écrit «ées» ) sont deux petites sœurs. Chipie étaient gris clair et blanc et Dorothée gris plus foncé (comme le plumage d’une pintade !). Dans mon esprit je ne les ai jamais dissociées. Chipie avec Dorothée, Dorothée avec Chipie.

Elles étaient minuscules quand des enfants du quartier les ont trouvées en face de chez nous, deux petites boules de poils doux, deux bébés chattes, blotties l’une contre l’autre. Les enfants avaient prévenu leurs parents, mais ceux-ci furent intraitables, il fallait les laisser dehors. Dans la nuit il y a eu un violent orage accompagné de pluie, nos deux bouts de choux ne se sont jamais séparés. Le matin les enfants se sont partagé les deux petites mais les parents ne voulaient toujours rien savoir. C’est là que nous sommes intervenus.

On était en juillet 1994. Lionel, notre neveu, qui refaisait la peinture de la façade de notre maison pendant ses vacances, voyant le remue-ménage dans la rue, s’est renseigné : on avait trouvé deux petits chats mais personne n’en voulait. La SPA et Animaux Assistance parlaient de les euthanasier. Mise au courant en rentrant déjeuner le midi, j’ai demandé à une de mes voisines de me les garder jusqu’au soir et on verrait la suite. Le soir, les deux puces étaient à la maison au grand soulagement du voisinage car elles étaient si mignonnes, il n’était pas question de les supprimer.

Patricia, en vacances à Arthon, a été mise au courant aussitôt et décision fut prise : une pour elle, une pour moi. Elles étaient si petites qu’elles savaient à peine marcher. Elles vacillaient sur leurs petites pattes et leur queue ressemblait à un bout de ficelle tout raide. On les avait installées dans une corbeille à fruits en osier. Anka, la chienne les surveillait de près, elles étaient à elle, personne n’avait le droit de les toucher, à part nous. Il a fallu leur apprendre à se nourrir avec autre chose que du lait. Ce n’était pas un souci pour elles, le plus important c’était de ne pas être séparées. Elles étaient perdues l’une sans l’autre.

Je le redis, nous étions en juillet, les vacances de Patricia finissaient et les nôtres commençaient début août. Nous devions les remplacer à Arthon et eux devaient venir à la maison pour prendre la relève. Ce qui fut fait. Mais deux semaines après l’arrivée de mes petites puces, Patricia m’appelle et me dit qu’on avait trouvé une chatte dans le même coin avec deux autres petits. Et voilà la famille reconstituée.

Patricia et Nicole, notre voisine, sont parties à la recherche de tout ce petit monde. Quoi faire de ces cinq chats ? Parer au plus pressé : les mettre à l’abri et les nourrir. Fifi en haut a dû céder sa chambre, ce qu’elle a fait sans rechigner. Et petit à petit, ils ont appris à descendre l’escalier qui faisait peur.

Tout ce petit monde était d’une maigreur indescriptible, surtout la mère qui n’avait plus de lait pour les nourrir. C’est pourquoi, mes deux puces étaient parties à l’aventure. On a fini par apprendre que Coquine, c’est le nom de la mère, subissait le même sort que Calypso : sa maîtresse qui l’aimait beaucoup, c’est indéniable, avait dû partir en déplacement pour son travail ; elle avait assisté à l’accouchement et ne pouvait se résoudre à supprimer les bébés ; un ami devait venir nourrir les chats pendant son absence, mais donner une poignée de croquettes tous les trois jours à une chatte qui allaite, c’est quand même bien peu. Nous avons mis un mot sur la porte de la maison de la propriétaire de cette petite famille pour la prévenir que les chats étaient chez nous.

Nous ne connaissions pas cette jeune femme et craignions sa réaction ; en fait elle a été très compréhensive mais elle était embarrassée car elle devait repartir, déménager dans les jours à suivre. Quand Coquine a revu sa maîtresse, elle a eu une réaction qui m’a beaucoup émue : elle est restée dans mes bras, ses pattes se sont mises à transpirer, elle était toute collante et je me suis retrouvée pleine de poils. Etait-ce la joie de revoir sa maîtresse ou la peur de retourner d’où elle venait ? Je ne pourrais pas le dire. Elle s’est calmée quand je l’ai remise près de ses petits.

Suite plus bas!

Chipie en pleine séance de toilettage. Photo scannée

Chipie en pleine séance de toilettage. Photo scannée

Nos petites sœurs ont grandi ensemble, Patricia ayant pris le reste de la famille. Nous n’avons pas voulu les séparer. Nous étions en adoration devant ces petits bouts qui faisaient les clowns à la maison. Elles n’avaient pas besoin d’être adoptées par les autres, non, du moment qu’elles dormaient ensemble, qu’elles mangeaient dans la même assiette, qu’elles jouaient ensemble, que Chipie faisait la toilette de Dorothée, le reste ne comptait pas. Ce qui n’empêchait pas Calypso de les surveiller, c’était trop tentant mais frustrant aussi pour elle car les deux « bébées » ne s’occupaient pas d’elle.

Avec des cartons, je leur avais confectionné un labyrinthe à étage. C’était deux petites friponnes qui montaient, descendaient à toute vitesse, le derrière en l’air, rétablissant l’équilibre avec leur queue, se faisant peur, les oreilles en casquette.

Comme elles se faufilaient partout, nous avions peur qu’elles ne s’échappent du jardin, aussi ne sortaient-elles que sous surveillance. Pour les amuser, pour qu’elles aient un peu d’exercice, on leur mettait une bille dans la baignoire et là elles étaient comme des folles, sautant après la bille qui roulait en faisant un bruit de moteur et elles ressortaient complètement essoufflées.

Mes puces ont grossi depuis, elles ont dépassé même les sept kilos, elles étaient moins joueuses mais toujours ensemble. Chipie bichonnant toujours sa sœur. C’était de grandes ronronneuses, surtout Dorothée qui ronronnait même en mangeant. Chipie était gris clair et blanc, assez originale. A chaque fois, je disais pour plaisanter qu’elle était tombée dans de l’eau de Javel quand elle était petite. Le hasard a voulu que, justement, elle soit tombée dans un seau avec de l’eau de Javel quand je faisais le ménage, je l’ai vite passée sous le robinet d’eau tiède. Elle était si petite que je n’ai eu aucun mal à la rafraîchir. J’ai eu très peur pour ses yeux, mais la concentration en Javel devait être minime.

Chipie la douce était surprenante, elle aimait tout le monde sauf … Morgane, la chatte des voisins. Chipie qui ne sortait presque pas dans le jardin, faisait le gué dehors pour empêcher l’intruse d’entrer dans la maison. Mais bien entendu Morgane a forcé le barrage et est rentrée à la maison, si bien qu’à partir de ce moment-là, notre Chipie s’est vue obligée de rentrer elle aussi. Morgane était tolérée mais c’était tout.

Chipie couvait tout le monde de son regard, elle fermait à demi les yeux, les pattes repliées sous sa poitrine, surveillait tout ce qui se passait. Nous avions l’impression de lui appartenir tous autant que nous étions dans cette maison, c’était la Mama !

Chipie et sa tante Caps (Calypso, voir son histoire dans la série Mes chats d(occasion) étaient deux chattes très sensibles. Je ne sais pas si sensible est le terme qui convient. Nous dirons : réceptives. Elles comprenaient tout, un peu comme Ati mais avec Ati c’était différent : elle était malade et on comptait beaucoup pour elle. Elles, elles étaient à l’écoute de ce qui se passait à la maison, rien ne leur échappait, elles participaient à la vie de la maisonnée d’une façon plus humaine que les autres. Durant ma maladie, elles ne m’ont pas quittée. Les autres venaient me voir aussi dans la chambre mais plus pour s’assurer de ma présence : un petit câlin et tout allait bien. Par contre pour Chipie et Calypso, c’était différent. Elles sentaient mes moments de déprime, elles savaient quand je souffrais. Les séances de chimiothérapie et de radiothérapie m’ont tellement épuisée que je passais tout mon temps au lit. Je ne me levais que parce que les quintes de toux me forçaient à aller aux toilettes pour vomir. J’en ressortais à bout de force et je m’écroulais sur le siège de la salle d’eau, en larmes. Calypso arrivait près de moi, posait ses deux pattes avant sur mes genoux, miaulait gravement, et me caressait comme pour me consoler, me passer un peu de sa force. Chipie, elle, se recroquevillait sur elle-même tout près de moi, les oreilles ramassées, d’une tristesse à faire pleurer. Les voyant toutes les deux si malheureuses me redonnait un coup de fouet et nous repartions toutes les trois dans la chambre, nous bichonnant à qui mieux mieux. Elles ne m’ont jamais abandonnée. Je dois dire qu’ils ont tous été d’un très grand réconfort pour moi. Je n’ai jamais été seule.

La suite demain !

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