Dimanche 20 juillet 2008

                                                           photo - galets- pierres-France

Le galet de la plage.

 

J’ai trouvé dans le fond d’une poche,

Un galet.

Un galet plat, lisse, rond.

Ramassé sans doute sur la route de mon enfance.

Il dormait bien dans ma poche.

Il se reposait de ses années de turbulence.

Mais  il rêvait de ce temps passé

Sur ses plages, sur ses dunes de coquillages.

Balloté sans relâche par les courants de l‘oued

Ou les vagues de la Méditerranée,

Grondant à cause du roulement.

Bousculé, maltraité, usé,

Quand la mer était en colère ;

Léché, caressé quand elle était calme ;

Chauffé par le soleil l’été sur la plage.

Il était lourd de ce passé millénaire.

Façonné par le temps, minéral éternel,

Poli par le mouvement perpétuel

Et souvent désordonné

De cette eau d’apparence calme

Mais qui se déchaînait parfois,

Le rudoyant, le meurtrissant contre les rochers

Mais aussi le lustrant, le polissant,

Le rendant si doux, si lisse, si satiné.

Où sont-ils ces galets de mes jeunes années,

Petites formes grises, blanches, safranées ou panachées ?

Les plats qui servaient à faire des ricochets,

Les ronds et lisses pour jouer à la marelle ?

Ceux qui nous faisaient trébucher sur la plage,

Nous réchauffaient et parfois nous brûlaient les pieds ?

Ils roulaient sous nos pas, toujours ronchonnant,

Formant avec le bruit du ressac

Une symphonie terrestre,

S’enfonçant un peu plus mais renaissant ensuite.

Galets toujours groupés, en ribambelle

Semblables mais aussi si différents

 Et  au fond si solitaires.

On ne les voit pas, on ne les regarde pas.

Ils nous interpellent pourtant,

Mais on ne les entend pas.

J’aimais les toucher, les lisser de mes doigts,

Les humecter pour leur rendre leur brillant.

Je ne cherchais pas à connaître leur provenance,

Mais je leur inventais une  vie.

Entre l’animal et le végétal,

Mais en aucun cas le minéral.

Je les sentais vivre !

Et en regardant, mon petit galet,  seul, isolé des autres,

J’ai senti que j’avais un petit morceau d’éternité,

Au creux de la main.

Yvette

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Samedi 19 juillet 2008


Gouraya en Algérie,
le pays où j'ai appris à regarder la mer,
à respirer les odeurs,
à goûter, à toucher,
à écouter le roulement des galets.

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Vendredi 18 juillet 2008

Quelques pâtisseries de Gouraya

qui nous sont arrivées par la voie des airs

Et que nous avons appréciées


Jugez par vous-même , enfin de visu!

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Vendredi 4 juillet 2008

Chers Ami(e)s

Je vais vous demander encore un petit coup de pouce.

Il s’agit de voter pour une photo.

Dans la catégorie Photo Continent Afrique

Celle de Lalla habitante de Gouraya,

mon cher village d’Algérie.

Allez sur ce site :

 

http://www.zoomsurlemonde.com/#/photo/pic8759.jpg

et votez pour elle.

La famille de Miss Maghreb est issue de ce village !

Et si une  photo de ce même village remportait aussi le prix !

Ce serait sympa, non ?

Merci pour elle!

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Lundi 16 juin 2008

Nos habitudes à table

 

         Notre mère cuisinait très bien et ce que nous mangions était très varié. De toute façon, il fallait aimer car il n’y avait qu’un seul menu sur la table. Pas question de faire la grimace ! En ce qui me concerne, j’ai toujours eu très bon appétit et je mangeais de tout. Ce n’était pas le cas d’Arlette qui était très difficile, elle s’est rattrapée depuis ! Et papa, qui était comme elle, savait comment s’y prendre pour manger ce qu’il aimait. Il allait tout simplement au café maure, la gargote,  sur la place, et se faisait servir une bonne assiettée de loubias, à n’importe quelle heure de la journée. Et quand c’était la saison des fèves il se préparait des fèves à l’étouffée, c’était son régal.

Gouraya étant très cosmopolite, la cuisine suivait le mouvement : espagnole, arabe, juive, française etc.… Et maman agrémentait tout ça à sa façon. Elle avait le chic pour retrouver une recette sans avoir à la demander. Le seul fait de goûter un plat lui en indiquait  la composition - je tiens ça d’elle -  ainsi avions-nous le plaisir de manger toujours quelque chose de nouveau. Dans sa jeunesse, elle n’avait certainement pas toujours mangé à sa faim, mais elle avait travaillé chez des « bourgeois » et avait pu se rendre compte de ce qu’était une nourriture variée.

Ce qu’elle réussissait le mieux, c’était le poulet rôti en cocotte à l’huile d’olive. C’est banal comme plat mais il faut le réussir. C’était les poulets de notre poulailler, mais comme papa n’aimait pas les tuer, il demandait toujours à un indigène qui passait derrière la gendarmerie de le faire et on savait qu’il faisait toujours une prière avant de tuer le pauvre animal. En fait, mis à part le porc, on mangeait allal ! Le beefsteak était rare sur notre table. Nous avions une profusion de légumes, car papa aimait le jardin et il se targuait d’avoir un potager avec une variété impressionnante de légumes et d’arbres fruitiers. Ainsi, poivrons, fèves, tomates, courgettes prenaient régulièrement place sur notre table et nous aimions. Alors la choukchouka - prononcer tchouktchouka - qui était à base de poivrons, oignons, aubergines ou courgettes, de tomates et d’œufs pochés était couramment dégustée.
         Le couscous, n’en parlons plus, il avait droit à la première place. La dernière fois que nous avons mangé du couscous à Gouraya, c’était la veille de notre départ pour la France. Nous étions invités partout et le midi nous avions déjeuné chez le garde champêtre. L’après-midi nous sommes allés rendre une dernière visite au Caïd Lebtahi. Et il y avait un couscous qui nous attendait. Nous n’avions plus faim ! Mes parents et mes frères se sont forcés et Arlette et moi avons eu droit à un couscous au miel avec des raisins secs. C’était délicieux ! Le Caïd, qui appréciait mon père, nous a offert un superbe châle, vert et blanc, avec des grandes franges. Nous avons eu droit à une dernière visite aux tombeaux puniques et nous l’avons quitté.

Ce qu’il me reste de cette visite, c’est que je ne comprenais pas que nous fussions seuls à manger avec le caïd. Sa famille n’était pas avec nous. Et pourtant nous entendions les enfants qui riaient et qui se cachaient pour nous voir. Moi, cela me gênait. Les femmes nous servaient, c’était tout. Je crois que je n’arriverais jamais à admettre cette différence.  Pour moi, il n’y a pas d’être supérieur ; l’intelligence de même que les traits physiques du corps humain n’impliquent en aucun cas une inégalité. Notre mère nous a appris la tolérance. Aucune moquerie, aucun mouvement raciste, aucune discrimination n’était de mise chez nous. Si nous avions le malheur de signaler simplement que telle personne avait un comportement inhabituel, ou un physique étrange, elle nous remettait à notre place. Qui étions-nous pour juger ainsi ? Si nous étions à la place de cette personne, comment agirions-nous ? Si bien qu’il ne nous venait plus à l’idée de critiquer quelqu’un. Il est vrai qu’on est toujours étranger à quiconque n’est pas de notre culture. Les comportements seraient différents si, comme dans notre famille, l’éducation des enfants avait commencé très tôt. Je pense que c’est comme pour les animaux, l’instinct est là. On ne naît pas raciste, on le devient. Tout dépend qui nous a éduqués.

Arlette me rappelait que c’est là que nous avons vu, pour la première fois, une « classe » où des garçons arabes étaient assis par terre, jambes croisées et faisant mine de lire dans leurs mains ouvertes devant eux, en se balançant d’avant en arrière. Nos parents nous ont expliqué qu’ils faisaient semblant de lire les prières du Coran. En fait ils les savaient par cœur.

 Bon, je suis loin des poivrons, des tomates et du couscous !

Les merguez et le bouzoulouf étaient des mets trop épicés pour que nous, les filles, nous en mangions. Cependant, nous appréciions particulièrement la soubressade qui est une grosse saucisse piquante et rouge. Les épices étaient de rigueur : le piment de Cayenne ou felfel, le koumoun ou cumin, le safran, la harissa, les clous de girofle, le paprika. Mais nous, ce que nous utilisions, c’était un mélange tout prêt que l’on appelle le ras-el hanout et le piment de Cayenne.

Quand un bon feu nous le permettait, les brochettes de cœur, de rognons et de foie de mouton  grillaient sur la braise.

Le poisson faisait partie aussi de notre nourriture et nous n’en manquions pas. Les rougets frits et le ragoût de morue. Quelle surprise quand nous avons vu qu’en France les sardines se vendaient à la douzaine ! A Gouraya, nous les achetions au kilo. Et puis les poissons de Méditerranée ne sont pas les mêmes que ceux de l’Atlantique. En ce qui concerne les crustacés, il n’y avait pas un grand choix. Pas ou peu de langoustines. On se contentait d’arapèdes et d’oursins et ce n’était pas la plus mauvaise part. Nous mangions aussi du riz au calamar et ce qui pourrait ressembler aux paellas.

Les patates douces, nous les consommions de différentes façons : à l’étouffée, ou en confiture, c’était délicieux.

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Lundi 2 juin 2008

Nora a été elue Miss Maghreb 2008.
Merci à toutes les personnes qui ont vôté pour elle.
Sa famille est issue de Gouraya, mon cher village d'Algérie.
Bravo Nora

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Lundi 26 mai 2008

Un extrait de mes écrits sur Gouraya

.... J’ai été surprise dernièrement de voir des photos de Gouraya sous la neige. D’ailleurs, moi je n’en avais jamais vu en Algérie. A Bou-Medfa il paraît qu’il y en a eu et c’était logique vu l’emplacement du village mais j’étais trop petite pour m’en souvenir.

Il me revient que l’année où nous sommes arrivés à Saint Sébastien, en France, l’hiver 1952/53, il a neigé. J’étais à l’école quand les premiers flocons ont commencé à tomber. Toutes mes camarades ont sauté de joie, elles sont montées sur les bancs et sur les tables pour mieux voir aux fenêtres, il n’y en a qu’une qui n’a pas bougé de sa place, c’était moi. L’institutrice a été si surprise qu’elle en a parlé à ma mère. Je n’ai jamais aimé la neige, je l’ai déjà dit. Pour moi, elle cache tant de misère sous sa beauté, ce n’est qu’une apparence. J’ai toujours un recul, une aversion vis à vis de cela. Moi qui peins des tableaux, surtout des paysages, j’ai du mal à peindre la neige, je ne le fais que sur commande et je ne crois pas que je pénètre dans mon œuvre comme dans les autres et pourtant il paraît que j’exécute très bien ces paysages enneigés. Pour preuve, c’est avec un paysage de neige que j’ai obtenu un premier prix à un concours ! Alors, allez comprendre ! Ce n’est pas moi qui devais tenir le pinceau ! ...

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Samedi 24 mai 2008

Election de Miss Maghreb 2008
Voici le message que j'ai reçu de Gouraya

Je suis le papa de NORA, la candidate MISS MAGHREB 2008 aux racines de GOURAYA Je tiens d’abord à vous remercier du relais que vous nous procurez sur votre blog et vous faire part d’une nouvelle (relativement) intéressante :
NORA est 1ère finaliste du concours !!!!!
(visible sur le lien ci-dessous du blog de l’élection). Pourriez-vous nous aider de nouveau (ce serait vraiment super sympa…) pour diffuser l’info sur votre blog et autour de vous (amis, connaissance, relations de bureau, …) afin de la porter « au firmament » ? Pour cela, il faut continuer à envoyer des SMS NORA au 71071 tout en sachant que les bénéfices seront reversés à une association du pays de la gagnante. Vive Gouraya sans oublier bien sûr Mselmoun, Cherchell, Staoueli, Douaouda, Boufarik,  etc. Merci du fond du cœur.

 http://election-miss-maghreb.skyrock.com/26.html

 Cordialement,

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Mercredi 21 mai 2008

Il vous reste encore 8 jours
pour vôter
pour NORA
pour Miss Maghreb
au 71071

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Mardi 20 mai 2008




   

 Un passage de mes écrits sur Gouraya

.... Gouraya étant très cosmopolite, la cuisine suivait le mouvement : espagnole, arabe, juive, française etc.… Et maman agrémentait tout ça à sa façon. Elle avait le chic pour retrouver une recette sans avoir à la demander. Le seul fait de goûter un plat lui en indiquait  la composition - je tiens ça d’elle -  ainsi avions-nous le plaisir de manger toujours quelque chose de nouveau. 

Ce qu’elle réussissait le mieux, c’était le poulet rôti en cocotte à l’huile d’olive. C’est banal comme plat mais il faut le réussir. C’était les poulets de notre poulailler, mais comme papa n’aimait pas les tuer, il demandait toujours à un indigène qui passait derrière la gendarmerie de le faire et on savait qu’il faisait toujours une prière avant de tuer le pauvre animal. En fait, mis à part le porc, on mangeait allal ! Le beefsteak était rare sur notre table. Nous avions une profusion de légumes, car papa aimait le jardin et il se targuait d’avoir un potager avec une variété impressionnante de légumes et d’arbres fruitiers. Ainsi, poivrons, fèves, tomates, courgettes prenaient régulièrement place sur notre table et nous aimions. Alors la choukchouka - prononcer tchouktchouka - qui était à base de poivrons, oignons, aubergines ou courgettes, de tomates et d’œufs pochés était couramment dégustée. Le couscous, n’en parlons pas, il avait droit à la première place.
           La dernière fois que nous avons mangé du couscous à Gouraya, c’était la veille de notre départ pour la France. Nous étions invités partout et le midi nous avions déjeuné chez le garde champêtre. L’après-midi nous sommes allés rendre une dernière visite au Caïd Lebtahi. Et il y avait un couscous qui nous attendait. Nous n’avions plus faim ! Mes parents et mes frères se sont forcés et Arlette et moi avons eu droit à un couscous au miel avec des raisins secs. C’était délicieux ! Le Caïd, qui appréciait mon père, nous a offert un superbe châle, vert et blanc, avec des grandes franges. Nous avons eu droit à une dernière visite aux tombeaux puniques et nous l’avons quitté.

Ce qu’il me reste de cette visite, c’est que je ne comprenais pas que nous fussions seuls à manger avec le caïd. Sa famille n’était pas avec nous. Et pourtant nous entendions les enfants qui riaient et qui se cachaient pour nous voir. Moi, cela me gênait. Les femmes nous servaient, c’était tout.
         Je crois que je n’arriverais jamais à admettre cette différence.  Pour moi, il n’y a pas d’être supérieur ; l’intelligence de même que les traits physiques du corps humain n’impliquent en aucun cas une inégalité. Notre mère nous a appris la tolérance. Aucune moquerie, aucun mouvement raciste, aucune discrimination n’était de mise chez nous. Si nous avions le malheur de signaler simplement que telle personne avait un comportement inhabituel, ou un physique étrange, elle nous remettait à notre place. Qui étions-nous pour juger ainsi ? Si nous étions à la place de cette personne, comment agirions-nous ? Si bien qu’il ne nous venait plus à l’idée de critiquer quelqu’un. Il est vrai qu’on est toujours étranger à quiconque n’est pas de notre culture. Les comportements seraient différents si, comme dans notre famille, l’éducation des enfants avait commencé très tôt. Je pense que c’est comme pour les animaux, l’instinct est là. On ne naît pas raciste, on le devient. Tout dépend qui nous a éduqués....

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Dimanche 18 mai 2008

Je viens de recevoir un mail m'informant
qu'une enfant de Gouraya a été selectionnée
pour être finaliste du concours de
Miss Maghreb 2008.
Elle se prénomme Nora.

On me demande de la soutenir en envoyant
Nora au 71071
Plus il y aura de SMS envoyés
plus elle aura de chances de gagner.
le vote termine le 31 mai 2008.
Merci pour elle

Photo visible sur  http://www.miss-maghreb.com.


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Mercredi 14 mai 2008

L'école de Gouraya

Ces photos sont récentes et m'ont été confiées
par mon amie Aouicha.
L'école n'a pas changé, les arcades du préau existent toujours .
Mais le préau lui, n'a pas résisté au tremblement de terre.


Marie-Claude te souviens-tu?


Un passage de mes écrits sur Gouraya

L’école

 

     ....Nous avons fait le tour du village. Et je me dis que je n’ai pas encore tout raconté. Tenez, l’école ! J’ai simplement dit où elle était située, mais ce que nous y faisions, non. On va me rétorquer : « tout le monde est allé à l’école, on sait ce que c’est ». Mais non. La nôtre n’était pas comme les autres.   
      Non seulement elle était belle, de style arabe et toute blanche, mais en plus nous y avions des camarades hors du commun. Je ne parlerai que de la classe des grands car c’est dans cette classe que nous sommes restés le plus longtemps, mon frère, ma sœur et moi et où nos souvenirs sont les plus récents et communs.

Pour commencer, nous attendions l’instituteur dehors, dès qu’il arrivait nous nous mettions en rang devant lui puis nous entrions deux par deux dans une sorte de vestibule dans lequel nous déposions nos vêtements et ensuite nous passions dans la classe. Dans le fond de la salle, une porte nous conduisait sous un préau soutenu par de très belles arcades, et qui donnait sur une cour suffisamment spacieuse pour héberger une quarantaine de gamins turbulents.  Les « cabinets », deux pour les élèves, un pour l’instituteur. Au milieu de la cour un gros arbre mais je n’arrive pas à dire quelle sorte d’arbre, c’est étrange ! Un genre de tilleul ou alors un platane. Il y avait un retour derrière la classe avec un peu de végétation mais les instituteurs ne voulaient pas que nous y allions...

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Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.

 

 

 





























































.

 

                  

 

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