Mercredi 2 septembre 2009
Sur le chemin de Compostelle
Parfois la vie est une ornière,
Quand l'âme sombre au souterrain,
Il semble que la terre entière
Souffre d'un mal contemporain.
Alors, on va, tel un marin,
Chercher au ciel qui se constelle,
Sa bonne étoile, en pérégrin,
Sur le chemin de Compostelle.
Chacun y trouve sa lumière,
Un pur joyau dans son écrin,
Le long flot bleu d'une rivière
Et le vert pré du riverain.
La paix revient, comme un refrain,
Dans un torrent, sa cascatelle,
En écoutant tinter l'airain
Sur le chemin de Compostelle.
L'esprit s'élève à la prière
Dans les senteurs du romarin,
Des champs d'espoir et de bruyère
D'un avenir doux, plus serein.
Posant la peine et le chagrin,
L'on cueille une fleur d'immortelle
Pour la brandir avec entrain,
Sur le chemin de Compostelle.
ENVOI
Croyant, athée ou malandrin,
Lorsque le temps vous écartèle,
Soyez un jour ce pèlerin,
Sur le chemin de Compostelle.
Dominique Simonet
La légende
Vers l’an 813, selon la tradition relatée
dans la « Concordia de Antealtares » écrite vers 1077,
vivait près de l’église de San Felix (saint Félix)
un ermite nommé Pelayo (Pélage).
La présence du corps de Saint Jacques
lui fut annoncée par un ange,
alors qu’au même moment
les fidèles de l’église étaient avertis par des lueurs divines.
L’évêque d’Iria-Flavia (aujourd'hui Padrón),
Théodomir, après avoir vérifié l’existence de cette révélation,
mena les fidèles à l’endroit indiqué,
nommé depuis « campus stellarum »,
et y découvrit le tombeau revêtu de marbre.
Sources : Wikipedia
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