Mardi 13 mai 2008
La famille Siam



En haut, les jumeaux: Théo (de dos) et Tiffany
En bas Minette ( la mère) et Tiffany




 

 

C’est ainsi que j’ai nommé cette famille car la mère était siamoise et ses deux petits identiques mais avec de grands poils, type « Sacré de Birmanie » sans le pedigree.

Cela se passait en 2002. La chatte que j’avais surnommée Minette avait l’habitude, depuis plusieurs mois, de venir manger matin et soir devant la maison (avec Pitchoune, Titus, Grison et Mina, tous chats des rues, et les hérissons et les pies etc. je parlerai d’eux plus tard.)

Je voyais bien que son ventre s’arrondissait et qu’elle n’allait pas tarder à accoucher (et Pitchoune aussi !). Ces chats ne m’appartenaient pas. Je leur donnais des restes de soupe des miens plutôt que de jeter et tout ce petit monde était content. Alors cette Minette, je me suis dit : elle va retourner faire ses petits chez elle. Je me doutais d’où elle pouvait provenir.

Et puis elle s’est absentée et est revenue toute mince. Pendant plus d’un mois je l’ai vu aller et venir. Mais un jour je me suis rendue compte qu’elle ne prenait pas la direction que je pensais, elle allait en sens inverse, elle traversait la rue au risque de se faire écraser.

Un soir qu’il pleuvait à plein temps elle miaulait derrière la porte. Je l’ai fait rentrer mais elle a voulu ressortir aussitôt. Michel me fit remarquer qu’elle avait peut-être ses petits et qu’il ne fallait pas l’enfermer. Alors le lendemain quand la tempête s’est calmée, (la petite mère n’étant pas venue manger), je me suis inquiétée et j’ai moi aussi traversé la rue et je suis allée l’appeler dans le seul terrain non construit presqu’en face de chez nous. Et je l’ai appelé « Minette, Minette ». Elle ne connaissait pas ce nom. Mais quelle fut ma surprise quand j’ai entendu sa toute petite voix. Elle était sur un vieux mur de clôture. Je lui ai parlé, je lui ai donné à manger et puis j’ai compris qu’elle voulait que je la suive. Et c’est ce que je fis.

Et alors, j’ai vu la plus belle des scènes. Deux adorables petits derrières tout ronds et touffus, deux bébés chats angora âgés de presque deux mois, qui grimpaient dans des branchages. Tout blanc crème avec les oreilles et la queue gris foncé. Mais aussi, deux jeunes chats sauvages. Et y en avait-il d’autres ?

La mère avait bien mangé et j’ai décidé de la nourrir sur place pour lui éviter de traverser. J’ai fini par mettre un peu de lait et de soupe pour que les petits apprennent à manger seuls. J’y allais cinq ou six fois par jour parce que je voulais savoir s’ils n’étaient bien que deux. Mais c’était sans compter les hérissons, et le père qui venait et qui commençait à rôder à nouveau autour de la mère. La soupe filait vite et était très souvent renversée.

Que faire ? Les petits étaient trop sauvages, le terrain très grand et les herbes poussaient au point d’être plus hautes que moi. C’était la savane.

Et il recommençait à pleuvoir. Ils étaient trempés. Le jour où tout s’est précipité, c’est quand la voisine nous a dit que cette chatte avait fait ses petits sous son arbre et qu’elle l’avait chassée, et que de toute façon les propriétaires du terrain en friches allaient venir tondre les jours suivant.  Alors les chats partiront (où se feront broyer par la machine!!!)

J’ai réfléchi à toute vitesse (ça m’arrive !) et j’ai conçu un piège à chat et nous l’avons mis en place avec Michel. Il s’agissait de mettre un panier à chat et d’y mettre de la nourriture dedans. Avec des cordes assez longues, nous pouvions refermer la porte brusquement derrière les petits, une fois rentrés dedans. Mais voilà, il fallait qu’ils y rentrent dedans !  Un vendredi matin nous sommes allés tous les deux, avons déposé le panier et nous nous sommes cachés. Hélas il n’y en avait toujours qu’un qui y pénétrait et nous ne voulions pas effrayer l’autre par les cris du premier pris. Il fallait les piéger ensemble. Nous sommes repartis déçus, mais alors très déçus.

L’après midi nous y sommes retournés. Mais cette fois c’est la mère qui est entrée la première pour boire le lait. Et nos deux bébés ont suivi. Toujours cachés dans les grandes herbes, nous avons réagi au quart de tour. J’ai tiré brusquement la corde, la porte s’est refermée, Michel a vite couru au panier, on a tout bloqué. Inutile de dire que ça remuait dur dedans, le lait coulait partout, ça crachait, ça miaulait. Bref, nous les avons mis dans la chambre du haut et nous sommes partis pour qu’ils se calment.

Maintenant, la mère est morte des suites d’une tumeur dans la gueule. Le chat Théo est plutôt du genre « pot de colle », et sa sœur Tiffany l’inverse elle est toujours restée sauvage. Cependant elle est très obéissante. Quand arrive l’heure de rentrer à la tombée de la nuit, elle fait comme tous les autres : elle rentre.

Je raconterai comment Minette a élevé ses petits une autre fois.

publié dans : Mes chats d'occasion communauté : Ma langue aux CHATS par Béjar
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Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.

 

 

 





























































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