Mercredi 14 mai 2008

L'école de Gouraya

Ces photos sont récentes et m'ont été confiées
par mon amie Aouicha.
L'école n'a pas changé, les arcades du préau existent toujours .
Mais le préau lui, n'a pas résisté au tremblement de terre.


Marie-Claude te souviens-tu?


Un passage de mes écrits sur Gouraya

L’école

 

     ....Nous avons fait le tour du village. Et je me dis que je n’ai pas encore tout raconté. Tenez, l’école ! J’ai simplement dit où elle était située, mais ce que nous y faisions, non. On va me rétorquer : « tout le monde est allé à l’école, on sait ce que c’est ». Mais non. La nôtre n’était pas comme les autres.   
      Non seulement elle était belle, de style arabe et toute blanche, mais en plus nous y avions des camarades hors du commun. Je ne parlerai que de la classe des grands car c’est dans cette classe que nous sommes restés le plus longtemps, mon frère, ma sœur et moi et où nos souvenirs sont les plus récents et communs.

Pour commencer, nous attendions l’instituteur dehors, dès qu’il arrivait nous nous mettions en rang devant lui puis nous entrions deux par deux dans une sorte de vestibule dans lequel nous déposions nos vêtements et ensuite nous passions dans la classe. Dans le fond de la salle, une porte nous conduisait sous un préau soutenu par de très belles arcades, et qui donnait sur une cour suffisamment spacieuse pour héberger une quarantaine de gamins turbulents.  Les « cabinets », deux pour les élèves, un pour l’instituteur. Au milieu de la cour un gros arbre mais je n’arrive pas à dire quelle sorte d’arbre, c’est étrange ! Un genre de tilleul ou alors un platane. Il y avait un retour derrière la classe avec un peu de végétation mais les instituteurs ne voulaient pas que nous y allions...

publié dans : Gouraya par Béjar
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Commentaires

Nous aussi nous nous mettions deux par deux, mais notre école était grise, bien moins belle et gracieuse que la tienne
commentaire n° : 1 posté par : Martine27 (site web) le: 15/05/2008 15:32:24

Bien-sûr , je ne donne pas tous les détails sur le blog, j'ai écrit plus de 200 pages sur ce merveilleux pays et je crois que je pourrais écrire plein d'autres. J'attends le mois de juin pour le
faire imprimer avec des photos de l'époque.


réponse de : Béjar (site web) le: 15/05/2008 16:19:34
"souvenirs,souvenirs"
et l'école,c'était bien....pour moi aussi.
merci pour tes visites,Yvette.
bisous....
commentaire n° : 2 posté par : Annick (site web) le: 15/05/2008 03:56:13

A bientôt Annick et merci


réponse de : Béjar (site web) le: 15/05/2008 16:05:14
cela a l'air bien sympatique!
commentaire n° : 3 posté par : melodye (site web) le: 15/05/2008 00:23:10

Merci Mélodie pour ta visite


réponse de : Béjar (site web) le: 15/05/2008 16:04:44
Je me permets de te tutoyer... Tes souvenirs sentent bon l'exotisme... Une belle enfance sans doute ! Bonne soirée et à demain ! Il faut que je lise tous tes articles
commentaire n° : 4 posté par : camomille (site web) le: 14/05/2008 22:29:59

Oui une belle enfance! Nous ne roulions pas sur l'or mais ce n'était pas le plus important . Notre mère nous disait qu'il fallait toujours regarder plus bas que soi! et il y avait de quoi
voir.


réponse de : Béjar (site web) le: 15/05/2008 16:04:09

Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.

 

 

 





























































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