Dimanche 1 juin 2008

                    Photo scannée         Chouchou dans les bras de sa mère et parmi les planches.

                       La famille Coq  (3ème partie)

 

           Coquine et Chouchou, les inséparables

           Même famille que Chipie et Dorothée

 

Coquine : surnom, Coqueline, Maman coq

Chouchou : pas de surnom. Chouchou lui convenait à merveille.

Coquine est arrivée avec ses deux derniers petits vers le 15 août 1994. Quand les vacances furent finies, il fallut se décider à séparer cette petite famille. Nous avons trouvé à placer la petite chatte noire chez une voisine qui aime les animaux. J’avais confiance en elle. Patricia prenait le petit frère aux yeux bleus, quant à Coquine, sa maîtresse devait la donner à sa mère. Nous, nous gardions les deux premières petites sœurs. Quand la jeune femme est revenue de son stage, je l’ai déjà dit, Coquine était chagrinée. Au cours de notre conversation, nous avons appris que la mère de la jeune femme n’était pas du tout intéressée par la récupération de la chatte : encore une petite bête non désirée, future malheureuse. Nous ne savions plus quoi faire. Ils étaient tous si mignons. Et puis dans le lot il y avait trois chattes, avec tous les risques de reproduction que cela comporte. Et nous avions déjà cinq autres chats : Bip, Ati, Mimitte, Fifi, Calypso. Il fallait prendre une décision rapidement, car le déménagement était imminent. « Bon ! On garde aussi Coquine ». La jeune femme fut rassurée et nous laissa dans notre boîte à lettre avant de partir une somme couvrant les frais d’opération pour Coquine. C’était gentil de sa part, surtout qu’elle ne devait pas gagner une fortune. Je n’ai jamais pu la remercier : elle était partie.

Donc, Patricia a emmené son petit Chouchou. Elle avait déjà un autre chat, plutôt une chatte qui venait du lotissement voisin et qu’elle nourrissait. Mais notre Chouchou a mal réagi. Il miaulait sans cesse, perdu sans sa mère. Notre Coquine chez nous était triste aussi, elle n’avait plus ses deux petits. Elle ignorait complètement Chipie et Dorothée qu’elle n’avait pas reconnues. Si bien que Patricia nous a demandé de lui donner Coquine. Et voilà tout le monde heureux : les deux petites sœurs ensemble chez nous et Coquine et son fils chez Patricia. Le petit chat était chouchouté par toute la famille et surtout par sa mère, d’où son nom de « Chouchou ». Mais dans le lotissement où habitait Patricia et sa famille à l’époque, les chats disparaissaient mystérieusement. Il ne lui restait que ses deux dernières recrues qui n’allaient pas loin. Elle était démoralisée. Nous avions la petite maison à Arthon qui nous servait pour les vacances, c’était loin mais là au moins pas de voisinage. Mais tout n’est pas aussi simple qu’on peut le penser. La maison n’était pas prête à recevoir toute la famille tout de suite, il fallait installer le chauffage et retirer nos meubles. De plus Patrick, notre gendre, avait proposé la candidature de Patricia pour un remplacement dans son entreprise. Après bien des péripéties, tout le monde  est arrivé chez nous à St Sébastien en attendant, chats y compris. Quatre adultes, deux enfants en bas âge, neuf chats, deux chiens !

Quand la maison fut prête, Patricia travaillait encore, son remplacement n’était pas fini. Le déménagement eut lieu mais les deux chats n’ont pas suivi, ils auraient été malheureux tout seuls, soit enfermés dans une maison inconnue, soit livrés à eux-mêmes dehors. On les a gardés et même par la suite, il n’était pas question de les déraciner encore ; nous avions une famille formidable, par de heurts entre eux, le soir ils se couchaient deux par deux, les petites sœurs, la mère et son petit ; ils attendaient que je les couche, c’était un vrai plaisir, les cinq autres n’étaient pas du tout perturbés.

Calypso ma Persane, s’était trouvé un copain ; elle jouait avec Chouchou qui avait grandi, c’était une joie de les voir se bagarrer tous les deux. Ils se fixaient pendant un long moment, face à face, la tête légèrement penchée, pour mieux viser la gorge de l’autre. Ils ne bougeaient pas, puis l’un des deux commençait à remuer la queue ou une fesse, l’autre suivait au même rythme et ils tournaient très lentement, centimètre par centimètre, comme une valse au ralenti, les oreilles en arrière, en sortant la langue et en avalant la salive, ressemblant à deux tigres prêts à s’entre-tuer. Quelle patience ! Et quel suspens pour les spectateurs ! Et puis, brusquement c’était la grande bagarre, sans bruit. Ils se mordaient la gorge et se labouraient le ventre avec les pattes arrières, toutes griffes rentrées. Ils se séparaient quand ils voyaient qu’ils étaient le centre d’attraction de la maisonnée, un peu vexés de s’être laissés surprendre. Personne n’osait agir parmi l’assemblée. C’était un jeu, ils le savaient.

J’ai raconté tout ça au passé car Chouchou n’est plus avec nous. Il a fait partie de ceux qui m’ont quittée quand j’étais malade. Un dimanche matin, il est sorti très tôt, c’était la veille de Noël. Il était le seul à sortir du terrain, il n’est jamais revenu. Nous avons pensé qu’il avait dû se faire culbuter par une voiture ou qu’il s’était fait attaquer par un chien. Chouchou arrivait toujours quand on le sifflait. Nous avons distribué des papiers avec son signalement et notre numéro de téléphone dans tout le quartier mais peine perdue, il n’est jamais revenu. Je pense qu’il est mort car plusieurs personnes, radiesthésistes, ont été unanimes, notre gentil chouchou n’est plus de ce monde. Il était gris foncé et noir avec un beau regard bleu, un peu triste. Il adorait sa mère et ses sœurs qui le bichonnaient toutes. C’est ce qui me fait penser qu’il n’est pas parti à l’aventure. Nous n’avons jamais su ce que ressentait Coquine. Elle a pleuré un peu, mais pas longtemps, Chipie une fois de plus comprenant qu’il se passait quelque chose l’a consolée. Mais moi, j’étais inconsolable. Je l’ai attendu pendant des mois.

Maintenant Coquine qui a beaucoup grossi, s’est retrouvée en consultation et il fut décidé de la faire opérer pour remplacer la pilule. Tout s’est bien passé, elle est très docile et se laisse refaire son pansement sans problèmes.

Que faut-il rajouter sur la sensibilité des chats, quand nous voyons le chagrin de notre Coquine qui vient de perdre sa grande amie Anka le berger allemand ? Cela fait plus d’une semaine, et elle pleure toujours son amie, son support, son poteau. C’est affreux de la voir chercher la chienne, partout. Il n’y a que dans mes bras ou auprès de Chipie qu’elle se calme un peu. C’est la première fois que j’assiste à un tel chagrin de la part d’un animal, surtout une chatte vis à vis d’un chien. Si cela persiste, le vétérinaire va lui donner un genre d’antidépresseur. Ma pauvre Maman Coq !

De toute cette famile il ne me reste plus que Coquine ( Maman Coq)  et Dorothée (Ma Dô). Elles ont 15 et 14 ans et sont continuellement sous cortisone (depuis plus de 10 ans pour Mado), pour tumeur dans la gueule. Mais elles sont toujours là. Comme quoi, la cortisone ça ne tue pas. Et j'en sais quelque chose, j'ai eu plus que ma dose, moi aussi!!

publié dans : Mes chats d'occasion communauté : Ma langue aux CHATS par Béjar
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Présentation

Moi

  • : peinture écriture poésie animaux Algérie
  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.



Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

 

Si l’envie vous prend de parcourir tous mes articles, vous découvrirez que j’ai plusieurs passions, en dehors de ma famille, cela va de soi.

Pour les animaux et plus spécialement pour les chats. Beaucoup d’histoires car ils ont été nombreux ceux qui ont accompagné ma vie.

Pour la peinture. Je vous montrerai certaines de mes créations à l’huile.

Pour la poésie et l’écriture. J’ai commencé à écrire mes mémoires – mon enfance en Algérie -, vous pourrez lire quelques passages de mes écrits et des poèmes sur ce qui ne peut être peint.

Et puis je vous parlerai de ma ville d’adoption : Saint Sébastien sur Loire.

Pour vous permettre de vous y retrouver choisissez la catégorie dans la colonne de droite. N’hésitez pas à ajouter un commentaire sous mes articles, si le cœur vous en dit.

Mon nom de blog est « Béjar » , mon prénom : Yvette

 

 

 





























































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