Le Blog de Béjar
Dernière mise à jour: 04/04/2009
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Suite de mon monologue Troisième partie
Aucune tâche
ne me rebute, aucune dépense ne m’arrête quand il s’agit de sauver un animal, bien sûr dans la mesure de nos possibilités financières. Mon temps ne compte plus, je me laisse accaparer volontiers
par ces besognes. Je communique si on peut dire avec les animaux. Il y a une extraordinaire complicité entre eux et moi, nous sommes sur la même longueur d’ondes.
Mes origines de mammifère font que je suis moi-même plus attirée par les mammifères : canins, félins, rongeurs. Les oiseaux, les
reptiles, les poissons ne me laissent pas indifférente mais il y a moins d’affinité entre nous. Je m’identifierais facilement à un chat ; attachée à ma maison, j’aime que l’on m’aime et je
le rends aux autres. Je suis assez indépendante, sensible, frileuse, (l’hiver, si je pouvais j’hibernerais comme les ours). Féline ? On ne peut pas dire vraiment, et puis je ne vois pas la
nuit, je serais plutôt du genre taupe. Je ne dors pas autant non plus ! Je ne ronronne pas ! Je n’aime pas la chasse ! Je ne miaule pas ! (et encore ! c’est à voir !
car j’imite très souvent mes petits !). Dans une autre vie, j’ai dû être un chat. Il paraît qu’ils ont neuf vies, dans ce cas je pense à toutes ces petites bêtes qui sont mortes après
d’horribles souffrances. Je leur souhaite de revenir sur terre chez des humains dignes de ce nom.
Si, comme certains le prétendent, nous revenons sur terre, alors je rêve de revenir sur terre réincarnée en chat ! Mais dans une maison comme la nôtre, où il n’y a que liberté, nourriture, affection et où la cruauté des humains est absente.
Toute jeune, je respectais les chats, c’était instinctif. J’aimais les voir vivre, j’étais et je suis toujours fascinée par eux. Quand je faisais mes devoirs en rentrant de l’école le soir, j’avais toujours un chat sur mes genoux, c’était impératif, c’était un besoin. Il n’était pas question de le perturber dans son sommeil, je préférais rester sans bouger pour ne pas le déranger. J’étais quand même plus attirée par les chiens que par les chats. Il faut dire que j’avais un chien extraordinaire, qui était un vrai copain pour moi. Quant aux chats, il me suffisait de les regarder, je ne les brusquais jamais, il n’y avait que douceur et tendresse entre nous, j’admirais leur façon de vivre ; mais à cause de leur indépendance, ils étaient moins présents que le chien. C’est par la suite que j’ai constaté qu’en fait, le respect que je leur portais cachait quelque chose de plus profond.
Je dialogue toujours avec chacun de mes animaux, que ce soit un oiseau, un lapin, un chat ou un chien. La plupart du temps ils me répondent. Je pense que nous arrivons à nous comprendre. Il m’arrive souvent de leur chanter des chansons, éphémères, plus souvent « loufoques » mais particulières à chacun. Ils n’ont jamais l’air surpris ni agacé, ils m’acceptent comme je suis et vice versa. Je n’ai pas la même intonation dans la voix, suivant l’animal. Je fais en sorte de respecter leurs envies, leurs besoins. Certains préfèrent les caresses avec la main, d’autres au contraire plus méfiants préfèrent quand j’approche le visage. Une main ne veut pas toujours dire caresses et l’animal qui a souffert à cause d’un humain est méfiant : un visage ne frappe pas, une main peut faire autant de mal que de bien. Le chat, on le sait, a un odorat très développé, sans doute moins que le chien, mais sa mémoire des odeurs est importante. Dès le début de l’adoption, lui nous repère tout de suite. Une main tendue est tout de suite reniflée, analysée, et l’odeur enregistrée. C’est un véritable ordinateur.
Je ne me suis
jamais sentie supérieure à eux, et pour cause, j’ai tant à apprendre d’eux. Il m’arrivera plus loin d’employer le mot «maître» mais ce ne sera pas en tant que possesseur, dominant. Je n’ai pas
trouvé d’autre terme ; je ne suis pas gaga au point de nous prendre pour papa ou maman, mais il m’est arrivé de les assimiler à mes petits-fils et de parler de Papy et Mamie mais je me
reprends aussitôt. De même, je parlerai de jambe, bouche etc… c’est volontaire, j’ai tendance à humaniser tout ce qui vit sous mon toit. J’estime que nous sommes à pied d’égalité. Nous vivons
ensemble, nous sommes différents : c’est tout. Ils ont quand-même un avantage sur nous, c’est qu’ils ne payent pas de pension !
Voilà encore pour aujourd'hui. Je me dépèche car je retourne à mon stage de peinture. C'était super, hier ; le temps un meu maussade mais
aujourd'hui et demain, cela devrait être plus beau. Je vous raconterai.
La peinture et moi
La peinture et
moi, Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
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