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Gouraya algérie

Mercredi 18 novembre 2009


   Aujourd'hui , je vous livre un passage de ce que j'ai écrit sur les vint années que mes parents ont passées en Algérie. C'est en recherchant Gouraya mon cher village sur le Web
 et ne le trouvant pas que j'ai décidé de chercher les communes environnantes.
 Et le nom de "Messelmoun" m'est venu à l'esprit.
 "Messelmoun" pour moi, enfant, n'était qu'un lieu-dit mais après tout si je tentais une recherche de ce côté...
 et j'ai été dirigé vers un site "gouraya .org" qui m'a ouvert toutes les portes de mon village.
J'avais entendu parler de fait de guerre (39/45) dans cette région
mais cela ne m'était pas resté en mémoire.
Donc je vous laisse lire....
Peut-être un peu long mais intéressant et un peu comique à certains passages!


39/45 et Messelmoun

 

Emportée par ma passion pour ce village, par la capacité de ma mémoire à  ralentir le temps et parfois à l’accélérer outrageusement, je crains d’être passée rapidement sur la période de guerre des années 39/45. Je n’avais que trois ans en 1945. Donc ce que j’en relaterai ne sera que par ouï dire ou à partir de recherches.


Ce qu'il reste de la ferme Sidgès à Messelmoun

 

En 1939, à la déclaration de guerre, nos parents habitaient à Sidi-Aïch. Pierrot avait neuf ans et  Jean-Claude trois.

« En Algérie, comme en Métropole, la mobilisation se fait sans heurt. La plupart des troupes stationnées dans la colonie sont transférées en Métropole pour se battre sur le front. Dès le déclenchement des hostilités, après ceux de la première guerre mondiale, de nouveaux cimetières surgissent avec leurs morts Chrétiens et Musulmans »

« 3 Juillet 1940  Mers el-Kébir. 1380 morts. Après la débâcle de 40, confrontation entre marines française et britannique.  Les Britanniques ne souhaitant pas que la flotte française ne tombe aux mains de l’ennemi, la détruisent après un bref ultimatum. Durablement l’Algérie sera anglophobe. »

« L’Algérie manque assez vite de certains produits. Pour la population musulmane la situation est pire encore, d’autant plus que nombre de travailleurs, partis en France avant la guerre, rentrent chez eux sans trouver de travail. Mauvaises récoltes… typhus… Des tensions se font jour (Zéralda). »

« Opération Torch : le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent au Maroc et en Algérie. Seuls les comploteurs sont au courant ».

Nos parents avaient eu le temps de déménager deux fois. De Sidi-Aïch, ils étaient passés par Lafayette où est née Arlette et à Bou-Medfa où je suis née.

 « L’Algérie connaît d’immenses difficultés, c’est la disette… le mécontentement est grand face au déploiement de richesses et de matériel des Américains. Les Européens d’Algérie conçoivent un sentiment de supériorité à l’égard de la France qui s’avère incapable d’agir ».

« 8 mai 1845 Sétif fête la victoire comme les autres mais cela termine en carnage »  , comme je l’ai déjà raconté.

 

Retournons à Messelmoun. Je l’ai dit plus haut : c’est ce nom qui m’a permis de retrouver Gouraya et les Gourayens. Donc je n’y reviendrai pas, cependant parmi les photos d’Algérie prises par nos parents, il y en avait une sur laquelle figurait une ferme, la ferme Sidgès à Messelmoun, le jour d’une commémoration, je pense en 1947 ou 48, je ne serais pas catégorique.

Nous y étions mes parents, ma sœur et moi, mais quel âge avions-nous  Arlette et moi? Nous étions très jeunes.  Il y avait beaucoup de personnalités invitées. Et des petits fours à profusion. Je le répète nous n’étions pas gourmandes Arlette et moi, mais voir toutes ces pâtisseries devant nous, cela nous faisait envie. Et notre mère ne voulait pas que nous nous servions, cela ne se faisait pas ! Si nous avons mangé deux gâteaux et encore... je crois bien que c'est tout. Pour nous c'était une corvée. Notre père en tant que représentant de la loi était invité et nous par la même occasion.

Mais au fait, c’était quoi au juste cette commémoration ? On y arrive. La ferme Sitgès est située entre Messelmoun et Gouraya et avait été surnommée la « ferme des Anglais » à cause de deux tombes d’Anglais probablement enterrés tout près. L’armateur Sitgès était à l’origine de l’arrivée d’Espagnols dans le village de Gouraya. En 1942, cette ferme avait abrité une rencontre ultra secrète, qui consistait en l’étude définitive des derniers détails de l’opération «Torch» en vue du débarquement futur des armées alliées en Algérie contre les forces nazies. Opération présidée par le général américain Clark qui avait regroupé des Anglais, des résistants français et aussi des Américains. Et cette rencontre a eu lieu le 22 octobre 1942 près de Gouraya. Le général était arrivé à bord d’un sous-marin Seraph, à 1h30 du matin dans la nuit du 20 au 21. A cette époque la France était dirigée par le Maréchal Pétain.  La ferme, isolée, appartenait à un ami du lieutenant de réserve Queyrat, avocat à Cherchell et était mise à la disposition des résistants. Pour ne pas éveiller les soupçons de la population, il fallait que les chefs puissent opérer en toute sécurité. Une des fenêtres de la ferme devait être allumée afin que du sous-marin, on puisse voir la ferme. A 1h30, quatre kayaks accostent, accolade, moments émouvants. Tout le monde entre dans la ferme, bateaux compris. Arrivée des autres protagonistes. Discussion vers 8h, puis repas et un peu de repos. Mais vers 16h, alerte : la police a été prévenue, et les gendarmes arrivent. Branle-bas de combat, les personnalités françaises déguerpissent et tout le reste se retrouve à la cave après avoir regroupé et caché tous les papiers et cartes d’état-major. Le général américain n’est pas content, il n’apprécie pas du tout : il ne veut pas descendre, il ne veut pas qu’on l’enferme ! En haut, on simule un banquet avec beaucoup de vin et du désordre, ce qui fut accepté. Et enfin vers 3h, retour vers le sous-marin. Mais problème de hauteur de vagues, deux gros brisants à passer. Il valait mieux avoir des barques, et le général américain qui ne voulait pas qu’on le bouscule, qui avait oublié ses lunettes, qui avait froid, finit par donner l’ordre du départ avec les kayaks, sans pantalon et les papiers stockés dans des sacs suspendus à leur cou. Il fallut s’y prendre à plusieurs fois pour que les quatre embarcations réussissent à passer les brisants, et à 5h l’opération fut terminée avec succès. Il fallut inspecter la plage pour que rien ne fût suspect et on découvrit un pantalon, celui du général Clark ! C’était en 1942 et nous étions à Bou-medfa et je n’avais pas encore six mois.
 Et voilà pour la ferme Sitgès. A l’heure actuelle, cette ferme a été livrée au vandalisme et complètement dégradée. Mais c’est sans compter quelques âmes vaillantes qui ont décidé de réhabiliter ce lieu. Une stèle avait été dressée à l’entrée de la ferme avec une inscription sur une plaque commémorative : « Ici commence la route de la libération de la France, de l’Europe et du monde du joug nazi ». Le site va être réaménagé de façon à le remettre en valeur.

 

 

Sources 
 La Guerre d’Algérie, de la Conquête à l’Indépendance : 1830-1962 par Pierre Vallaud
D’après un texte écrit par Georges le Nen qui raconte la rencontre entre Anglais, Américains et résistants français le 22 octobre 1942.
Et Gouraya.org

- Par Yvette
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Jeudi 8 octobre 2009

 Voilà l'endroit où nous allions nous baigner quand j'étais enfant.
Ce n'était pas la plus belle plage de Gouraya
mais c'était celle du village, la plus proche.
Un petit village d'Algérie dans les années 50
Et elle n'a pas changé cette plage, très reconnaissable.
C'est mon ami "Caessar de Cherchell"
qui m'a autorisé à passer ces photos sur mon blog
et je l'en remercie.
Nous ne savions pas nager ma soeur et moi,
mais avec des bouées nos frères nous entraînaient jusqu'au ponton.
Risqué quand les vagues étaient fortes!

Si vous voulez voir d'autres photos sur cette merveilleuse côte
allez sur son site "Facebook Caessar Cherchell"

Je fais en mêm temps de la pub pour le site de "Gouraya.org".

Je revis mon enfance grâce à ces deux sites!
N'est-ce pas merveilleux?

- Par Yvette
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Mercredi 8 juillet 2009

Soleil couchant sur la Méditerranée à Messelmoun,
Près de Gouraya envoyé par mon ami Caessar .
Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.

 

Paul Verlaine (Poèmes saturniens)

 

- Par Béjar
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Lundi 11 mai 2009


Gouraya, la pointe


C’est en allant en direction de la Pointe, vers les Aloès, que j’ai vu mes premiers couchers de soleil sur la mer. Je les ai découverts la dernière année de notre vie à Gouraya. J’avais des lunettes plus fortes et je pouvais apercevoir les paquebots qui n’étaient pas trop éloignés.
Le disque solaire paraissait se liquéfier derrière eux et s’étaler sur l’onde bleue. Lentement ! Mais avant de nous quitter il ne voulait pas nous laisser sans éclabousser le ciel de mille feux aux tons orangers et citronnés sur un fond de lavande mauve et indigo, les couleurs de ce beau pays. La surface de l’eau passait du bleu à l’or. C’était un embrasement total. Les derniers rayons rebondissaient sur la surface rocheuse de la côte escarpée, et l’illuminaient comme un joyau. Le monde était en suspens, immobile. Seule la respiration régulière des vagues sur la petite plage en contrebas se faisait entendre. Le vent chaud soufflait la poussière ocre-grise en spirales. L’odeur iodée et acre des algues et de la terre sous l’effet des derniers rayons chauds remontait vers nous. C’est un parfum qui ne me quittera jamais.

Ces instants étaient magiques.

- Par Béjar
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Dimanche 5 avril 2009

Gouraya, au début du 20ème siècle



                          L'entrée de mon petit village d'Algérie, Gouraya.
                 L'infirmerie à droite, nous disions aussi le dispensaire.
    La photo est très ancienne, à mon époque la route était goudronnée
- Par Béjar
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Jeudi 26 février 2009




                                        Un petit passage sur mon enface
            En Algérie, à Gouraya chaque gendarme avait le droit d’avoir des poules.  Nous aussi, nous en avions. Mais quand je revois ce poulailler, je pense aux dindons qui faisaient «glou-glou-glou » quand on sifflait mais surtout à Nénette notre sanglier. En fait, c’était une laie.

Au cours d’une battue notre père, qui était chasseur, ( Horreur! je vous entends d'ici!) l’avait rapportée tout bébé à la maison car sa mère avait été tuée et elle-même était blessée. Nous n’avions jamais vu de marcassin et il pensait nous faire plaisir en nous le ramenant. Maman était horrifiée de voir ce carnage, il n’était pas question de laisser cette  petite chose toute zébrée sans soins. Elle avait encore des biberons nous appartenant, et notre Nénette a pu être nourrie et sauvée. Quand elle a commencé à manger les tétines de caoutchouc, à glisser sur le carrelage et se casser la figure dans la maison, elle fut installée dans le grand poulailler. Elle mangeait des glands grillés, des glands doux, qui étaient si bons que j’allais lui en chiper. Mon frère Pierrot lui faisait faire de grandes promenades aux alentours, elle le suivait comme un chien. Tout le monde la connaissait dans le village.

Un jour qu’elle avait décidé de faire sa promenade toute seule, elle est partie en direction du petit bois, voir les campeurs, et s’est aventurée parmi les tentes : la panique !!! Elle a failli se faire tuer, les campeurs s’étant armés de fourches et de bâtons. Heureusement pour elle, un indigène l’a reconnue et il est venu nous prévenir.
Nous sommes entrés en France et il a fallu la laisser, plutôt l'euthanasier. J'en ai des frissons encore quand j'y pense, elle ne pouvait pas être confiée à un zoo, sa colonne vétébrale, abîmée par les chiens lors de sa capture, n'était pas droite. Elle était difforme.

- Par Béjar
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Samedi 8 novembre 2008

La gendarmerie de Gouraya vers 1900

Carte postale datant de 1900/1920
Gouraya, Souvenirs
Extrait de mes souvenirs sur Gouraya

Du bâtiment de la gendarmerie, je pourrais en faire un plan détaillé. Mais là n’est pas mon but. Simplement, c’était à l’origine un fort, de construction carrée, avec à deux angles opposés, une tourelle carrée elle aussi, à créneaux. Rien de très particulier mais la bâtisse était imposante par son architecture plus que par sa hauteur car il n’y avait pas d’étage. Les logements prenaient toute la façade (avec le porche d’entrée) et le côté gauche. L’arrière était composé de la prison,  de la « grange » où l’on stockait la paille pour les chevaux, des écuries, de la buanderie et des cabinets,  et le quatrième côté, avec une sortie vers les jardins, comprenait l’armurerie (la salle d’armes) avec son poste émetteur et notre véranda. La cour, carrée bien sûr, était bordée intérieurement d’un trottoir et l’on y comptait un citronnier, un mandarinier, un oranger amer bigaradier, un oranger  simple et contre notre tonnelle, un oranger avec des toutes petites oranges délicieuses.
          L’été, quand le soleil était au zénith, la température était intenable dans cette cour. Aussitôt après déjeuner la sieste était obligatoire. Personne ne traînait. Tout paraissait pétrifié : les enfants, les chevaux dans les écuries. Les volets étaient fermés, nous vivions dans l’obscurité rafraîchissante. Inutile de s’allonger sur un lit, il y faisait trop chaud. Le carrelage frais était dur mais accueillant. Petit à petit, le bruit reprenait, d’abord en sourdine pour ne pas éveiller les dormeurs, et plus intensément au fur et à mesure que le temps passait.

(J’ai retrouvé une très vieille carte postale de cette gendarmerie, qui datait du début du vingtième siècle. Ce n’était pas merveilleux. Je ne sais pas à quelle date les gendarmes se sont installés dans ce fort. Avait-il été construit justement pour les gendarmes ? Quand nous sommes arrivés à Gouraya le bâtiment avait certainement été en réfection. Les jardins comme la façade et la cour étaient bien entretenus. Quand j’ai repris contact avec Gouraya, j’ai appris avec surprise que cette bâtisse existait toujours, mais évidemment avec le temps elle avait été « recyclée ». Les deux tourelles ont été chapeautées de tuiles et la façade clôturée.)

- Par Béjar
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Jeudi 23 octobre 2008

Photo d'école de Gouraya


                                   Gouraya 1950/1952 dernière année dans ce village. Ma soeur est en 6ème à Cherchell.
                 Je suis au milieu, 3ème à partir de la droite avec toujours un noeud sur le dessus de la tête,
       des cheveux  blonds très bouclés et des anglaises très longues!!! Quelle chevelure! et qu'en reste-t-il ? hélas!
- Par Béjar
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Mercredi 22 octobre 2008

Photo d'école de Gouraya


Gouraya 1950/1951
Les garçons sont partis dans une autre école, il ne reste que les filles Arabes et Françaises.
Ma soeur Arlette: rang du milieu, 3ème à partir de la droite avec noeud dans les cheveux.
Moi, Yvette, en bas de la photo à l'extrême droite avec un noeud dans les cheveux.

- Par Béjar
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Mardi 21 octobre 2008

Photo d'école de Gouraya


                  Gouraya 1949/1950: école de filles Arabes et Françaises avec garçons Français de 7 à 14 ans
                                             A l'extrême droite rang du milieu: mon frère Jean-Claude
                          A ses pieds au premier rang, ses  soeurs : Arlette et moi la plus petite des deux.
- Par Béjar
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  • : 04/04/2008
  • : Mes passions: poésie, peinture, la Loire, les chats et tous les animaux. Mes souvenirs d'enfance en Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-Medfa, etc.

Moi

  • : peinture poésie écriture animaux Algérie
  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Yvette

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La peinture et moi

La peinture et moi

 









La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.



Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

 

Si l’envie vous prend
de parcourir tous mes articles,
vous découvrirez que j’ai plusieurs passions,
en dehors de ma famille, cela va de soi.

Pour les animaux et plus spécialement
pour les chats.
Beaucoup d’histoires
car ils ont été nombreux
ceux qui ont accompagné ma vie.

Pour la peinture.
Je vous montrerai certaines
de mes créations à l’huile.
Pour la poésie et l’écriture.
J’ai commencé à écrire mes mémoires
– mon enfance en Algérie -,
vous pourrez lire quelques passages
de mes écrits et des poèmes
sur ce qui ne peut être peint.

Et puis je vous parlerai
de ma ville d’adoption :
Saint Sébastien sur Loire.

Pour vous permettre
de vous y retrouver
choisissez la catégorie
dans la colonne de droite.
N’hésitez pas à ajouter
un commentaire sous mes articles,
si le cœur vous en dit.

Mon nom de blog est « Béjar » ,
mon prénom : Yvette

 

 

 




























































 

 

                  

 

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c'est quand on dit : Tu
à tout le monde,
et que tout le monde
nous dit : Vous"

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