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Poésie d'auteurs

Jeudi 5 novembre 2009


Eclat de rose......à Maryse

Tu as vécu Maryse comme vivent les roses,
En éclat du printemps, en fraîcheur du matin.
La mort t'a emportée, Ô cruel destin,
Au jardin éternel que les larmes arrosent.

Tu t'es battue longtemps, si belle fleur éclose,
En pétales de velours et robe de satin,
Pour goûter de la vie les douceurs du festin.
Du terrible combat à présent tu reposes.

Ton âme s'est enfuie, ton corps reste bien seul,
Dans la nuit noire et froide, couchée dans ton linceul.
Les fleurs et les étoiles sont filles de l'Univers,

Elles naîssent,vivent et meurent, cycle d'infinité.
Au rythme des saisons revient toujours l'été,
La rose refleurira après un long hiver!

Dominique Simonet

- Par Yvette
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Dimanche 25 octobre 2009
  • José-Maria de HEREDIA   (1842-1905)

 

Brise marine

L'hiver a défleuri la lande et le courtil.
Tout est mort. Sur la roche uniformément grise
Où la lame sans fin de l'Atlantique brise,
Le pétale fané pend au dernier pistil.

Et pourtant je ne sais quel arome subtil
Exhalé de la mer jusqu'à moi par la brise,
D'un effluve si tiède emplit mon coeur qu'il grise ;
Ce souffle étrangement parfumé, d'où vient-il ?

Ah ! Je le reconnais. C'est de trois mille lieues
Qu'il vient, de l'Ouest, là-bas où les Antilles bleues
Se pâment sous l'ardeur de l'astre occidental ;

Et j'ai, de ce récif battu du flot kymrique,
Respiré dans le vent qu'embauma l'air natal
La fleur jadis éclose au jardin d'Amérique
.

- Par Yvette
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Lundi 28 septembre 2009




Quand on est chat, Jacques Roubaud

Quand on est chat on est pas vache
On ne regarde pas passer les trains
En mâchant des pâquerettes avec entrain
On reste derrière ses moustaches
(Quand on est chat on est chat)

Quand on est chat on est pas chien
On ne lèche pas les vilains moches
Parce qu'ils ont du sucre plein les poches
On ne brûle pas d'amour pour son prochain
Quand on est chat on est pas chien
On passe l'hiver sur le radiateur
(Quand on est chat, on est pas chien).

On passe l'hiver sur le radiateur
A se chauffer doucement la fourrure
Au printemps on monte sur les toits
Pour faire taire les sales oiseaux
On est celui qui s'en va tout seul
Et pour qui tous les chemins se valent
(Quand on est chat, on est chat).
(Jacques Roubaud)

- Par Béjar
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Vendredi 25 septembre 2009

La baie d'Alger, magnifique aquarelle de Farid Benyaa
Un peintre de grand talent

Là-bas, en Algérie 

 

 

Sur un passé lointain, cette image demeure

De l’oasis de rêve aux confins du désert,

Maisons peintes de bleu, mon âme  tout de vert,

Je  me souviens toujours et ma mémoire pleure ! 

 

On ne peut oublier quand un moment écœure,

Lorsque tombe l’ami, son sang, sa vie, il perd,

A la Patrie, un corps trop jeune fut offert !

Y pense-t-on vraiment que vient la dernière heure ? 

 

Le vent pose du sable au creux du souvenir!

Mon Pays a laissé le choix d'appartenir,

Eteint l’hostilité, le feu mortel des armes. 

 

Pourquoi mener toujours l’inutile combat

Qui sème la rancœur et fait couler les larmes,

N’est-il plus grand trésor qu’un cœur d’homme qui bat ?

  Dominique Simonet

- Par Béjar
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Samedi 19 septembre 2009


L'amitié (Dominique Simonet)

L'amitié se découvre au jardin de l'enfance,
En massifs parsemés de toutes les couleurs,
On cueille des bouquets, l'on choisit bien les fleurs,
On aime leur parfum ou leur exubérance.

En choisissant l'ami, le matin d'un beau jour,
Un rayon de soleil sur notre coeur se pose,
A l'épaule une main qui se tend et repose,
Au visage un éclat qui court et dit bonjour.

On bâtit des piliers pour cette forteresse,
Les valeurs dans l'abri fait de solidité,
De respect, de partage et de sincérité,
Imprenable et brillant au ciel de la jeunesse.

L'amitié se cultive avec beaucoup de soins,
Elle est comme l'amour, soeur de la confiance,
Pour la garder, souvent, il faut de la vaillance
Et lutter sans arrêt, se battre de ses poings.

Sentiment généreux, merveilleux et fragile,
Qui ne peut supporter écart ou trahison,
Elle est le compagnon de l'âme et la raison,
Mais faiblesse pourtant de l'homme aux pieds d'argile.

L'amitié qui s'en va vous laisse en désarroi,
En brisant le maillon d'une si longue chaîne.
Une bessure au coeur, une bien lourde peine,
Lorsque l'ami s'éloigne, on perd beaucoup de soi !


Dominique Simonet
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- Par Yvette
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Lundi 14 septembre 2009



Ma Mina, toujours tirée à quatre épingles.
Toujours propre, toujours blanche!
Mais hélas toujours en sursis!

Chatte blanche, Charles Cros


Chatte blanche, chatte sans taches,
Je te demande, dans ces vers,
Quel secret dort dans tes yeux verts,
Quel sarcasme sous ta moustache.
Tu nous lorgnes, pensant tout bas
Que nos fronts pâles, que nos lèvres
Déteintes en de folles fièvres,
Que nos yeux ne valent pas
Ton museau que ton nez termine,
Rose comme un bouton de sein,
Tes oreilles dont le dessin
Couronne fièrement ta mine.
Pourquoi cette sérénité ?
Aurais-tu la clé des problèmes
Qui nous font frissonnant et blêmes,
Passer le printemps et l'été ?
Devant la mort qui nous menace,
Chats et gens, ton flair, plus subtil
Que notre savoir, te dit-il
Où va la beauté qui s'efface,
Où va la pensée, où s'en vont
Les défuntes splendeurs charnelles ?
Chatte, détourne tes prunelles ;
J'y trouve trop de noir au fond.
(Charles Cros)



Charles Cros, né à Fabrezan , (Aude) le 1er octobre 1842,
 originaire de d'une famille de Lagrasse (Aude)
 et mort à Paris le 9 août 1888,
est un poète et inventeur français.

- Par Yvette
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Mardi 8 septembre 2009



PRIÈRE  DE  L'ARTISTE

 

Alors que l'on se croit éloigné du pinacle,

Des gens, dans la coulisse, ont formé ce cénacle

Afin que nous puissions saisir

Le talent que l'artiste a jeté sur sa toile

Ou celui d'une voix, d'une future étoile

Qui nous transporte avec plaisir.

 

Ensemble, franchissons le seuil de l'habitude,

Escaladons le mur de notre solitude

Et laissons dire notre cœur

Par un coup de pinceau, par quelque prosodie,

Par la danse et la scène et par la mélodie

Qu'entonne doucement le chœur.

 

Remercions l'Éternel, louons son saint empire,

Pour ce trait de génie, en nous, qui nous inspire

Des chefs-d'œuvre presque parfaits,

Surgis de notre esprit, mais encor de notre âme,

Pour lesquels c'est Dieu seul, certes qu'on le proclame,

L'unique auteur de ces bienfaits...

  Diane Descoteaux

- Par Béjar
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Mercredi 2 septembre 2009

Sur le chemin de Compostelle

 

 

Parfois la vie est une ornière,

Quand l'âme sombre au souterrain,

Il semble que la terre entière

Souffre d'un mal contemporain.

Alors, on va, tel un marin,

Chercher au ciel qui se constelle,

Sa bonne étoile, en pérégrin,

Sur le chemin de Compostelle.

 

Chacun y trouve sa lumière,

Un pur joyau dans son écrin,

Le long flot bleu d'une rivière

Et le vert pré du riverain.

La paix revient, comme un refrain,

Dans un torrent, sa cascatelle,

En écoutant tinter l'airain

Sur le chemin de Compostelle.

 

L'esprit s'élève à la prière

Dans les senteurs du romarin,

Des champs d'espoir et de bruyère

D'un avenir doux, plus serein.

Posant la peine et le chagrin,

L'on cueille une fleur d'immortelle

Pour la brandir avec entrain,

Sur le chemin de Compostelle.

 

 

ENVOI

 

Croyant, athée ou malandrin,

Lorsque le temps vous écartèle,

Soyez un jour ce pèlerin,

Sur le chemin de Compostelle.


Dominique Simonet




La légende

Vers l’an 813, selon la tradition relatée
dans la « Concordia de Antealtares »  écrite vers 1077,
vivait près de l’église de San Felix (saint Félix)
un ermite nommé Pelayo (Pélage).
La présence du corps de Saint Jacques
lui fut annoncée par un ange,
alors qu’au même moment
les fidèles de l’église étaient avertis par des lueurs divines.

L’évêque d’Iria-Flavia (aujourd'hui Padrón),
Théodomir, après avoir vérifié l’existence de cette révélation,
mena les fidèles à l’endroit indiqué,
nommé depuis « campus stellarum »,
et y découvrit le tombeau revêtu de marbre.

Sources : Wikipedia

- Par Béjar
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Samedi 29 août 2009

Hier j'ai reçu ce charmant poème de
Georges Levy link
qui m'a ému.
Je vous le livre car je ne pouvais pas ne pas vous le faire lire.
Il parle de mon pays natal qui fut le sien aussi,
de mon pays d'adoption et de la Loire
ainsi que de ma passion pour la peinture.



Merci Georges

La Loire prend sa source au Mont-Gerbier-de-Joncs,
Bien avant qu'Yvette coulât sa jeunesse à Gouraya,
Et que le vent de l'Histoire effaçât tous ses pas.
Maintenant à Saint-Sébastien renaît son inspiration
Près d'un fleuve qui jadis coupât la France en deux.
Elle y a planté son chevalet sur les bords sableux ,
Etale ses couleurs qui ont la douceur de la Loire,
Où naitra un chateau  devant son eau nonchalante,
Met en vers la fin du jour et la naissance du soir,
Et chante son patrimoine comme le fait une amante
De ce pays paisible, qui résonne
Encore ...du mot de ... Cambronne !



Georges Levy

- Par Béjar
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Mardi 25 août 2009

L'île Clémentine

Francis VIELÉ-GRIFFIN, la Loire


 

La lente Loire passe et, d'île en île,

Noue et dénoue au loin, son bleu ruban moiré ;

La plaine, mollement, la suit, de ville en ville,

Le long des gais coteaux de vigne et de forêt.

 

Elle mire, orgueilleuse, aux de sa traîne

Le pacifique  de mille peupliers,

Et sourit doucement à tout ce beau domaine

De treilles, de moissons, de fleurs et d'espaliers.

 

Ce jardin fut le nôtre, un peu de temps encor,

Ta  main tendue en cueillera les roses ;

J'ai regardé fleurir dans sa lumière d'or

La fine majesté des plus naïves choses.

 

Les reines ont passé : voici la royauté

Des Lys, que leur blason au parterre eût ravie,

Et voici, fraîche encor d'éternelle beauté,

La frêle fleur  à l'Arbre de la Vie.

 

Francis VIELÉ-GRIFFIN

(1863 - 1937)

- Par Béjar
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Présentation

  • : Le blog de Béjar
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  • : 04/04/2008
  • : Mes passions: poésie, peinture, la Loire, les chats et tous les animaux. Mes souvenirs d'enfance en Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-Medfa, etc.

Moi

  • : peinture poésie écriture animaux Algérie
  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Yvette

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La peinture et moi

La peinture et moi

 









La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.



Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

 

Si l’envie vous prend
de parcourir tous mes articles,
vous découvrirez que j’ai plusieurs passions,
en dehors de ma famille, cela va de soi.

Pour les animaux et plus spécialement
pour les chats.
Beaucoup d’histoires
car ils ont été nombreux
ceux qui ont accompagné ma vie.

Pour la peinture.
Je vous montrerai certaines
de mes créations à l’huile.
Pour la poésie et l’écriture.
J’ai commencé à écrire mes mémoires
– mon enfance en Algérie -,
vous pourrez lire quelques passages
de mes écrits et des poèmes
sur ce qui ne peut être peint.

Et puis je vous parlerai
de ma ville d’adoption :
Saint Sébastien sur Loire.

Pour vous permettre
de vous y retrouver
choisissez la catégorie
dans la colonne de droite.
N’hésitez pas à ajouter
un commentaire sous mes articles,
si le cœur vous en dit.

Mon nom de blog est « Béjar » ,
mon prénom : Yvette

 

 

 




























































 

 

                  

 

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"Vieillir,
c'est quand on dit : Tu
à tout le monde,
et que tout le monde
nous dit : Vous"

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