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BEJAR PASSION

BEJAR PASSION

MES PASSIONS AU FIL DES JOURS

Publié le par Yvette
Publié dans : #bucolique, #moineaux, #abreuvoir, #jardins nature

Certaines photos méritent d'être vues en grand pour mieux voir les plumes. Un simple clic sur la photo et c'est tout!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Eh! les copains, venez voir! Y a du nouveau  en bas! On nous a retiré notre vielle barquette et on l'a remplacée par une plus belle et plus grande!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Ah ! oui c'est vrai! mais moi j'ai des doutes, elle me parait profonde. Tu crois qu'on va pouvoir s'en servir de piscine?

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Oui tu as raison, vu du bord ça fait profond!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

On peu boire sans sauter sur le bord, moi j'y arrive.

Oh! mais quel trouillard celui-là!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Regarde-moi, regarde, je vais plonger!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Je vais essayer à mon tour. Mais c'est qu'elle est bonne cette eau!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Doucement les enfants, doucement!

Il faut d'abord étudier si c'est profond!

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Je plonge à mon tour ! Regardez!

Ah! on me voit su la photo? je suis derrière!

Tu prends des risques tu sais.

Nouvel abreuvoir/piscine: la découverte!

Vous avez vu? Ca y est! Regardez mes plumes, elles sont toutes gonflées! Je suis tout propre.

Oh! ceui-là il m'énerve, je préfère partir, je verrai ça quand je serai seul!

 

 

 

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"De mots et d'images"

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Blog en Pause

Article programmé

 

Famille Coq, troisième et dernier épisode

Coquine et Chouchou les inséparables

Même famille que Chipie et Dorothée (voir articles précédants)

Coquine : surnom, Coqueline, Maman Coq

Chouchou : pas de surnom. Chouchou lui convenait à merveille.

Coquine est arrivée avec ses deux derniers petits vers le 15 août 1994. (voir les deux précédants articles) .

Quand les vacances furent finies, il fallut se décider à séparer cette petite famille. Nous avons trouvé à placer la petite chatte noire chez une voisine qui aime les animaux. J’avais confiance en elle. Patricia prenait le petit frère aux yeux bleus, quant à Coquine, sa maîtresse devait la donner à sa mère. Nous, nous gardions les deux premières petites sœurs.

Quand la jeune femme est revenue de son stage, je l’ai déjà dit, Coquine était chagrinée. Au cours de notre conversation, nous avons appris que la mère de la jeune femme n’était pas du tout intéressée par la récupération de la chatte : encore une petite bête non désirée, future malheureuse. Nous ne savions plus quoi faire. Ils étaient tous si mignons. Et puis dans le lot il y avait trois chattes, avec tous les risques de reproduction que cela comportait. Et nous avions déjà cinq autres chats : Bip, Ati, Mimitte, Fifi, Calypso. Il fallait prendre une décision rapidement, car le déménagement était imminent. « Bon ! On garde aussi Coquine ». La jeune femme fut rassurée et nous laissa dans notre boîte à lettre avant de partir une somme couvrant les frais d’opération pour Coquine. C’était gentil de sa part, surtout qu’elle ne devait pas gagner une fortune. Pas moyen de la remercier, elle était partie !

 

Chouchou avait de très beaux yeux bleus. Photo scannée

Chouchou avait de très beaux yeux bleus. Photo scannée

Donc, Patricia a emmené son petit Chouchou. Elle avait déjà un autre chat, plutôt une chatte qui venait du lotissement voisin et qu’elle nourrissait. Mais notre Chouchou a mal réagi. Il miaulait sans cesse, perdu sans sa mère. Notre Coquine chez nous était triste aussi, elle n’avait plus ses deux petits. Elle ignorait complètement Chipie et Dorothée qu’elle n’avait pas reconnues. Si bien que Patricia nous a demandé de lui donner Coquine. Et voilà tout le monde heureux : les deux petites sœurs ensemble chez nous et Coquine et son fils chez Patricia.

Le petit chat était chouchouté par toute la famille et surtout par sa mère, d’où son nom de Chouchou. Mais dans le lotissement où habitait Patricia et sa famille à l’époque, les chats disparaissaient mystérieusement. Il ne lui restait que ses deux dernières recrues qui n’allaient pas loin. Elle était démoralisée. Nous avions la maison à Arthon qui nous servait pour les vacances, c’était loin mais là au moins pas de voisinage. Mais tout n’est pas aussi simple qu’on peut le penser. La maison n’était pas prête à recevoir toute la famille tout de suite, il fallait installer le chauffage et retirer nos meubles. De plus Patrick, notre gendre, avait proposé la candidature de Patricia pour un remplacement dans son entreprise.

Chochouté par sa maman Coq. Photo scannée

Chochouté par sa maman Coq. Photo scannée

..Après bien des péripéties, tout le monde est arrivé chez nous à St Sébastien en attendant, chats y compris. Quatre adultes, deux enfants en bas âge, neuf chats, deux chiens ! Quand la maison fut prête, Patricia travaillait encore, son remplacement n’était pas fini. Le déménagement eut lieu mais les deux chats n’ont pas suivi, ils auraient été malheureux tout seuls, soit enfermés dans une maison inconnue, soit livrés à eux-mêmes dehors. On les a gardés et même par la suite, il n’était pas question de les déraciner encore ; nous avions une famille formidable, pas de heurts entre eux, le soir ils se couchaient deux par deux, les petites sœurs, la mère et son petit ; ils attendaient que je les couche, c’était un vrai plaisir, les cinq autres n’étaient pas du tout perturbés.

Calypso s’était trouvé un copain ; elle jouait avec Chouchou qui avait grandi, c’était une joie de les voir se bagarrer tous les deux. Ils se fixaient pendant un long moment, face à face, la tête légèrement penchée, pour mieux viser la gorge de l’autre. Ils ne bougeaient pas, puis l’un des deux commençait à remuer la queue ou une fesse, l’autre suivait au même rythme et ils tournaient très lentement, centimètre par centimètre, comme une valse au ralenti, les oreilles en arrière, en sortant la langue et en avalant la salive, ressemblant à deux tigres prêts à s’entre-tuer. Quelle patience ! Et quel suspens pour les spectateurs ! Et puis, brusquement c’était la grande bagarre, sans bruit. Ils se mordaient la gorge et se labouraient le ventre avec les pattes arrières, toutes griffes rentrées. Ils se séparaient quand ils voyaient qu’ils étaient le centre d’attraction de la maisonnée, un peu vexés de s’être laissé surprendre. Personne n’osait agir parmi l’assemblée. C’était un jeu, ils le savaient

Coquine ou Maman Coq, très joueuse. Photo scannée

Coquine ou Maman Coq, très joueuse. Photo scannée

Chouchou a fait partie de ceux qui m’ont quittée quand j’étais malade. Un dimanche matin, il est sorti très tôt, c’était la veille de Noël. Il était le seul à sortir du terrain, il n’est jamais revenu. Nous avons pensé qu’il avait dû se faire culbuter par une voiture ou qu’il s’était fait attaquer par un chien. Chouchou arrivait toujours quand on le sifflait. Nous avons distribué des papiers avec son signalement et notre numéro de téléphone dans tout le quartier mais peine perdue, il n’est jamais revenu. Je pense qu’il est mort car plusieurs personnes, radiesthésistes, ont été unanimes, notre gentil Chouchou n’était plus de ce monde. Il était gris foncé et noir avec un beau regard bleu, un peu triste. Il adorait sa mère et ses sœurs qui le bichonnaient toutes. C’est ce qui me fait penser qu’il n’est pas parti à l’aventure.

Nous n’avons jamais su ce que ressentait Coquine. Elle a pleuré un peu, mais pas longtemps, Chipie une fois de plus comprenant qu’il se passait quelque chose l’a consolée. Mais moi, j’étais inconsolable. Je l’ai attendu pendant des mois. Par la suite Coquine qui a beaucoup grossi, s’est retrouvée en consultation et il fut décidé de la faire opérer pour remplacer la pilule. Tout s’est bien passé, elle était très docile et nous laissait refaire son pansement sans problèmes.

Que faut-il rajouter sur la sensibilité des chats, quand nous avons vu le chagrin de notre Coquine qui venait de perdre sa grande amie Anka le berger allemand ? Plus d’une semaine après elle pleurait toujours son amie, son support, son poteau. C’était affreux de la voir chercher la chienne, partout. Il n’y avait que dans mes bras ou auprès de Chipie qu’elle se calmait un peu. C’était la première fois que j’assistais à un tel chagrin de la part d’un animal, surtout une chatte vis à vis d’un chien. Ma pauvre Maman Coq !

Troisième disparition : Calypso nous a quittés. Et la plus malheureuse encore fut notre Coquine. Ses deux meilleures copines sont parties à un mois d’intervalle. Elle avait du mal à accepter. Elle était triste et les appelait. Je craignais pour sa santé. Après le départ de Calypso, c’est elle, notre Maman Coq qui est devenue le chef de file ! Notre Coquine est bien sûr partie elle aussi, c’était une bonne mère. A l’époque ils étaient treize chats chez nous. J’ai noté toutes les dates de leur arrivée et de leur départ. Depuis nous en avons adopté d’autres qui sont partis eux aussi mais maintenant, je n’en ai plus que quatre, notre âge et notre santé ne nous permettant plus de faire d’autres « récupérations ».

Fin de la série: La famille Coq.

Extrait de mon livre, Une bien belle petite famille

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion
Ca presse!

Oh! là là vite, vite j'me presse!

Ca presse!

Pas de temps à perdre! Ca urge!

Ca presse!

Qu'est-ce qu'il a Patapon? où court-il si vite?

Ca presse!

J'y vais aussi, ça doit être important! Attends-moi Patapon, j'arrive!

Ca presse!

J'veux pas rater ça!

Ca presse!

Ouf! ça y est j'y arrive, il était temps!

Ca presse!

Où est-il passé? je n'y comprends rien. Patapon!!!!

Ca presse!

Je sens que j'ai encore raté quelque chose , moi!

Ca presse!

Pauvre Théo, il a encore rien compris. C'est toujours comme ça avec lui! Quand je dis: ça presse, ça veut tout dire, mais chez lui ça ne fait pas "tilt" dans son cerveau!

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion, #chats

Je continue sur ma lancée

Ati, petite chatte noire est arrivée chez nous en faisant comme Biquet,

en forçant la porte de notre cœur!

Article un peu long, mais cette petite chatte méritait qu'on ne l'oublie pas.

Ati la doyenne, elle était belle. Photo scannée!

Ati la doyenne, elle était belle. Photo scannée!

Ati, la doyenne.

 

Nom d’origine : Nounouche  (décembre 1975)

Surnommée Ati, Atiloup, Louloute, La Loute,  Vieux pou, vieux croûton, Patte de fer et j’en oublie …

On dit : Qui pignoche, vivoche. Eh bien ! Voilà Ati. Vingt-deux ans près de nous, vingt-deux ans de soins.

Déjà quand nous l’avons vue pour la première fois à la SPA, en décembre 1975, où nous allions toutes les semaines Patricia et moi, rendre visite et gâter un peu tous ces malheureux, nous savions que nous aurions beaucoup à faire pour cette petite chatte. Elle était si menue, maigre ; elle passait par les plus petits interstices de l’enclos, et allait rendre visite aux chiens. Mais le pire, elle était déhanchée. Elle nous suivait partout dans les locaux de la SPA, mais le plus émouvant, c’est qu’elle s’était glissée sous mon grand manteau et commençait à grimper le long de mon pantalon. Ce n’était pas un bébé pourtant, mais elle voulait que nous l'emmenions. Patricia pleurait, elle voulait qu’on l’adopte. Comment faire ? Nous n’avions pas de panier et un chat de plus à la maison, il n’en était pas question. Tant pis, on tente le coup. Et voilà, notre petite bête qui nous a suivies en clopinant dans tout le refuge jusqu’au bureau. Elle nous avait choisies, nous ne pouvions pas la laisser. Elle a fait le trajet dans un carton dans la voiture. L’aventure commençait. Le soir même, la chatte était prostrée, fiévreuse. Elle avait un abcès à la patte. Ensuite, des problèmes intestinaux et pour clore le tout, la teigne. Pauvre petite misère  (suite plus bas!)

Ati au retour de chez le véto. Sage, elle n'a pas retiré son bandage! mais il lui fallait aller aussitôt dans son jardin

Ati au retour de chez le véto. Sage, elle n'a pas retiré son bandage! mais il lui fallait aller aussitôt dans son jardin

Donc, antibiotiques et traitement pendant quatre semaines contre la teigne. Un vrai calvaire pour cette petite chatte minuscule. Elle faisait pitié. Du fait de sa maigreur, son déhanchement paraissait beaucoup, mais avec une bonne nourriture cela s’atténuerait. Elle nous en a fait voir de toutes les couleurs durant ces vingt-deux années. D’abord pour sa teigne, elle s’est sauvée de chez le vétérinaire. Elle avait réussi à sortir du panier et rentrer dans un jardin où il y avait des chiens et il commençait à faire nuit. Heureusement, on lui avait appris à répondre au sifflet, si bien qu’on l’a retrouvée sur un toit. Le traitement fini, tout allait bien, mais elle s’est trouvée un copain et voilà notre petite bête enceinte. Impossible d’accoucher, il a fallu l’intervention du vétérinaire. Nous avons fini par décider de la faire opérer pour que ce problème ne se reproduise plus. C’était au printemps 1976, cela faisait à peine six mois que nous l’avions.

Près de chez nous, il y avait un terrain sur lequel un voisin avait entreposé des planches d’échafaudages. C’était branlant et elle avait l’habitude d’y aller. Et comme cadeau de début d’année, le 2 janvier 1977, elle réussit à rentrer à la maison, à sauter sur la table, y laisser des traces de sang, avec une patte cassée, fracture ouverte. Vétérinaire de garde de l’autre côté de la ville, opération un dimanche, facture importante, mais tant pis. Notre Louloute s’est retrouvée avec une broche qu’elle a gardée toute sa vie. Vers la fin de son existence, avec le retrait des os et des chairs, on sentait facilement la tige de métal. On l’appelait la Dame de fer.

Mais tout n’était pas fini pour elle. Je continue. Ses poils tombaient, elle finissait par se retrouver presque nue. Donc, traitement. Tous les 6 mois elle avait une piqûre, puis cela devenait plus fréquent, et ce genre d’eczéma fut remplacé par un œdème pulmonaire. Quand elle avait des crises, elle allait se cacher dans la vigne, et on avait de la peine à la retrouver. On l’a emmenée trois fois en urgence et mise sous oxygène, et toujours chez un vétérinaire de garde. Donc, toujours sous Lasilix, le remède miracle qu’elle prenait sans difficulté. Il lui fallait beaucoup de calme et dès que cela allait mieux elle savait nous le faire savoir en ronronnant, ce qu’il ne fallait surtout pas, car elle étouffait. Donc beaucoup de calme.

Et puis on a connu la période constipation, dès qu’elle vomissait, on savait ce que cela voulait dire, un suppositoire Microlax bébé ! Elle se laissait faire, nous utilisions le terme «tire-bouchonner». On ne pouvait pas s’absenter plus de trois jours, car il y avait ce fameux suppositoire.

Tous les étés je me disais : il fait trop chaud, elle ne passera pas l’été.

Tous les hivers elle toussait et je pensais : elle ne passera pas l’hiver.

Je n’ai pas compté le nombre de fois, où nous l’avons cru perdue. Patricia me disait qu’elle avait la peau dure et qu’elle s’en sortirait et c’était vrai. Elle a choisi de nous quitter quand je suis moi-même tombée malade. Un soir, elle s’est éteinte tout doucement sur mon lit, avec sérénité, une patte dans ma main. Elle ne voulait plus être une charge pour moi. C’était vraiment une copine pour moi. Elle m’a accompagnée si longtemps et était un exemple de résistance, elle voulait vivre. (suite et fin plus bas)

A une époque elle était grosse , une petite boule!

A une époque elle était grosse , une petite boule!

Un jour, il y a eu un drame à la maison. Elle s’entendait bien avec les chiennes mais elle avait quand même son caractère. Elle aimait bien se frotter à elles, mais une fois elle a dû lever la patte et cela n’a pas dû plaire à Anka qui lui a donné un coup de gueule et lui a malheureusement cassé la mâchoire inférieure. Pas d’opération possible, il fallait qu’elle vive avec, et c’est ce qu’elle a fait. Au début je l’aidais puis elle a appris à se la remettre toute seule comme un petit écureuil qui fait sa toilette avec ses deux pattes, assis sur son derrière. Cela posait un problème aussi pour lui donner son comprimé de Lasilix, sa  mâchoire se démettait à chaque fois.

Quand elle avait ses crises d’asthme, elle ne mangeait plus du tout tant elle était épuisée. Il fallait la nourrir à la seringue, avec du foie cru râpé et surtout de la rate. Et elle repartait pour une nouvelle vie.

Malgré son handicap, elle réussissait à grimper aux arbres : la petite chienne des voisins avait réussi à entrer dans notre terrain et elle a poursuivi notre Louloute, celle-ci a grimpé au mimosa et s’est retrouvée sur le toit de la maison, toute fière de son exploit.

Ati était une petite chatte très douce mais sachant se faire respecter. Elle ne se gênait pas pour cracher sur celui ou celle qui lui manquait de respect. Quand un jeune chat arrivait à la maison, il fallait l’éduquer, c’était elle qui s’en chargeait. Elle cédait sa place à une autre s’il y avait une autre chatte, sinon c’était elle qui prenait cette responsabilité.

Vers la fin de ses jours, la pauvre n’avait plus de forme : son déhanchement s’était accentué, sa broche formait une protubérance à l’épaule, et puis les rhumatismes, l’arthrose la forçaient à se coucher toujours du même côté si bien qu’elle marchait en «demi-cercle» tout en clopinant. C’était un vieillard. On l’aurait facilement vue avec une canne. Nous plaisantions quand  nous la voyions marcher devant nous, mais ça ne la dérangeait pas le moins du monde : elle était heureuse comme ça.

L’hiver ma vieille chatte adorait dormir sur le radiateur du salon. C’était bien confortable, mais quand-même un peu haut pour elle. Elle arrivait à l’atteindre en passant par le canapé. Sur ses vieux jours elle perdait souvent l’équilibre, et si elle avait le malheur de faire une toilette un peu poussée, alors elle se cassait la figure. Il a fallu que je dispose deux chaises recouvertes de coussins devant le radiateur afin d’amortir la chute. Par la suite, elle s’est contentée de cette installation plus accessible et toujours près d’une source de chaleur. Là encore j’ai été obligée de déposer des coussins par terre pour éviter qu’elle ne se fasse mal en tombant.

Il y avait une espèce de complicité entre nous deux, nous nous comprenions parfaitement. Un regard et cela suffisait. Elle avait sa place sur mes genoux le soir devant la télé. C’était une très grande ronronneuse. Le meilleur moyen pour savoir si elle allait bien c’était de la regarder, si elle ronronnait aussitôt, c’était bon signe. Elle a eu beaucoup de misère, mais elle avait une volonté de fer de s’en sortir. En fait elle ne se laissait jamais abattre.

J’ai eu beaucoup de chats autour de moi, mais cette petite misère a vraiment marqué mon existence, surtout par sa personnalité si on peut dire, sa rage de vivre, sa confiance en nous et en la vie. Elle souffrait en silence, mais on sentait en elle de l’espoir. Je l’appelais «ma copine », et je redoutais le moment de la séparation. 

C’était Ati, notre Louloute, notre vieux pou, notre vieux croûton comme l’appelait son maître.

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion, #chats

Dans la série des chats qui ont accompagné ma vie,

vous verrez que Biquet a pris une grande place dans notre maison. L'article est un peu long à lire

mais je ne pense pas que vous vous ennnuierez.

Il était le roi dans la rue. Là il était sur un poteau en bordure de rue. Photo prise au polaroïde.

Il était le roi dans la rue. Là il était sur un poteau en bordure de rue. Photo prise au polaroïde.

Biquet

 Nom d’origine : Négus. Surnoms : grand Biquet, Folcoche, Gromico, Mickey, Papic, Papikiniou, Tictic etc… 1970

 

Grand Chat noir : Le Chat. Un adjectif le caractérisant : gentil. Il a réconcilié tout son environnement humain (voisins, famille, amis) avec la gent féline.

Nous habitions Nantes. Un matin, comme j’ouvrais la porte d’entrée de l’appartement, une tornade noire se faufila à toute vitesse entre mes jambes et alla se cacher dans le placard à vêtements de Patricia. Impossible de le faire sortir. Il a fallu que j’attende que Monsieur veuille bien sortir. Quand il a montré son nez, nous étions aussi surpris l’un que l’autre. Qui j’étais ? D’où il venait ? A qui il appartenait ? Comme toujours, réaction immédiate : As-tu faim ? Evidemment ! bon ! à la soupe. Et la suite, on s’en doute, le logement, bien que petit lui plaisait beaucoup. Mais es-tu chat ou chatte, hum !  Apparemment, après examen rapide, tu es une fille. Très sociable, douce, câline encore un peu bébé. Mais voilà, il était question pour nous de déménager. Ma conscience me forçait à retrouver ses maîtres, mon cœur me disait de n’en rien faire. Après quelques temps, je rencontrai sous le porche à l’entrée du vieil immeuble, un monsieur me disant savoir que j’avais hébergé un chat noir, il lui appartenait et m’a demandé si je ne pouvais pas le garder. Le vieil immeuble où il habitait étant frappé d’alignement, il devait partir et malade, aller en sanatorium avec son amie, vrai ou faux ? Toujours est-il qu’il a joué sur la corde sensible et j’ai gardé mon Biquet avec moi. En fait, c’était un mâle castré (aux abattoirs de Nantes !) âgé d’un an. Il s’appelait Négus car il était noir ; nous l’avions surnommé Folcoche car il sentait le tabac et nous pensions qu’il appartenait à une voisine célibataire qui fumait à bloc et que nous avions surnommée Folcoche à cause de son caractère non sociable. Donc, Biquet resta avec nous. Juste avant de déménager, notre petite Pupuce est arrivée, toute noire elle aussi avec un copain siamois. Et voilà, tout d’un coup, la famille agrandie. Après tout, nous allions dans une grande maison avec un jardin. C’était une vraie folie, dans l’appartement encombré de cartons. C’était chacun son tour, pour se cacher dans, dessus, derrière ces cartons, un vrai régal pour nous trois. Le Siamois, était plus discret. (Suite plus bas)

Biquet allongé devant Patricia et avec Ati et le bébé rose: Baby. Ati avait adopté ce petit bout.

Biquet allongé devant Patricia et avec Ati et le bébé rose: Baby. Ati avait adopté ce petit bout.

Patricia allait à l’école tout près de chez nous. Elle m’affirma qu’un jour elle le vit dans la cour entouré d’un groupe d’enfants, il se faisait caresser. Il était facile pour lui de pénétrer dans cette école, il passait à travers « la cour des miracles ». Nous, nous faisions le tour par les rues et souvent nous ramenions la fille accompagnée de son chat. Il n’avait pas peur de la circulation et marchait près de nous comme un petit chien.

Quand nous sommes arrivés à St Sébastien, le froid ayant rapproché mes trois lascars, mais l’inconnu les effrayant un peu, alors nous les voyions à la queue leu leu, partir de chez nous et visiter le secteur, Biquet en tête suivi de Pupuce, noire elle aussi, et de Toto le Siamois. Au grand désespoir de  nos vieux voisins car le terrain n’était pas clôturé «dis, viens voir, il y en a trois ! ! ». La clôture a été rapidement faite, mais notre puce qui était l’agilité même avait pris ça comme un jeu : elle prenait un bon élan, et fonçait par-dessus le grillage les quatre pattes en éventail. On l’avait surnommée la gerboise tant elle était fine.

Notre grand Biquet, faisait l’admiration de tout le monde. Il était très grand et puissant. Sa fourrure était d’un noir d’ébène, lumineuse, soyeuse et lustrée. Quand on le rencontrait dans le jardin, on avait l’impression qu’il revenait du toilettage, tellement il était tiré à quatre épingles. Il était élégant, beau, fascinant.

Il était très grand. Son plaisir était de se coucher sur le dos et dès qu’il nous voyait, il allongeait ses pattes avant et arrière au maximum jusqu’à ce qu’il nous entende dire : « Oh ! qu’il est grand ! » et que nous prenions un mètre pour le mesurer.

Il était très gentil, doux, câlin et docile. Patricia l’habillait avec des vêtements qu’elle avait quand elle était bébé. Il adorait ça. Il était joueur, coquin, très sociable. Cela ne le gênait pas d’aller rendre visite aux voisins, qui l’acceptaient bien car c’était un grand chasseur, il a dératisé tout le quartier. Un jour, Pupuce est entrée dans la maison. Nous avions des invités. Elle avait un rat dans la gueule et nous en a fait cadeau. Biquet n’a pas voulu être en reste, cinq minutes après il revenait lui aussi avec le même présent. C’était le branle-bas de combat, il fallait vérifier si les petites bêtes étaient vivantes ou mortes, pour éviter qu’elles ne souffrent. Je ne compte plus le nombre de fois où nous avons remis en liberté ces pauvres créatures.

J’ai déjà dit que Patricia aimait l’habiller. Une fois son copain déguisé, elle le déposait dans un panier, maintenait celui-ci sur le porte-bagages de son vélo et s’en allait en balade dans le quartier, notre Biquet tout heureux faisant semblant de dormir. (suite plus bas)

Les chats de ma vie, Biquet: LE CHAT !

Biquet était considéré comme le chef de file. Comme il s’absentait rarement, (il ne partait jamais longtemps), j’attendais qu’il soit là pour donner à manger à tout le monde, la chienne y compris. Il était gourmand mais pas voleur, il ne griffait jamais. C’était un grand ronronneur, il dormait toujours avec nous la nuit, surtout avec Patricia. Il avait dû être sevré trop tôt, et suçait tout le linge doux qu’il trouvait, il « patinait » dessus et le tétait. Quand il dormait avec Patricia, il s’attaquait à sa chemise de nuit. Il a fallu la sacrifier et la lui réserver ; c’était son « tète-suce » comme l’appelait Patricia qui était encore petite. Biquet n’est plus depuis longtemps mais le tête-suce est toujours là.

Il aimait les humains mais aussi ses congénères, il n’était pas rare de le voir faire la toilette même des autres chats voisins, n’importe où, et jusque sur le milieu de la route. Un jour, une des chattes a attiré plusieurs chats du quartier dans le jardin, et notre Biquet qui ne comprenait rien pensait que c’était pour jouer ; il s’est retrouvé sur le dos avec un copain à califourchon sur lui, lui, pensant que c’était pour jouer, l’autre le prenant pour une chatte un peu bizarre.

Il avait deux maisons, chez nous et chez mes beaux-parents au bout du jardin. Il faisait la sieste avec grand-père, affalé sur sa poitrine. Il était pourtant très lourd, mais on ne pouvait pas le repousser. Ce chat était une exception. Il nous suivait comme un petit chien. Quand il y avait des restes à la fin des repas, Grand-père appelait Biquet en tapant dehors avec une cuillère sur le bord d’une assiette ; notre grand chat comprenait le message et se précipitait à toute vitesse dans le fond du jardin.

En 1978, il avait à peu près huit ans, on a remarqué qu’il avait moins d’entrain, son poil n’était pas beau. Le vétérinaire lui a fait une prise de sang, il avait un taux d’urée important, il n’y avait pas grand-chose à faire. En novembre j’ai été hospitalisée, pour un problème thyroïdien. En revenant à la maison, j’avais un beau cadeau, une belle chatte grise m’attendait, Nénette. Mais mon Biquet n’allait pas mieux. Il est parti pendant trois jours, puis il est revenu encore plus affaibli. J’ai décidé de l’emmener le soir même chez le vétérinaire, malheureusement il m’a échappé et nous ne l’avons plus revu. Il avait dû sombrer dans une sorte de coma léger pendant trois jours puis il était revenu nous dire adieu à sa façon, et a fait de même chez mes beaux-parents. Nous avons fait tout le quartier, personne ne l’avait vu. Ce fut une grande perte pour nous. Il n’a pas voulu nous montrer sa déchéance et a préféré partir, seul. Nous gardons un souvenir inoubliable de ce chat, je le répète, c’était Le Chat, qui plus est, un chat noir. Nous étions en adoration devant lui. Depuis Biquet, j’ai toujours eu un chat noir à  la maison. Comme nombre de félinophiles, j’ai un faible pour ceux dont le pelage est de velours noir avec comme seuls repères deux immenses yeux cuivrés ou verts, quand ils veulent bien nous les laisser entrevoir. Pour nous c’est un porte-bonheur. Qui allait prendre la suite ? Et bien c’est tout trouvé. Ati, la petite chatte noire qui avait élu domicile chez nous, trois ans plus tôt, et qui était très discrète. Elle a été notre compagne pendant vingt-deux ans.

On avait surnommé Biquet « Tictic » car avec l’âge ses griffes n’étaient plus rétractiles, et quand il marchait sur le carrelage, on le reconnaissait, il faisait un petit bruit particulier.

Extrait de mon livre: une bien belle petite famille.

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

L'histoire de Mimitte est longue mais elle méritait d'être racontée. Lisez tout et vous comprendrez pourquoi.

Mimitte : la parisienne!

Mimitte: la Parisienne 

Nom d’origine : Marie-Jeanne.

 

Surnoms : la Parisienne, la grande bâilleuse, chaîne Gaz service.

Elle avait été surnommée la Parisienne par ma belle-mère, car elle avait pris l’avion à Paris pour venir chez nous.

Mimitte, le phénomène. Elle était très grande, rousse, tricolore, écaille de tortue à poils courts.

Mimitte est arrivée dans notre maison par la voie des airs. En 1984, je suis partie en déplacement pour deux mois dans l’usine que l’entreprise qui m’employait, possédait à Compiègne. Il y avait un bungalow à l’extérieur de l’usine où tous les stagiaires étaient regroupés. Tous les jours je voyais cette chatte qui, évidemment, me barrait le passage, pour quémander une caresse. Je ne voulais pas qu’une amitié commence entre nous deux. Je m’efforçais de ne pas la voir. C’était difficile. J’avais appris qu’il y avait beaucoup de chats vagabonds dans le secteur. Celle-ci était nourrie par les employés de la maintenance. Pour son bien, comme pour le mien, il ne fallait pas que l’on s’attache l’une à l’autre, je n’étais que de passage. Après tout, elle vivait bien avant sans moi, elle était à l’abri et était nourrie. Mon stage fini, je suis partie.

Deux semaines plus tard, il a fallu que je retourne là-bas pour deux jours. Et j’ai revu ma petite bête, mais dans quel état ! Des peintres d’une entreprise extérieure s’étaient amusés à lui peindre en blanc le ventre et tout le tour du corps ainsi que le bout de la queue. Elle s’était léchée, mais ses poils  étaient tout collés et blanc sale. J’étais révoltée. Que faire ? Je n’étais pas venue pour elle mais pour mon travail. Je n’avais pas la tête à ce que je faisais. Les employées du bureau du service du personnel se sont mobilisées et ont téléphoné à l’aéroport de Roissy pour connaître les conditions de voyage d’un chat en avion. Le midi je ne suis pas allée déjeuner. Un employé m’a gentiment conduite dans une galerie où j’ai fait l’achat d’un beau petit panier en osier, genre sac à main - je n’ai pas lésiné sur la dépense - puis dans une pharmacie on m’a vendu des comprimés de Décontractil. Quand je suis arrivée sur mon lieu de travail, on m’appelait au haut-parleur, je devais aller rapidement en réunion avec la direction. Heureusement ma petite bête était en lieu sûr et elle comptait sur moi. (Voir la suite plus bas)

Mimitte et Bip

Mimitte et Bip

Mais pour aller de Compiègne à l’aéroport, il y avait trois quarts d’heure de route. Je devais faire le voyage de retour avec trois collègues de travail (hommes). Inutile de dire ce que j’ai entendu tout le long du chemin. De plus la chatte ne voulait pas rester dans son panier, elle était plus tranquille sur mes genoux. J’étais inquiète en pensant au trajet en avion. Comment allait-elle réagir ? Je ne me souciais même pas de mon apparence extérieure, je ne m’étais même pas remaquillée, toute mon attention allait vers cette pauvre chatte. Arrivée à l’aéroport, je me suis installée dans le hall d’attente avec la chatte sur les genoux en dehors du panier (et toujours avec sa peinture sur le dos, au grand étonnement des autres voyageurs). Le moment du départ arrivait. Elle n’était pas d’accord pour rester dans le panier. La condition était : d’accord pour un chat dans l’avion mais avec son maître et impérativement dans son panier. Trois quarts d’heure de vol ! Elle ne miaulait pas mais gigotait dans le panier. Je n’ai pas résisté, je l’ai sortie et elle s’est installée sur mes genoux dès le départ. Là encore les plaisanteries fusaient de toutes parts. L’hôtesse a préféré ignorer ce qui se passait, à ma grande reconnaissance. Pendant tout le trajet, ma petite mère a été adorable. Elle a dormi, rêvé, ronronné, fait sa toilette. Elle avait, dès notre première rencontre, une totale confiance en moi. Donc, le voyage se déroulait bien. Il faut dire que je lui avais donné un comprimé avant de partir, mais un seul et je ne suis pas sûre qu’elle en avait besoin car elle était d’un tempérament très accommodant. Et puis elle avait une vessie à toute épreuve.

A l’arrivée à Nantes, la surprise quand Michel a vu le panier, surtout que mes collègues lui ont dit que des petits suivaient dans un autre panier ! Toujours les bonnes plaisanteries.

Nous voilà donc arrivées toutes les deux à la maison, la chatte tout de suite appelée Mimitte, ne s’est pas trouvée dépaysée. Aussitôt, Patricia et moi avons entrepris de lui raser tous les poils collés. Elle s’est laissée faire gentiment. Toujours cette confiance qui ne l’a jamais abandonnée de toute sa vie. Par contre le plus terrible a été le bout de la queue. Par le poids de la peinture, la queue traînait. Quand on a réussi à lui enlever ce capuchon de colle, on s’est rendu compte que sa peau suintait et commençait à s’infecter. Elle avait la chair à vif, et sautait partout dès que la plaie touchait quelque chose. Elle ne supportait pas de pansement. Patricia ne pouvait pas s’en occuper, la chatte grimpait aux rideaux. Je l’ai prise avec moi au lit et elle a réussi à se calmer car j’avais pris sa queue dans une main, le petit bout abîmé en dehors, à l’abri du moindre frottement. Nous avons quand même dormi. Le lendemain, la plaie était sèche et notre bestiole tranquille. Ensuite, tout s’est très bien passé. Elle devait avoir à peu près un an et à la maison il y avait Bip, un copain tout noir et très joueur. C’était la belle vie, je lui donnais la pilule et tout se passait bien. (Voir la suite plus bas)

Mimitte et Ati

Mimitte et Ati

Mimitte était une très belle chatte, surtout elle était très grande. A part Biquet qui, lui aussi, était grand, je n’ai jamais eu de chat de sa carrure. Ses pattes étaient  grosses et longues. Elle était très gentille, mais surtout avait une grande confiance dans les humains : chez le vétérinaire elle ronronnait et se laissait faire sans miauler. Elle ne voyageait jamais dans un panier.

Un jour, un lundi de Pâques (mes animaux trouvent toujours le moyen d’être malades un jour férié), notre Mimitte nous a fait une métrite, donc opération d’urgence, et voilà notre Mimitte allégée. Quand je dis allégée, le pire a été quand le vétérinaire l’a opérée, plus tard, d’une tumeur aux mamelles malheureusement cancéreuse, elle a perdu un kilo. Mimitte pesait sept kilos, mais j’ai vu pire avec Coquine qui en fait huit. La pilule, les opérations et la nourriture à volonté en ont fait des obèses, tant pis !

Mimitte a traversé notre vie doucement, sans éclat. Elle était très présente, douce, calme, elle n’a malheureusement jamais eu l’occasion de pouponner.

Elle a eu une tumeur à une oreille, externe heureusement. Le docteur nous a prévenus qu’il allait être obligé de l’amputer de tout son pavillon ; tant pis, après tout l’esthétique passait au second plan. Mais quand nous sommes allés la chercher le soir, eh bien ! notre Mimitte n’était pas «défigurée». Le travail avait été parfait et cela ne paraissait presque pas. Quand même, …même si on ne se regarde pas dans une glace, on n’en est pas moins une chatte coquette !

Quand Mimitte nous a quittés en 1997, elle a beaucoup souffert. Son cancer ne lui a pas laissé beaucoup de répit. Nous avons dû l’emmener chez le vétérinaire pour qu’il abrège ses souffrances. Ati venait tout juste de nous quitter, j’étais malade et c’était la deuxième qui m’abandonnait en peu de temps. Ils sont partis à cinq dans la même année, au moment où j’avais le plus besoin d’eux. Plusieurs personnes m’ont dit, allez savoir pourquoi, que c’était pour me sauver moi, pour me guérir. Je n’accepte pas que ma guérison soit au détriment de la vie de mes animaux. Mais pourquoi m’ont-ils laissée ? Je ne sais pas si un jour, j’aurai une réponse.

Pourquoi l’avait-on surnommée la grande bâilleuse ? Eh bien ! Mimitte bâillait tout le temps. Pas parce qu’elle avait sommeil, non, mais ça lui plaisait. Quand elle attendait sa soupe : elle bâillait ; quand on lui parlait : elle bâillait. Notre plaisir était de lui dire : «alors Mimitte, tu ne bâilles pas ? », et notre grosse mère nous montrait sa gorge, tout ça accompagné d’un « moaou!! » sonore. Nous l’avions surnommée aussi Chaîne Gaz Service car un spot publicitaire à la télévision nous avait présenté un jour un sosie de Mimitte avec un bonnet sur la tête. Patricia n’a pas pu laisser passer ça sans affubler notre pauvre chatte d’un bonnet. La ressemblance était saisissante. Fin!

Extrait de mon livre : Une bien belle petite famille.

 

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Fifi la sauvage!

Elle était si sauvage qu'elle se cachait dans le grenier. L'hiver il n'y a pas de chauffage dans ce grenier, c'était tout une histoire pour l'attraper! Je m'asseyais par terre et j'attendais . Elle arrivait, se frottait à moi, un peu. Et puis je la gratouillais et enfin, j'essayais de la prendre. Mais vu que j'avais les jambes allongées, il m'était difficile de me relever avec elle dans les bras. Il fallait bien calculer le moment . Et hop, une fois que c'était fait je l'emportais dans la très grande chambre au même étage, et là elle était au chaud. Elle avait le lit pour elle seule et là on pouvait la caresser!

 

 

 

 

Un des rares dessins que j'ai faits sur mes animaux!

Un des rares dessins que j'ai faits sur mes animaux!

Fifi la sauvage

 

Surnoms : Fine mouche, Finoussou, Fifi-tounoussou

 

Fifi est arrivée chez nous en 1982 dans une sacoche de cyclomoteur. C’était un petit bout de bébé chatte gris clair et blanc. Elle avait été trouvée (par une amie de Patricia qui allait encore à l’école), nichée dans le moteur d’une voiture. Et bien sûr, personne ne voulait de cette petite bête. Alors Patricia a fini par demander à son amie de lui emmener la chatte mais pauvre petite, elle l’avait enfermée dans sa sacoche de mobylette. Patricia a eu du mal à l’apprivoiser mais avec de la patience on réussit toujours, surtout avec l’aide d’Ati qui était devenue sa mère adoptive.

Pour les vacances, nous avions l’habitude de camper. Que faire de nos félins ? La seule solution, nous emmenions la chienne mais nous laissions les chats. Mes beaux-parents habitaient derrière chez nous et les chats connaissaient leur maison. Ils étaient chez eux, là aussi. Mais cette année là, nous avons décidé de changer. Nous avons acheté un terrain à Arthon et avons installé un garage/bungalow. C’était parfait, nous allions pouvoir commencer à emmener nos chats. Nous avons essayé avec Fifi car elle était encore toute jeune, elle avait à peine six mois. La joie dans le terrain ! ! Dans la journée elle se cachait dans la haie, et le soir elle rentrait dormir avec nous et surtout sous les draps. Entre parenthèse, là aussi, nous avions prévu une chatière. Le plaisir de Michel pour la faire rentrer le soir : imiter le bruit des sabots de cheval par terre, ça résonnait et notre puce cavalait à toute vitesse vers le bungalow. Nous sommes rentrés, notre petite mère nous a fait des petits, nous en avons gardé un. Il était adorable, gris. Son nom : Mamif. Il était très câlin. Un dimanche matin que nous étions dans le jardin Patricia et moi, il est venu jouer avec nous, s’est frotté à nos jambes comme s’il voulait nous dire adieu. Il est parti et nous ne l’avons jamais revu. Il avait un an. Evidemment, on a fait des recherches dans le quartier mais peine perdue. Nous avons fait opérer notre puce pour que nous ne soyons plus tentés de garder de bébés. (Suite plus bas!)

Fifi, silver short hair tabby. Mais est-ce une race à pedigree? elle n'en avait pas. J'en ai eu deux comme ça arrivées chez nous, par hasard!

Fifi, silver short hair tabby. Mais est-ce une race à pedigree? elle n'en avait pas. J'en ai eu deux comme ça arrivées chez nous, par hasard!

Notre petite Fifi devenait de plus en plus sauvage. A la maison, nous avons à l’étage une grande chambre et un grand grenier bien éclairé et aéré. Notre Fifi a pris l’habitude d’y dormir avec Ati. Elle ne descendait que la nuit pour dormir avec nous. Et puis, le temps a passé, d’autres chats sont arrivés et elle s’est de plus en plus cachée en haut. Il a fallu que l’on ferme la porte pour que les autres n’aillent pas lui faire de mal car elle devenait leur souffre-douleur. On avait de la peine à la prendre quand elle avait besoin de soins, mais au moins elle était tranquille. Quand elle avait besoin de compagnie, elle nous appellait et nous montions, et là elle se laissait grattouiller.

Une année, où nous étions partis en vacances à Arthon et que Patricia était de garde à la maison, Fifi a réussi à sortir de son pigeonnier et est allée se cacher sous l’appentis, et en plus dans un endroit inaccessible : sous un petit pressoir. Elle devait être inquiète de ne plus nous voir et a préféré sortir. L’inconvénient, c’est qu’on ne pouvait plus la récupérer. Nous avons été obligés de rentrer plus tôt. Quelle patience il m’a fallu ! Et quand j’ai réussi à l’extirper de son coin, elle s’est cachée contre moi, puis tout d’un coup, elle a pris peur et m’a labouré le bras. Je ne l’ai pas lâchée, ses griffes toujours enfoncées dans ma chair. C’était horrible, mais je tenais bon. Elle s’est retrouvée en sécurité. Mais le lendemain mon bras était enflé, les balafres allaient de la main jusqu’au coude et en profondeur et j’avais de la fièvre. Quand le médecin, qui ne devait pas aimer les chats, a vu les dégâts, il s’est mis en colère, m’a fait plusieurs piqûres disant qu’il n’était pas permis de se mettre dans cet état à cause d’un animal. J’avais un tendon atteint, le bras bandé du pouce jusqu’au coude, mais heureusement tout est revenu dans l'ordre. Des cicatrices en sont encore les témoins.

Le soir, elle attendait que son maître se couche. Une fois qu’il était installé avec son livre devant lui, elle sautait sur le lit, attendait un petit moment que tout fût bien calme, s’approchait de lui, le regardait, avançait. Son museau s’allongeait et gentiment elle lui collait un gros bisou ventouse et humide sur la joue et allait s’installer au pied du lit. Elle avait presque dix-huit ans, et marchait en claudiquant, surtout quand elle se levait après une bonne sieste. Et puis elle avait aussi une tumeur à l’épaule depuis plusieurs années. Il n’y avait rien à faire. Même si on la faisait opérer, cela reviendrait aussitôt. Vu son comportement il valait mieux la laisser en paix nous avait dit le vétérinaire. C'était cancéreux.

La plaie s’agrandissait de plus en plus, ma vieille chatte faiblissait. Elle nous a quittés un jour que j'étais partie en stage de peinture . Le matin , elle était encore consciente, l'après-midi elle dormait du dernier sommeil. Mais je m'en suis voulue de ne pas avoir été près d'elle pour recevoir son dernier soupir. On était en 2000, le 22 juin!.

Extrait de mon livre: Une bien belle petite famille

Les chats de ma vie: Fifi la sauvage
Publié le par Yvette
Publié dans : #bucolique, #arbre, #eucalyptus
Premier arbre

Premier arbre

L'eucalyptus

J'ai toujours rêvé avoir un Eucalyptus dans mon jardin. Souvenir de mon enfance en Algérie.

Nous en avons planté un il y a environ 20 ans . Il a poussé rapidement, et devint magnifique!

Mais une année de grand froid il a gelé. Il a fallu le raser au sol, manquant de tomber sur la maison. Et puis au printemps il y a eu des pousses qui partaient du pied. Plusieurs pousses, mais une a fini par prendre le dessus et voilà ce que cela a donné

N'est-il pas magnifique ce tronc d'arbre?

 

 

Duexième arbre, le tronc est différent

Duexième arbre, le tronc est différent

L'eucalyptus

Comme il y avait beaucoup de place dans le terrain, nous en avons planté un autre qui a poussé rapidement lui aussi. Mais son tronc n'est pas si beau, moins coloré.

Maintenant ils sont sous la protection de notre fille, à moins que ce ne soit l'inverse, que ce sont tous les arbres que nous avons plantés dans le terrain qui la protègent.

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Jardins Nature

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Je vous raconte là l'histoire d'Aphrodite, une vieille chatte récupérée au refuge!

Elle a fait partie de mes "chats d'occasion".

Et comme occase cela n'en était pas vraiment une. Mais nous l'avons gardée 7 années

Aphrodite La Frivole

Surnom : Safro , Fro, 1997

La première fois que j’ai vu Aphrodite, c’était au refuge d’Animaux Assistance. Je voulais adopter un vieux chat noir. Il n’y en avait pas. Elle était là, seule dans un box. J’ai hésité. Elle me faisait pitié. Elle avait été trouvée sous une voiture dans un état de maigreur incroyable, noire de graisse de voiture, et le poil tout mité, elle qui était croisée Sacré de Birmanie. Elle avait un gros pansement autour du ventre, car elle était passée sur le billard pour une ovariectomie. Qu’elle avait déjà subie ! On l’avait ouverte pour rien. Elle était toute seule dans un local exigu, elle ne supportait pas les autres chats du refuge. Sachant que j’avais déjà plusieurs chats, elle m’a été déconseillée, et puis je voulais un vieux chat noir… On m’a proposé Zach, jeune chat noir et blanc, qui était tout triste. Et pour cause il était malade, incurable et contagieux.

Quand je suis retournée au refuge j’ai demandé à avoir Aphrodite. Personne ne voulait d’elle. Elle était toute pleine d’eczéma et plus de la première jeunesse. Personne n’adopte de vieux chat malade !

Notre Aphrodite est arrivée à la maison. Elle dormait à quatre-vingts pour cent de son temps, et toujours en hauteur, peu sociable vis à vis de ses semblables. Elle était mieux qu’au refuge mais je crois qu’elle n’était pas vraiment heureuse; elle avait certainement des maîtres qui l’ont aimée et choyée. C’était une chatte d’appartement. Elle a dû sortir et n’a pas retrouvé son chemin. Avec nous tout allait bien : elle ronronnait, jouait, mangeait bien. Mais elle ne participait pas à la vie familiale. Elle rodait dans la maison la nuit quand tous les autres dormaient. A-t-elle été choquée ? Etait-ce l’âge ? Toujours est-il qu’il lui arrivait souvent de se mettre à tourner en rond dans le bureau sans s’arrêter. Il fallait que je la prenne dans les bras et elle se calmait. Le vétérinaire nous a conseillé de lui donner du Candilat, mais cela ne faisait pas grand-chose. J’avais plutôt l’impression qu’un vieux souvenir revenait à son esprit. En fait, elle nous faisait penser à quelqu’un qui faisait son jogging. Elle tournait autour de la chaise du bureau, bien attentionnée à ce qu’elle faisait et s’arrêtait dès qu’elle nous voyait. Peut-être a-t-elle été enfermée dans une pièce et son seul exercice était de marcher, marcher. Ati aussi, tournait sur ses vieux jours, mais sur place, jusqu’à tomber. Le médicament lui faisait de l’effet, à elle.

Suite plus bas.

Elle était très belle mais ave l'âge son poil était un peu mité

Elle était très belle mais ave l'âge son poil était un peu mité

Quand elle voulait bien se réveiller, et être avec nous, elle s’installait près de l’ordinateur, sous la lampe de bureau, là où il fait chaud. Elle sortait rarement dans le jardin, et si elle sortait, c’était le matin de bonne heure, pour humer la fraîcheur des herbes. Son poil est devenu beau, et bien entretenu. C’était un siamois à poils longs. Le dessous de ses pattes était si poilu que, quand elle marchait, elle glissait ; quand elle courait - c’était rare - si elle prenait un virage, elle dérapait et ses poils qui étaient très longs volaient dans tous les sens ; ça lui donnait un petit air frivole, coquin. Elle était un peu peste car elle aimait bien provoquer les autres. On pense que c’était pour jouer mais au dernier moment elle braquait son adversaire et se sauvait à toute vitesse.

Comment décrire la démarche d’Aphrodite ? C’est très difficile. En fait, déjà, il faut savoir qu’elle ne marchait pas, elle sautillait sur la pointe des pattes, comme une danseuse, avec des mouvements allant de droite à gauche, ses longs poils voletant autour d’elle, toujours. Comme le tutu d’une danseuse. Mais il arrivait souvent que ses pattes se croisent, la cadence n’était plus respectée, le pas était accéléré pour rattraper le dérapage et elle se mettait à courir les poils volant dans tous les sens. Il paraît que les chats Balinais ont cette même allure dans la démarche. Le nom ferait référence à la grâce des danseuses indonésiennes qui pratiquent leur art dans les temples. Alors Aphrodite ? Croisée Sacré de Birmanie ou croisée Balinaise ? Elle, n’en avait que faire et moi de même.

Elle devait sûrement être seule en appartement avant qu’il ne lui arrive ses mésaventures. Elle fut obligée de s’adapter, et pour son âge c’était très difficile. Mais au fait quel âge pouvait-elle avoir ? Elle avait les dents abîmées, elle n’entendait presque plus, alors plus de dix, voire quinze ans. Si seulement on pouvait lui faire oublier son passé. Mais si on dit qu’un chien est fidèle, certains chats le sont aussi, pour exemple Calypso. Est-ce parce qu’elles sont racées ? Les chats sont très attachés à leur maison, c’est vrai, nous avons pris l’habitude de ne pas les emmener en vacances, ils sont mieux en garde dans leur lieu habituel. Mais en réfléchissant bien, depuis combien d’années ne sommes-nous pas partis en vacances ? Et tout cela pour ne pas perturber ces petites bêtes ? C’est de l’esclavage pur et simple ! 20 ans cette année!

Suite plus bas.

Ma Phro avait de magnifiques yeux pailletés bleus

Ma Phro avait de magnifiques yeux pailletés bleus

Je vous raconte une journée d’Aphrodite : le matin, la porte de la maison s’ouvrait vers sept heures trente. Tout le monde sortait, y compris Aphrodite. Elle osait s’aventurer dans le jardin ; elle avançait dans l’allée en sautillant et se dandinant de droite à gauche comme une star en démonstration. Elle musardait, elle reniflait une plante, coupait du mieux qu’elle pouvait un brin d’herbe plein de rosée, le mâchonnait avec peine, recrachait, observait les autres du coin de l’œil, puis revenait comme une folle sur ses pas, et rentrait à toute vitesse à la maison ; elle regardait si l’assiette était pleine de soupe, reniflait encore, et goûtait ; Aphrodite ne mangeait pas, elle grignotait. Elle ne s’empiffrait pas comme les chats de bas quartiers, non, elle avait de la classe, encore que si on la regardait de plus près, on constatait qu’elle avait une oreille ébréchée, signe de bagarre peu digne d’une chatte comme elle. Ensuite, elle cherchait un endroit pour dormir, presque toujours en hauteur, et là elle n’en sortait que vers la fin de l’après-midi. Elle descendait, buvait un coup, un petit passage dans la litière et puis on se cherchait un autre endroit pour une autre petite sieste, le bureau était sa place de prédilection. La lampe allumée chauffait ses vieux reins. Elle allait être bien là. Elle laissait facilement l’heure du deuxième repas passer. Elle se réveillait vers dix ou onze heures du soir et là se promenait dans toute la maison à l’heure où les autres allaient se coucher. Elle se dégourdissait un peu les jambes. On assistait à des glissades sur le carrelage et puis c’était le calme. Si elle pouvait réussir à se glisser sous les draps quand les maîtres dormaient, c’était le paradis ; mais comme elle ronronnait trop fort au bout d’un moment elle se faisait éjecter mais ce n’était que partie remise, elle reviendrait.

Elle était très câline, surtout le soir quand tous les autres dormaient. Nous avions l’habitude de lire au lit avant de dormir. Elle le savait et arrivait en catimini. On ne l’entendait pas sur la moquette. Pour sauter près de nous, elle s’y prenait d’une façon étrange. Est-ce qu’elle évaluait mal la hauteur du lit ou bien est-ce qu’elle était myope ? Elle sautait presque à la verticale, tel un ressort, et tombait sur la couette. Pas besoin de la voir, on reconnaissait Aphrodite. Elle s’approchait de moi et s’attaquait à mon livre : elle frottait son bout de nez poilu sur la couverture du bouquin, le mordillait, et à la fin donnait de grands coups de tête pour me faire lâcher prise. J’avais compris, obligée d’abandonner ma lecture. Alors elle venait me sentir le visage, plutôt, elle me reniflait. Mais comme elle avait de grandes moustaches, elle me chatouillait jusqu’à ce que je lui laisse un passage sous la couette. Et là, elle se glissait telle une anguille et s’installait mi-couchée, mi-assise et attendait que je la caresse. Ce que je faisais volontiers. Mais cette dame était exigeante. Si je m’arrêtais, fatiguée, elle passait sa tête sous ma main et la secouait pour me forcer à continuer. Au bout d’un moment, elle ressortait à toute allure, car elle avait trop chaud.

Elle ne répondait pas à son nom. « Aphrodite, vous dites ? Connais pas ! ». Je savais qu’elle n’entendait plus tellement, mais aussi, il fallait se mettre à sa place, elle était trop âgée pour accepter un nouveau nom. Alors quand on avait envie de se parler, c’était avec les yeux. Elle avait une toute petite voix, très discrète « Mi, mi, mi », il fallait tendre l’oreille pour l’entendre.

Bien sûr, j’ai parlé au passé car ma Phro, n’est plus de ce monde depuis longtemps. Elle est arrivée en 1997 et nous a laissés en 2002, elle avait au minimum dix-huit ans. Avec l’âge elle faiblissait, avait de la peine à se déplacer.

J’avais écrit un poème sur elle, elle était si jolie et si mystérieuse. Vous l’aurez à suivre dans un autre article.

Extrait de mon livre : Une bien belle petite famille

Publié le par Yvette
Publié dans : #Les mystères du chat

J'ai lu que plus le chat est sauvage, plus il est sensible au langage du regard, alors que s'il est domestiqué ou sociable, son regard sera désinvolte  et souple face à l'attitude des humains et à la signification de ce regard.

Je m'en suis rendue compte à chaque fois que j'ai adopté un chat: c'est par le regard que cela s'est toujours passé entre nous!

 

 

Mon Sissou a de jolis yeux verts, très doux !

Mon Sissou a de jolis yeux verts, très doux !

Mes deux petites soeurs Chipie et Dorothée avaient elles aussi des yeux vert

Mes deux petites soeurs Chipie et Dorothée avaient elles aussi des yeux vert

Patapon Yeux verts très pâles de rapace, là ça ne paraît pas mais il ne faut pas s'y fier.

Patapon Yeux verts très pâles de rapace, là ça ne paraît pas mais il ne faut pas s'y fier.

Mina ma jolie, yeux vairons, un jaune/vert, un bleu.

Mina ma jolie, yeux vairons, un jaune/vert, un bleu.

Oh! là erreur? Yeux bleus ! mais j'aurais tant aimé les avoir verts!

Oh! là erreur? Yeux bleus ! mais j'aurais tant aimé les avoir verts!

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion, #partage, #Défi d'Evy
Partage , défi de la plume d'Evy N° 94

Partage de la chaleur du radiateur: Chipie et sa sœur Dorothée

Partage , défi de la plume d'Evy N° 94

Partage de la lecture: Chipie et Aphrodite

Partage , défi de la plume d'Evy N° 94

Partage du fauteuil : Coquine et son fiston Chouchou

Partage , défi de la plume d'Evy N° 94

Partage du panier: Chipie et Dorothée encore

Partage , défi de la plume d'Evy N° 94

Partage des câlins: il y a plus de 40 ans, Biquet, Pupuce et Baby avec Fifille

Partage , défi de la plume d'Evy N° 94

Partage de la soupe: il y a près de 20 ans, la grande famille mais pas au complet!

 

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le jardin virtuel , le défi de la plume d'Evy

Publié le par Yvette
Publié dans : #les yeux, #Défi d'Evy, #chat

Mon Théo toujours braillard et toujours avec ses yeux bleus, il va sur ses 16 ans

Les Yeux. Défi de la plume d'Evy. Théo: yeux bleus et voix de basse

Mina et ses yeux vairons.

Qu'elle était belle cette mémère qui faisait des petits jusqu'à deux fois dans l'année, avant que ses maîtres ne me l'abandonnent et que je réagisse.

Les Yeux. Défi de la plume d'Evy. Théo: yeux bleus et voix de basse

Les yeux d'une mamie de 75 ans.

Mon mari avait des yeux bleus magnifiques.

 Un vrai coup de foudre pour moi!

Pas de photo de son regard!

Dommage!

Les Yeux. Défi de la plume d'Evy. Théo: yeux bleus et voix de basse

Le regard de Chipie qui m'a quittée il y a bien longtemps.

J'avais écrit quelques lignes sur elle.

... Que se passe-t-il dans le cerveau de Chipie quand nous nous regardons ? Il arrive très souvent que je sois installée sur le canapé dans le salon et Chipie sur le fauteuil devant moi. Je sens son regard appuyé sur moi. Je lui fais face et nos esprits se rencontrent. Nous restons ainsi un long moment sans que rien ne se passe, je lui parle avec les yeux et elle me répond en les fermant jusqu’à ne former qu’un fil horizontal, puis elle les rouvre, c’est une sorte d’acquiescement, puis une patte s’allonge, son regard toujours fixé sur moi ; si elle est paresseuse, elle reste sur le fauteuil. Si elle sent, qu’en fait, je veux qu’elle vienne sur mes genoux, alors elle bâille et vient s’installer  sur moi. Et là commence la séance de câlins réciproques, elle, accompagnant cette manifestation par un beau ronron et moi, en lui disant les mots qu’elle attend. Chipie nous surveille, elle nous chaperonne, nous couve de son regard, il se dégage d’elle une aura de satisfaction tranquille. Elle et Calypso sont très attentives au moindre changement, à la moindre attitude étrange de notre part ; si elles lisent la plus petite inquiétude dans notre regard, elles sont là près de nous. ....

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Le jardin virtuel, les défis de la plume d'Evy

Couverture

Publié le par Yvette
Publié dans : #Animaux, #corbeau
Qu'est-ce que cela peut bien être?

Qu'est-ce que cela peut bien être?

Avec le zoom de mon appareil j'ai réussi à prendre cette photo de ma chaise.

Avec le zoom de mon appareil j'ai réussi à prendre cette photo de ma chaise.

Là on voit qu'on est à l'ntérieur derrière les vitres!

Là on voit qu'on est à l'ntérieur derrière les vitres!

J'étais assise, là ! Heureusement que mes vitres étaient propres!

J'étais assise, là ! Heureusement que mes vitres étaient propres!

Le matin quand je prends mon petit déjeuner, j'ai près de moi mon appareil photo! Il y a toujours une goutte d'eau qui scintille, un rayon de soleil , des oiseaux dans le jardin devant la maison.. Et un matin j'ai vu des corbeaux dans les arbres au lointain, ils étaient quatre. J'ai voulu les prendre ensemble, mais ça bouge beaucoup ces oiseaux et tout ça sans bouger de ma chaise. Et voilà ce que cela a donné en utilisant tous les zoom.

Alors que je ne m'y attendais pas, j'en ai surpris un avec quelque chose de blanc dans le bec, mais je suis bien incapable de dire ce que c'est! d'où j'étais je ne pouvais pas le voir , c'est en grossissant la photo que j'ai vu la boule blanche.

Publié le par Yvette
Publié dans : #bucolique, #défi d'Evy, #Mes poésies
Défi d'Evy n°59 " Perle de pluie "
Défi d'Evy n°59 " Perle de pluie "
Défi d'Evy n°59 " Perle de pluie "
Défi d'Evy n°59 " Perle de pluie "

Ma participation au "défi d'Evy!"

 

Mon jardin sous la pluie, je l'adore!

 Surtout le matin!

Je n'hésite pas à sortir à la "fraiche".

Au lever du soleil,  un éclair ce matin !

Goutte de rosée bleue, fragile et suspendue,

Diamant   de lumière et d’équilibre incertain

Attira mon regard, encor(e)  chargé d’embu.

 

Joyau que je décidai d’immortaliser.

Mais Dame Nature voulut plus m’éblouir.

Léger souffle soudain. Cent gouttes embrasées

Eclatèrent en feu, me faisant applaudir.

 

Une métamorphose  avivant les couleurs,

Du bleu passa au jaune  orangé puis au rouge.

Le soleil  prit son air de peintre barbouilleur,

Jusqu’à ce que plus rien, sous ses rayons ne bouge.

 

Puis petit à petit, l’atmosphère s’apaisa.

Chaque feu brasillant, modéra son ardeur,

Chaque goutte fana, bien sûr, comme Rosa.

Moi ! Je demeurai là, mélancolie au cœur.

 

Yvette

Défi d'Evy n°59 " Perle de pluie "

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Le Jardin virtuel Défi n° 59 d'Evy

Publié le par Yvette
Publié dans : #fleurs, #bucolique, #flowerpower, #mauve
Lundi soleil, le mauve en  fête. Bernieshoot

Et voilà la jolie violette à ne pas confondre avec la pensée sauvage que je vous ai montrée la semaine dernière. Elles sont presque toutes en fleurs dans mon jardin, mais cela va durer longtemps. Elle supportent toutes les températures, rare pour une fleur  si jolie et en apparence si fragile.

Lundi soleil, le mauve en  fête. Bernieshoot
Lundi soleil, le mauve en  fête. Bernieshoot
Lundi soleil, le mauve en  fête. Bernieshoot
Lundi soleil, le mauve en  fête. Bernieshoot
Lundi soleil, le mauve en  fête. Bernieshoot

Photos de ma réserve personnelle mais pas toujours prises avec mon Appareil Photo, elles le sont aussi à partir de mon IPhone donc pas si nettes.

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Lundi soleil, Bernieshoot 

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Nénette la voluptueuse

Je poursuis l'évocation de mes souvenirs sur les chats qui ont accompagné ma vie.

Nénette la voluptueuse

 

Surnoms : Pompon, Pomponette

C’était en novembre 1978. Nous avions déjeuné chez mes beaux-parents le midi. Dans l’après-midi je suis rentrée à la maison. J’étais inquiète, le lendemain je devais entrer à l’hôpital pour me faire opérer de la Thyroïde et ce n’était pas une opération banale pour l’époque, il y avait beaucoup de risques. En regardant par la porte vitrée, je vis dans le terrain près de chez nous, un beau chat gris et blanc. Je n’avais jamais vu cet animal auparavant, j’en parlai à Patricia, qui avait 15 ans à ce moment là, et je lui demandai de le surveiller pendant mon absence. Ce qui fut fait et bien fait.

Patricia la voyant (c’était une chatte) le lendemain au même endroit lui a donné à manger. Pas question de la faire entrer : on ne voulait pas dépasser le nombre de trois chats à la maison !- à chaque fois qu’on dépassait ce nombre, il nous en disparaissait un - Mais il faisait froid et elle a fini par influencer son père et un soir c’est lui qui lui a dit que la chatte l’attendait dehors et qu’elle pouvait la faire entrer. La joie !

Quand je suis revenue de l’hôpital, j’étais épuisée, mais pas seule. Mes petits m’attendaient et la nouvelle pensionnaire dormait sur le radiateur du salon. Elle ne s’est pas posée de questions et est venue ronronner sur mes genoux. Dans ces cas là on oublie toutes ses souffrances. C’est un formidable remède contre l’anxiété.

Nous nous étions adoptées l’une l’autre.

Quelques semaines plus tard je perdais mon Biquet.

Notre Nénette était très belle. Notre vétérinaire l’avait surnommée Pompon. Elle était gris souris, avait un poil très dense. Elle était très douce, même un peu molle, pas nerveuse quoi ! Elle paraissait réfléchir longtemps avant d’entreprendre quelque chose. On s’attendait souvent à voir sortir de la fumée de son cerveau. En attendant, elle a été la seule à sortir du grenier fermé, elle a été la seule à trouver une faille dans la toiture. Elle nous attendait sur le toit. Nénette réfléchissait longtemps avant de faire quelque chose : ouvrir plus grand une porte entrebâillée, s’attaquer à une assiette de soupe qui n’était pas vraiment sous son museau, lui demandait beaucoup de réflexion. (Suite plus bas)

Nénette en pleine réflexion. Là elle tourne le dos à la rue! Dans quel sens dois-je me mettre pour voir les voitures qui roulent?

Nénette en pleine réflexion. Là elle tourne le dos à la rue! Dans quel sens dois-je me mettre pour voir les voitures qui roulent?

En bordure du jardin, il y avait une clôture avec de la brande et des grands bambous. L’été, le soir, c’était un vrai concert avec les petits moineaux qui allaient s’y cacher pour la nuit. Notre Nénette ne pouvait supporter ce vacarme, et puis il y en avait trop, il fallait sévir. Elle a réussi à monter sur la brande, a marché sur la crête ; ça faisait mal aux pattes mais tant pis, elle approchait du but, ça y était et braoum ! notre chatte les quatre fers en l’air. Une envolée et tout est revenu dans l’ordre.

Elle nous a fait des petits et nous en avons gardé un. C’était une petite chatte adorable : Troufine. Nous sommes partis en Bretagne, Michel et moi pour trois jours, Patricia est restée à la maison avec une amie, elle devait s’occuper de la maisonnée. Et le drame s’est produit, le bébé s’est approché trop près de l’écuelle de la chienne Dyane qui n’était pourtant pas méchante, mais que voulez-vous ? La soupe c’est sacré. Elle a donné un coup de museau à ce petit bout de chat pour l’écarter et l’a tué. Patricia était folle de chagrin, un voisin l’a conduite chez le vétérinaire mais il était trop tard. Nous avons écourté notre voyage et avons promis de ne plus recommencer.

Nous avons dû faire opérer Nénette pour qu’il n’y ait plus de problèmes de reproduction.

C’était une grande voyageuse, elle connaissait le quartier par cœur, et se faisait caresser par tous les enfants qui allaient à l’école, comme Biquet d’ailleurs. Quand nous partions en vacances, Patricia, mariée et qui habitait à côté de chez nous, venait s’occuper de mes pensionnaires. Notre Pomponette, elle, préférait se déplacer. Elle allait carrément se faire inviter chez notre fille, parfois accompagnée par Bip, mais lui était plus trouillard. La rue lui faisait peur, il rampait sur le trottoir. Et puis un jour, notre belle chatte est revenue avec une patte qui saignait, et ça ne voulait pas s’arrêter de couler. Le vétérinaire m’a dit qu’elle avait dû être empoisonnée par un anticoagulant. Il y avait dans le quartier des gens irascibles qui ne supportaient aucun animal. Beaucoup de voisins avaient déjà eu des ennuis à cause d’eux. Elle est donc revenue avec un plâtrage. Mais comme elle n’acceptait pas d’être enfermée et surtout ne se servait jamais de litière, elle préférait aller dehors malgré son plâtre et à son grand tort, car elle s’est fait accrocher par une voiture et le résultat a été atroce. Notre belle Pomponette nous a donc quittés à son tour.

Nénette avec sa petite Troufine. Photo scannée

Nénette avec sa petite Troufine. Photo scannée

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Dans la série "les chats de ma vie",

je vous raconte l'histoire de Bip le coquin.

Ne fait-il pas peur? Si, vous avez peur, je suis sure!  Deux mois, une vraie terreur!

Ne fait-il pas peur? Si, vous avez peur, je suis sure! Deux mois, une vraie terreur!

Bip, le coquin

 

Surnom : Titi, Titou, Bipou, Coquinou, Calin, Calinou.

1984

Tous ces surnoms ainsi que son nom «personnalisent» bien l’animal. Et il répondait à tous ces noms !

Pourquoi Bip ? Quand il a débarqué à la maison tout bébé, au printemps 1984, il courrait partout à toute vitesse, cela faisait longtemps que l’on n'avait pas eu de petite chose pareille. Il était temps qu’il se passe quelque chose à la maison, on s’encroûtait, la vie était monotone. On peut dire qu’il nous a tous réveillés.

 Quelques temps auparavant, j’avais confié à Patricia notre fille, mon envie d’avoir un bébé chat, surtout un chat noir. On approchait de la fête des mères. Voyez comme le hasard fait bien les choses. Patricia qui travaillait dans une grande surface, entendit au haut-parleur qu’un petit chat avait été trouvé dans le parking et qu’il était à la disposition de qui voulait l’adopter. « S’il est noir, je le prends » et voilà notre Bip à la maison. Beau cadeau pour la fête des mères !

C’était un petit voyou, qui courrait partout, difficile à éduquer. Elles ont toutes essayé : Ati, Nénette, et Fifi. C’est Fifi la sauvage qui l’a pris sous son aile, mais pas pour longtemps. Quand il a commencé à grandir, il a pris son indépendance et a préféré se servir de sa mère adoptive comme d’une copine à qui on peut faire des farces. Ce qu’il ne se gênait pas non plus de faire avec les autres. Il se cachait et leur faisait peur. C’était son grand plaisir.

Quand je suis partie à la fin de l’année à Compiègne (près de Mimitte  ) il a eu un petit problème et Michel et Patricia l’ont emmené chez le vétérinaire et quand je suis revenue, mon petit bébé n’était plus « entier», ce qui n’avait pas l’air de l’affecter outre mesure.

Il était splendide, d’un noir de jais brillant de la truffe jusqu’au bout de sa queue qui était longue et fournie, sans aucun poil blanc, pas la moindre tâche. Ses coussinets, noirs bien sur, et brillants avaient gardé la tendresse de leur jeunesse, presque des coussinets de bébé. Son pelage est toujours resté noir, sans aucun reflet roux. Il avait de splendides yeux dorés, doux, attirants. Il a toujours été notre bébé.

Patricia m’a raconté, qu’un matin, alors qu’elle n’était pas encore levée, elle m’a entendu disputer cette petite vermine qui empoisonnait encore les chattes. Deux minutes après, il  montait dans sa chambre et se faufilait sous ses draps en faisant son câlin comme s’il ne s’était rien passé ; il avait le don pour se faire bichonner. Il adorait ça et nous aussi.

Bip avait un beau pelage noir et quand il s’allongeait sur le dos, ce qu’il adorait faire, on ne voyait que ses tétines blanches, bien symétriques. Un jour qu’il s’était enfoui sous une couverture, j’ai regardé dessous pour l’admirer dans son sommeil. Il faisait sombre mais j’ai quand même vu deux yeux qui me regardaient. Alors je lui ai parlé, et bavarde comme je le suis avec eux, au bout d’un moment il a remué et là, surprise, c’était avec ses tétines que j’étais en conversation. Le fou rire ! (Suite plus bas!)

 

Je fais quoi? je rentre où je sors?

Je fais quoi? je rentre où je sors?

Il était un des rares à sortir du jardin. Il allait chez les voisins mais ceux-ci l’acceptaient car il était chasseur. Tout mon petit monde rentrait le soir, dès qu’on sifflait.

Mais un jour, notre Titi s’est laissé surprendre et s’est fait enfermer dans le garage des voisins. Il était onze heures du soir et je l’entendais miauler. J’ai téléphoné et ils sont gentiment venus le libérer.

Une autre fois, nous l’avons vu rentrer à la maison avec le poil tout gras et d’une saleté et d’une odeur repoussantes. Et encore, il avait fait sa toilette ! Ce qu’il n’aurait pas dû faire car nous en avons déduit qu’il était sans doute tombé dans un récipient d’huile de vidange de voiture d’un de nos voisins. Je l’ai bien nettoyé. Il s’est laissé faire gentiment. Mais il était trop tard, le mal était fait. Il s’était empoisonné en se léchant. Encore une fois, direction vétérinaire de remplacement. Il l'a gardé sous surveillance. Quand nous sommes revenus le chercher, nous étions seuls dans la salle d’attente. Nous entendions des miaulements atroces. J’avais de la peine à reconnaître mon Titou. J’ai frappé à la porte du cabinet, il n’y avait personne. Sur la table, dans un panier inconnu, mon pauvre chat hurlait, non de douleur, mais de désespoir d’être seul. Quand il m’a reconnue, il s’est calmé puis le docteur est arrivé pour le libérer. Il allait mieux.

Il a eu une tumeur à l’anus. Lui qui ne voulait pas qu’on le soigne quand il avait une plaie quelconque, s’est laissé faire gentiment, il nous a agréablement surpris. C’était cancéreux mais là encore notre vétérinaire a fait des prouesses, il s’en est bien sorti, heureusement, car nous aurions mal accepté une maison sans notre Titi.

A l’époque nous avions une bien belle petite famille, ils étaient neuf au total, neuf adorables chats adultes. Ati, Fifi, Mimitte, Calypso, Bip, Coquine et ses trois «petits» Chouchou, Chipie et Dorothée. Bien sûr, il y avait une majorité de chattes mais c’est le hasard qui en a décidé ainsi. J’étais fière de cette petite famille qui s’entendait à merveille, les chats entre eux et aussi avec les deux chiens ; il y avait vraiment une bonne entente. Nous avions pris l’habitude de les faire entrer tous les soirs. Ils vivaient au même rythme que nous, la nuit à la maison, dès l’aube ils sortaient et nous, nous partions au travail.

Quel plaisir au moment de la soupe, matin et soir ! Chacun son assiette, presque tous regroupés dans la cuisine, sans grincement de dents. Et la maladie est arrivée. Avec mes allées et venues au CHU, il a fallu que Michel prenne la relève. Mes protégés ne comprenaient rien. Je ne me levais pas pour leur donner à manger. "Bah ! Après tout, notre maîtresse est toujours là et la soupe est la même".

De ma chambre j’entendais les bruits de gamelles, les miaulements d’impatience et puis le silence et petit à petit, il y en avait un ou deux qui venaient me rendre visite. Je n’ai jamais été seule. Michel devant partir travailler après les soins quotidiens, ils m’ont aidée moralement bien des fois et cela je ne l’oublierai jamais.

Depuis quelques jours, notre bébé n’avait pas beaucoup d’entrain. Je le surveillais de près, j’avais le temps, puisque j’étais à la maison, et je me remettais doucement. On l’a donc emmené en consultation, il n’y avait rien de particulier mais il fallait quand même être vigilant. Deux jours plus tard, je l’ai vu venir dans la salle d’eau, et me provoquer pour jouer avec lui à cache-cache comme il en avait l’habitude. J’étais rassurée, je l’ai bichonné, il a ronronné, tout allait bien. Il faisait beau. Nous sommes partis chez le vétérinaire pour acheter des croquettes, il était allongé sur le banc dehors, un gros bisou et à tout à l’heure. A notre retour, notre gros chat était toujours dans la même position, malheureusement, il ne vivait plus.

Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Une crise cardiaque ? Une congestion cérébrale ? Une tumeur interne qui aurait éclaté ? Mystère.

Toujours est-il que je n’avais pas besoin de ce nouveau départ. Ce fut terrible. La maison était vide sans lui. Les autres n’ont pas été trop chagrinés car il était devenu plus calme avec l’âge. Il avait douze ans, comme Mimitte. Ils sont arrivés presque en même temps et sont partis de même.

Et voilà, je n’avais plus de chat noir. Je suis allée à Animaux Assistance, j’ai pris un chat noir et blanc qui paraissait triste, Zach ; son comportement étant étrange, je l’ai emmené en consultation. Il avait la leucose, il a fallu l’euthanasier. Je ne l’ai eu qu’une semaine mais cela suffisait pour me déchirer le cœur. Je suis retournée au refuge et je leur ai pris en échange Aphrodite, et enfin Saona une petite diablesse "noire".

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Dans la série: "les chats de ma vie"

Voici une histoire qui m'a beaucoup marquée,

 celle de mon petit Filou

 Extrait de mon livre: "Une bien belle petite famille "

Filou avec son grand copain Bip, tous deux disparus , hélas!

Filou avec son grand copain Bip, tous deux disparus , hélas!

Filou le petit mignon 1993

 

C’était un petit chat gris minuscule, suffisamment grand pour avoir quitté sa mère mais encore trop petit pour subvenir à ses besoins.

Notre voisin avait une vieille petite remise dont le toit était en partie ouvert du côté de notre terrain. Patricia et moi étions sûres d’avoir entendu des miaulements de bébé chat dans le secteur mais nous n’arrivions pas à en distinguer la provenance. Comment faire ? Les voisins n’étaient pas là. Nous entendions toujours ces petits cris de détresse et nous n’étions là que pendant notre heure de repas, il fallait retourner travailler. Enfin, nous le vîmes. Vite un escabeau, des chaises ; nous avons essayé de l’attraper, impossible de le tirer à nous. Il s’était glissé sous des planches et nous lui aurions cassé un membre. Il fallait le relâcher.

Le soir, il était toujours dans le même secteur. Alors a commencé le long apprentissage. Nous l’avons laissé dans cet endroit puisqu’il s’y sentait en sûreté. Il faisait chaud, nous étions en juin 1993. Je lui ai appris à manger du pain trempé dans un peu de lait, puis un peu de soupe des autres chats, mais il n’était pas toujours présent, et quand l’assiette était vide je ne savais pas si c'était lui qui avait mangé. Et puis, il fallait renouveler souvent car par la chaleur, cela aigrissait et les mouches abondaient dans le coin. Il a réussi à grossir un peu. On lui parlait beaucoup car on le  voyait sur le toit. Il avait fini par s’habituer à nous.

suite plus bas

 

 

Une opération qui ne lui a pas plu du tout!

Une opération qui ne lui a pas plu du tout!

Dans le fond de notre jardin, il y a un grand appentis avec tout le confort possible pour des chats en quête d’un emplacement pour dormir. Un soir que nous étions assis, Michel et moi, sur un banc face à lui, nous l’avons vu descendre de son refuge. Nous n’osions pas bouger d’un cil. Il est passé fier devant nous, sans nous regarder et est entré sous l’appentis.  "Il était sauvé" .

J’avais enfin moi aussi mon bébé chat ; il faut dire que dans ces temps là, ma sœur et ma fille s’étaient retrouvées, l’une et l’autre, heureuses propriétaires de chatons et moi je les enviais.

Donc mon petit Filou est arrivé dans notre jardin. C’était un grand coureur, même bébé il cavalait partout, mais dès que je l’appelais, il arrivait, il savait que c’était l’heure de la soupe. Cependant il était très sauvage, impossible de le toucher. Début juillet, les vacances en août. Je n’avais pas un mois pour l’amadouer et le faire entrer à la maison. Tous les midis, j’allais le retrouver dans son fief, je mangeais un sandwich près de lui et je jouais avec lui avec un bout de ficelle que je raccourcissais de plus en plus. Un jour j’ai pris une brindille de bois, et nous avons joué avec et j’ai constaté qu’il se frottait à elle. Je lui ai donc caressé le dos avec la badine et là Ô ! Miracle ! Je l’ai entendu ronronner. J’ai petit à petit diminué la longueur qui nous séparait. J’ai fini par lui gratouiller le dos avec la main et enfin j’ai pu le prendre sans problème. Il s’est blotti contre ma poitrine tout heureux. Je pense que c’était ce qu’il voulait depuis longtemps mais il n’a pas voulu faire le premier pas. Il était temps, j’avais gagné mon pari.

Quand nous sommes partis, je le savais en sécurité à la maison, Patricia devant prendre le relais pendant notre absence. C’était un amour de petit chat, on ne pouvait pas trouver plus affectueux. Calypso l’a tout de suite adopté, elle qui dépérissait loin de sa maîtresse. Quant aux jeux, c’était la folie avec Bip. Je ne me souviens pas avoir connu un chat aussi câlin, il me suivait partout, il était toujours sur le radiateur de la salle d’eau à attendre son bisou après le brossage des dents. Il adorait l’odeur du dentifrice !

Notre Filou a grandi, il est devenu un superbe gros chat, et comme nous ne voulions pas qu’il s’aventure trop loin à la recherche d’éventuelle compagne, nous l’avons fait castrer. Mal nous en a pris, il nous a quittés deux semaines après. Nous lui avions fait quelque chose qui était contre sa nature. Je ne pense pas qu’il soit mort. Je crois plutôt qu’il est parti ailleurs pour oublier ce qu’on lui avait fait. Nous avons fait du porte à porte dans tout le quartier, mais « des chats gris il en traîne partout alors vous comprenez… ». J’ai maigri de quatre kilos tant j’ai été malheureuse de son départ. Il est parti une nuit alors que la chatière était ouverte. J'ai juré que plus jamais mes chats ne sortiraient la nuit, ce qui fut fait avec l’arrivée de mes deux adorables petites puces, Chipie et Dorothée.

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

 

Blog en Pause

Article programmé

 

Dans ma série: les chats de ma vie , voici la famille Coq

Là, je vais être obligée de m’y prendre en plusieurs étapes, l’histoire est trop longue et je ne voudrais pas lasser mes lecteurs.

Chipie et Dorothée inséparables. Photo scannée.

Chipie et Dorothée inséparables. Photo scannée.

La famille Coq (1)

Chipie et Dorothée, à ne pas dissocier, les Bébées

Surnoms de Chipie : Chipoteau, Tchip, Chipiamus

Surnoms de Dorothée : Dô, Mado, Dothée, la tourterelle

1994 Les « bébées» (chez moi, deux bébés chattes = deux bébées volontairement écrit «ées» ) sont deux petites sœurs. Chipie étaient gris clair et blanc et Dorothée gris plus foncé (comme le plumage d’une pintade !). Dans mon esprit je ne les ai jamais dissociées. Chipie avec Dorothée, Dorothée avec Chipie.

Elles étaient minuscules quand des enfants du quartier les ont trouvées en face de chez nous, deux petites boules de poils doux, deux bébés chattes, blotties l’une contre l’autre. Les enfants avaient prévenu leurs parents, mais ceux-ci furent intraitables, il fallait les laisser dehors. Dans la nuit il y a eu un violent orage accompagné de pluie, nos deux bouts de choux ne se sont jamais séparés. Le matin les enfants se sont partagé les deux petites mais les parents ne voulaient toujours rien savoir. C’est là que nous sommes intervenus.

On était en juillet 1994. Lionel, notre neveu, qui refaisait la peinture de la façade de notre maison pendant ses vacances, voyant le remue-ménage dans la rue, s’est renseigné : on avait trouvé deux petits chats mais personne n’en voulait. La SPA et Animaux Assistance parlaient de les euthanasier. Mise au courant en rentrant déjeuner le midi, j’ai demandé à une de mes voisines de me les garder jusqu’au soir et on verrait la suite. Le soir, les deux puces étaient à la maison au grand soulagement du voisinage car elles étaient si mignonnes, il n’était pas question de les supprimer.

Patricia, en vacances à Arthon, a été mise au courant aussitôt et décision fut prise : une pour elle, une pour moi. Elles étaient si petites qu’elles savaient à peine marcher. Elles vacillaient sur leurs petites pattes et leur queue ressemblait à un bout de ficelle tout raide. On les avait installées dans une corbeille à fruits en osier. Anka, la chienne les surveillait de près, elles étaient à elle, personne n’avait le droit de les toucher, à part nous. Il a fallu leur apprendre à se nourrir avec autre chose que du lait. Ce n’était pas un souci pour elles, le plus important c’était de ne pas être séparées. Elles étaient perdues l’une sans l’autre.

Je le redis, nous étions en juillet, les vacances de Patricia finissaient et les nôtres commençaient début août. Nous devions les remplacer à Arthon et eux devaient venir à la maison pour prendre la relève. Ce qui fut fait. Mais deux semaines après l’arrivée de mes petites puces, Patricia m’appelle et me dit qu’on avait trouvé une chatte dans le même coin avec deux autres petits. Et voilà la famille reconstituée.

Patricia et Nicole, notre voisine, sont parties à la recherche de tout ce petit monde. Quoi faire de ces cinq chats ? Parer au plus pressé : les mettre à l’abri et les nourrir. Fifi en haut a dû céder sa chambre, ce qu’elle a fait sans rechigner. Et petit à petit, ils ont appris à descendre l’escalier qui faisait peur.

Tout ce petit monde était d’une maigreur indescriptible, surtout la mère qui n’avait plus de lait pour les nourrir. C’est pourquoi, mes deux puces étaient parties à l’aventure. On a fini par apprendre que Coquine, c’est le nom de la mère, subissait le même sort que Calypso : sa maîtresse qui l’aimait beaucoup, c’est indéniable, avait dû partir en déplacement pour son travail ; elle avait assisté à l’accouchement et ne pouvait se résoudre à supprimer les bébés ; un ami devait venir nourrir les chats pendant son absence, mais donner une poignée de croquettes tous les trois jours à une chatte qui allaite, c’est quand même bien peu. Nous avons mis un mot sur la porte de la maison de la propriétaire de cette petite famille pour la prévenir que les chats étaient chez nous.

Nous ne connaissions pas cette jeune femme et craignions sa réaction ; en fait elle a été très compréhensive mais elle était embarrassée car elle devait repartir, déménager dans les jours à suivre. Quand Coquine a revu sa maîtresse, elle a eu une réaction qui m’a beaucoup émue : elle est restée dans mes bras, ses pattes se sont mises à transpirer, elle était toute collante et je me suis retrouvée pleine de poils. Etait-ce la joie de revoir sa maîtresse ou la peur de retourner d’où elle venait ? Je ne pourrais pas le dire. Elle s’est calmée quand je l’ai remise près de ses petits.

Suite plus bas!

Chipie en pleine séance de toilettage. Photo scannée

Chipie en pleine séance de toilettage. Photo scannée

Nos petites sœurs ont grandi ensemble, Patricia ayant pris le reste de la famille. Nous n’avons pas voulu les séparer. Nous étions en adoration devant ces petits bouts qui faisaient les clowns à la maison. Elles n’avaient pas besoin d’être adoptées par les autres, non, du moment qu’elles dormaient ensemble, qu’elles mangeaient dans la même assiette, qu’elles jouaient ensemble, que Chipie faisait la toilette de Dorothée, le reste ne comptait pas. Ce qui n’empêchait pas Calypso de les surveiller, c’était trop tentant mais frustrant aussi pour elle car les deux « bébées » ne s’occupaient pas d’elle.

Avec des cartons, je leur avais confectionné un labyrinthe à étage. C’était deux petites friponnes qui montaient, descendaient à toute vitesse, le derrière en l’air, rétablissant l’équilibre avec leur queue, se faisant peur, les oreilles en casquette.

Comme elles se faufilaient partout, nous avions peur qu’elles ne s’échappent du jardin, aussi ne sortaient-elles que sous surveillance. Pour les amuser, pour qu’elles aient un peu d’exercice, on leur mettait une bille dans la baignoire et là elles étaient comme des folles, sautant après la bille qui roulait en faisant un bruit de moteur et elles ressortaient complètement essoufflées.

Mes puces ont grossi depuis, elles ont dépassé même les sept kilos, elles étaient moins joueuses mais toujours ensemble. Chipie bichonnant toujours sa sœur. C’était de grandes ronronneuses, surtout Dorothée qui ronronnait même en mangeant. Chipie était gris clair et blanc, assez originale. A chaque fois, je disais pour plaisanter qu’elle était tombée dans de l’eau de Javel quand elle était petite. Le hasard a voulu que, justement, elle soit tombée dans un seau avec de l’eau de Javel quand je faisais le ménage, je l’ai vite passée sous le robinet d’eau tiède. Elle était si petite que je n’ai eu aucun mal à la rafraîchir. J’ai eu très peur pour ses yeux, mais la concentration en Javel devait être minime.

Chipie la douce était surprenante, elle aimait tout le monde sauf … Morgane, la chatte des voisins. Chipie qui ne sortait presque pas dans le jardin, faisait le gué dehors pour empêcher l’intruse d’entrer dans la maison. Mais bien entendu Morgane a forcé le barrage et est rentrée à la maison, si bien qu’à partir de ce moment-là, notre Chipie s’est vue obligée de rentrer elle aussi. Morgane était tolérée mais c’était tout.

Chipie couvait tout le monde de son regard, elle fermait à demi les yeux, les pattes repliées sous sa poitrine, surveillait tout ce qui se passait. Nous avions l’impression de lui appartenir tous autant que nous étions dans cette maison, c’était la Mama !

Chipie et sa tante Caps (Calypso, voir son histoire dans la série Mes chats d(occasion) étaient deux chattes très sensibles. Je ne sais pas si sensible est le terme qui convient. Nous dirons : réceptives. Elles comprenaient tout, un peu comme Ati mais avec Ati c’était différent : elle était malade et on comptait beaucoup pour elle. Elles, elles étaient à l’écoute de ce qui se passait à la maison, rien ne leur échappait, elles participaient à la vie de la maisonnée d’une façon plus humaine que les autres. Durant ma maladie, elles ne m’ont pas quittée. Les autres venaient me voir aussi dans la chambre mais plus pour s’assurer de ma présence : un petit câlin et tout allait bien. Par contre pour Chipie et Calypso, c’était différent. Elles sentaient mes moments de déprime, elles savaient quand je souffrais. Les séances de chimiothérapie et de radiothérapie m’ont tellement épuisée que je passais tout mon temps au lit. Je ne me levais que parce que les quintes de toux me forçaient à aller aux toilettes pour vomir. J’en ressortais à bout de force et je m’écroulais sur le siège de la salle d’eau, en larmes. Calypso arrivait près de moi, posait ses deux pattes avant sur mes genoux, miaulait gravement, et me caressait comme pour me consoler, me passer un peu de sa force. Chipie, elle, se recroquevillait sur elle-même tout près de moi, les oreilles ramassées, d’une tristesse à faire pleurer. Les voyant toutes les deux si malheureuses me redonnait un coup de fouet et nous repartions toutes les trois dans la chambre, nous bichonnant à qui mieux mieux. Elles ne m’ont jamais abandonnée. Je dois dire qu’ils ont tous été d’un très grand réconfort pour moi. Je n’ai jamais été seule.

La suite demain !

Publié le par Yvette
Publié dans : #Divers, #Machine à écrire
N'est-elle pas belle cette vieille machine? Dans le fond il reste du papier blanc jauni et du papier carbone!

N'est-elle pas belle cette vieille machine? Dans le fond il reste du papier blanc jauni et du papier carbone!

Un extrait de mon livre sur mon enfance en Algérie.

....et le bureau des gendarmes jouxtait notre salle à manger, sa fenêtre donnait sur la cour et l’on entendait papa taper sur sa machine à écrire. Il l’avait achetée à crédit, elle n’était pas fournie par l’armée et il s’était privé pour avoir cet outil. Il ne tapait ses rapports qu’avec deux doigts (en ce moment, moi, c’est avec trois doigts, ce n’est guère mieux) et avec une rapidité époustouflante. Et quand nous voulions qu’il nous apprenne à écrire sur sa machine il refusait toujours disant qu'il y avait une technique, la dactylographie et que nous prendrions de trop mauvaises habitudes. Il était fier de sa machine Rémington portable. Nous l’avons rarement vu écrire à la main sauf sur ses derniers jours. Je le revois intercaler une feuille de papier carbone bleu marine entre deux feuilles de papier blanc très fin, ainsi gardait-il toujours un double de ses rapports. Et ses rapports étaient impeccables : sans faute et d’un français parfait. Il était intolérant vis à vis des fautes d’orthographe. D’ailleurs à ce sujet  nous avions droit presque tous les ans (pas plus heureusement !) à une dictée, nous ses enfants. Mais cette dictée était spéciale. Il arrivait que de jeunes hommes veuillent intégrer la gendarmerie et le premier test qu’ils devaient passer était une dictée (il fallait que les rapports écrits fussent exempts de fautes d’orthographe) et notre père servait d’examinateur. Et Arlette et moi, nous n’y coupions jamais. Cela lui donnait ainsi une idée du niveau scolaire de son élève ! Et c’était généralement très faible. Aussi aidait-il les postulants en exagérant la diction : « j’ai dit bocage et pas boccage !

Je l'ai découverte dans le grenier, pleine de poussière! Combien de rapports a-t-elle reproduits, je ne saurais le dire!

Je l'ai découverte dans le grenier, pleine de poussière! Combien de rapports a-t-elle reproduits, je ne saurais le dire!

J’aimais le bruit que faisait le  chariot de sa machine et je me souviens de ses difficultés pour changer le ruban : ses mains étaient de vrais battoirs ! Il nous faisait peur quand il nous disait : «  veux-tu goûter à ma giroflée à cinq branches ? » en nous présentant sa main ouverte – il pestait à chaque fois qu’il se déroulait mal. Aucun mot grossier n’était prononcé – nos parents étaient d’une politesse rare, je ne les ai jamais entendu prononcer une invective,  tout au moins jamais devant nous. Quand nous sommes arrivés en France, il nous fallut faire de grands efforts pour supporter les grossièretés que nous entendions. Il nous paraissait absolument déplorable que le français que nous entendions parler en France fût aussi incongru. Grossièretés ajoutées au jargon régional, nous avions du mal à comprendre ce français-là.

Cette machine à écrire est toujours chez nous, c’est une relique.

J'ai retrouvé dedans une lettre adressée au Procureur de la République, écrite en plusieurs exemplaires. Mon père avait 81 ans à l'époque et pas une faute d'orthographe. Beau n'est-ce pas? Je ne l'avais jamais ouverte quand je l'avais récupérée!

Publié le par Yvette
Publié dans : #bleu, #Hortensias, #flowerpower, #bucolique
Lundi soleil bleu chez Bernieshoot, Hortensias
Lundi soleil bleu chez Bernieshoot, Hortensias
Lundi soleil bleu chez Bernieshoot, Hortensias
Lundi soleil bleu chez Bernieshoot, Hortensias

Tous les tons de bleus.

Tout dépend de la luminosité, de la période

et de la photographe qui ne s'y connaît pas trop en photos,

mais qui se satisfait  de ses piètres réalisations. 

 Cette année , manque d'eau!

Pauvres! pauvres hortensias!

Mais ce sont des boutures que j'ai faites.

De ça, je suis fière!

 On ne peut pas être mauvais en tout!

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Flowerpower Bernieshoot lundi soleil

Publié le par Yvette
Publié dans : #bucolique, #herbe, #jardin et nature, #graminées
Est-ce une graminée? Réponse!
Est-ce une graminée? Réponse!
Est-ce une graminée? Réponse!
Est-ce une graminée? Réponse!

J'ai trouvé cette plante en passant dans une rue.

Je l'avais déjà vue mais je n'en connais pas le nom.

Je la trouve très originale.

C'est peut-être tout bêtement de l'herbe, mais moi elle m'attire.

Il paraît qu'il y a plus de 10 000 espèces de graminées et 700 genres .

Les herbes et les céréales sont les plus importantes .

Et j'ai lu que les bambous sont aussi des Poacées , le nom scientifique de graminée.

Alors si je veux me pencher sur le problème je vais avoir du travail !

 

J'avais un nom mais je ne savais pas si je ne me trompais pas.

Des Amourettes!

Je viens de trouver enfin en cherchant : "Graminées peu communes" et voilà j'ai trouvé: "Briza média" ou "amourettes"

Publié le par Yvette
Publié dans : #Mes chats d'occasion

Dans ma série, "Les chats de ma vie", je vous raconte:

 Calypso, la belle!

Vous ne pourrez que l'admirer

Texte un peu long je sais, mais elle méritait que je raconte sa vie.

Calypso la belle!

Calypso, la belle.

Surnoms : Capso, Tante Caps, Marie bisous. Ma Jolie.

1993

Calypso est mon premier chat à poils longs. Je suis assez réfractaire à ce genre de beauté. Pour moi la beauté ne va pas toujours de pair avec l’intelligence, je laisse ces animaux à pedigree à ceux qui veulent en faire collection. Calypso aurait mérité quand même de concourir dans les expositions tant elle était belle. Mais elle n’avait pas de pedigree.

Elle appartenait à une jeune femme qui vivait en appartement. La chatte et sa maîtresse étaient parfaitement heureuses ensemble. Puis, il y a eu l’arrivée de quatre petits, suivie d’une ovariectomie. Tout allait bien. Mais c’était trop beau. Le travail dans la région faisant défaut, il fallait partir, mais voilà, sans la chatte car elle était indésirable dans le nouveau logement, le propriétaire ne voulait rien savoir : pas de chat.

Cela faisait plusieurs jours que j’entendais parler d’une chatte qu’il fallait «caser». Je me disais qu’il y aurait bien une solution mais ne venant pas forcément de moi. Et puis l’échéance est arrivée. La séparation était imminente. Il ne restait que deux jours, dernier recours : lundi trouver un refuge, SPA ou Animaux Assistance.

Le dimanche après midi, j’étais chez ma sœur. Mon neveu qui connaissait bien la maîtresse de Calypso m’a questionnée sur les jours d’ouverture des refuges. Chose à ne pas faire. Je n’admettais pas ça. J’ai téléphoné à Michel pour savoir s’il acceptait une chatte, tatouée et opérée. Pas de réponse négative. Et puis «qui ne dit rien consent ! La minette viendra chez nous ».

Quel soulagement pour sa maîtresse qui avait déjà entendu parler de nous. Mais au fait, comment était-elle cette chatte ? Je ne m’étais pas souciée du tout de son aspect : rousse, tachée de blanc et noir. C’est tout.

Le soir même, j’ai vu arriver chez moi, un grand panier, super luxe, un sac de croquettes, une brosse spéciale, bref tout ce qui accompagne le chat choyé. Et dans le panier, qu’y avait-il ? Devinez. Un superbe persan écaille de tortue, une chatte splendide mais affublée d’une voix oh ! la catastrophe ! Elle se nommait Calypso. Je n’avais jamais eu de chat de ce genre, à part deux siamois de passage, je n’ai eu que de vulgaires chats de type européen.

Notre Calypso a eu du mal à s’adapter. Elle était fidèle. Sa maîtresse lui manquait. Elle avait élu domicile sur un meuble de la salle à manger, descendait de temps en temps mais elle n’était habituée ni aux chiens ni aux autres chats. Elle sortait rarement, on sentait qu’elle n’était pas heureuse. Cela a duré plusieurs semaines. Et puis, il est arrivé dans le quartier un petit bout de chat gris, un riquiqui de bébé, perdu. Elle n’a pas pu résister, elle l’a pris sous son aile pour l’éducation, les jeux étant assumés en commun avec Bip. Et voilà notre Calypso transformée, réveillée.

Depuis c’est devenu une très grosse chatte que je coiffais presque tous les jours et qui venait chercher des bisous tous les matins à l’heure du petit déjeuner. Une vraie séance de câlins réciproques. Elle avait enfin oublié qu’on l’avait abandonnée. Il a fallu lui prodiguer beaucoup de tendresse pour qu’enfin elle puisse revivre normalement.  Elle avait appris à aimer tout le monde : humains, chiens et tous ses congénères. Inutile de dire qu’elle ne passait pas inaperçue aussi bien par sa beauté, sa grosseur que par sa gentillesse. J’avais des préjugés, je pensais qu’un chat ne pouvait pas être en même temps beau, intelligent, et fidèle. Elle m’en a appris beaucoup. On l’a surnommée Tante Caps, car elle adorait jouer avec les petits, elle était très maternelle. Cela lui arrivait de provoquer les autres, même les adultes, pour les inciter au jeu. (Suite plus bas)

Calypso la belle!

Quand j'étais dans la cuisine, Calypso était toujours sur une chaise, elle suivait tous mes faits et gestes. Ce n’était pas pour quémander quelque morceau, non, c’était tout simplement qu’elle n’aimait pas être seule et dans une cuisine il y a beaucoup d’activités. Nous avions, dans ces moments, de grandes conversations, accompagnées de câlins…

Elle nous appellait souvent de sa belle voix de basse très peu « féminine », il fallait aller lui parler sinon elle était malheureuse. Une petite caresse, un gros bisou et cela allait mieux. Nous nous comprenions à merveille toutes les deux. Quand je sortais de la cuisine, si j'étais trop longtemps absente, elle m’appellait pour que je revienne près d’elle, elle avait besoin de ma présence. Si je sentais son regard rivé sur moi, je lui faisais un petit signe de tête voulant dire « tu vas bien ? » et en réponse elle me faisait, elle aussi, un signe de tête accompagné d’un clignement des yeux. Elle allait bien. Si je lui parlais : « J’ai l’impression que tu as faim, ma Calypso », et en réponse, il sortait de sa gorge un superbe « Min ! ! » allongé et grave, signifiant que j’avais bien compris.

Son problème : ses griffes. Elles poussaient très vite et les séances sur l’écorce des arbres ne suffisaient pas, il fallait intervenir. Mais alors là, notre gentille chatte se transformait en panthère, nous étions obligés de l’envelopper dans une couverture. Très méfiante ! Elle était très difficile à soigner. Un jour, nous l’avons vue arriver en boitant. Les griffes de ses ergots étaient entrées dans la chair des coussinets de ses deux pattes. Intervention du vétérinaire avec anesthésie générale. Ses deux pattes étaient bandées !

Quand la petite Saona est arrivée, elle avait la teigne, il a fallu traiter tous les autres chats pendant un mois matin et soir, y compris notre Calypso, quel calvaire pour elle !

Notre Calypso était très présente à la maison, en fait depuis le départ de Bip, c’était elle le chef de file. Elle avait sa place dans la cuisine sur une chaise, toujours assise, elle était très visible de par sa couleur, car le ton fauve virait à l’orangé, le blanc était lumineux et le noir de jais. Dans la nouvelle cuisine intégrée que nous avions fait installer, il n’était prévu que deux chaises. Il n’était pas question de sacrifier Calypso. Elle a eu sa chaise à elle aussi !

Elle avait un port majestueux. Elle se tenait très droite sur son siège, au soleil de préférence, et nous tendait son museau en fermant à demi les yeux. Elle n’était pas orgueilleuse. Elle était simple, tout en étant attentionnée à sa toilette, à son aspect qui était toujours irréprochable.

Depuis le départ de notre grande chienne Anka, notre gentille chatte n’était plus la même. Elle ne mangeait presque plus, elle pleurait, elle avait maigri. Etait-ce le chagrin ? Ou était-ce plus grave ? Car elle buvait beaucoup et je craignais  des problèmes sanguins. Un taux d’urée hors norme peut-être ? Nous connaissions ces symptômes. Comment faire ? Elle qui avait horreur des soins. Mais il allait falloir se résoudre à l’emmener en consultation.

Voilà ! ce que je redoutais est arrivé. Notre Calypso était très malade, elle nous filait entre les doigts et il n’y avait rien à faire. Je ne décrirai pas son déclin. Cela est trop douloureux. Je ne veux parler d’elle qu’au présent car elle est toujours près de nous. Je sais une chose, c’est que sa chaise va être vide dans la cuisine, que nous ne nous parlerons plus, que je ne sentirai plus son regard sur moi attendant une caresse, un petit mot, un bisou. Et ça je ne peux le supporter. Ce n’était pas son tour. Elle n’avait que neuf ans, nous avions encore du temps à vivre ensemble mais le destin en a voulu autrement. Je ne pouvais plus la retenir. Elle partait comme mon Biquet, de la même maladie, mais lui a préféré se cacher pour ne pas nous montrer sa déchéance.

Quand je dis qu’elle m’abandonnait, ce n’est pas vrai car je crois que ce n’était pas sa volonté à elle. J’aurais voulu lui rendre toute l’affection, toute l’attention qu’elle a su me prodiguer quand j’étais malade, mais je n’ai pas son pouvoir. J’aurais fait tout mon possible. J'aurais tant aimé que le diagnostique fût faux, mais malheureusement, notre médecin ne se trompe jamais ! Dans son regard, on lisait toute la tristesse d’une gentille petite chatte fidèle qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle s’isolait de plus en plus et on respectait son attitude. Plus rien n’y faisait, elle s’est pourtant soumise à tous les soins, toutes les misères que nous lui avons imposées pour son bien, soi-disant. Il était trop tard. Notre gentille Calypso nous quittait.

Notre Calypso nous a quittés un matin, le 1er juin 1999. Elle a eu droit comme tous les petits qui nous quittent à être enterrée dans le jardin avec tout le cérémonial qui leur est dû : linceul, fleurs, larmes etc… Nous ne voulons nous souvenir d’elle que comme une superbe chatte, gentille, douce, présente, maternelle, attentionnée à tous les événements concernant la maisonnée, joueuse jusqu’à la fin de ses jours, courageuse, digne devant la mort, confiante en ces maîtres. Nous espérons que, où qu’elle soit partie, elle nous protégera encore comme elle l’a toujours fait depuis qu’elle est entrée dans notre maison.

 

Extrait de mon livre: Une bien belle petite famille

Publié le par Yvette
Publié dans : #bucolique, #jardin, #herbe
Dans le jardin de ma soeur !
Dans le jardin de ma soeur !
Dans le jardin de ma soeur !
Dans le jardin de ma soeur !

On y trouve de tout dans le jardin de ma soeur!

Et comme ni elle ni moi ne connaissons

les noms des fleurs et herbes qui y poussent,

 je vous pose la question:

pouvez vous me donner le nom de ces plantes?

 A savoir que ça pousse "comme ça" ,

ce n'est pas elle qui les a plantées.

Sans doute que les oiseaux ont décidé de fleurir ce jardin

  ou qu'ils ont décidé de lui faire ces cadeaux .

Les feuilles rouges sont étonnantes en cette saison.

Elles font de belles taches rouges dans l'herbe verte.

 

 

Publié le par Yvette
Publié dans : #fleurs, #bucolique, #lundi soleil
Photo prise dans ma véranda

Photo prise dans ma véranda

Photo prise dans la jardinerie

Photo prise dans la jardinerie

Photo prise au bord de la route chez ma fille

Photo prise au bord de la route chez ma fille

Le rouge fait partie des trois couleurs primaires.

 C'est une couleur chaude, elle peut représenter à la fois l'amour comme la haine, elle est assez contradictoire.

Elle peut symboliser également la passion, la tentation, les émotions, le feu, la force, le luxe, le pouvoir, la puissance, l’énergie, la persévérance, le combat, le sang, l’agressivité, l’interdit, la colère et la détermination.

Là , on en a pour son argent, avec cette couleur!

Lundi Soleil Rouge!

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