Bienvenue sur mon Blog

 

Je vous invite sur mon blog 

   
 Vous y découvrirez mon travail au fur et à mesure de sa progression:
quelques poèmes de ma composition, des photos des tableaux que je peins à l'huile, et quelques passages d'un livre que j'ai écrit sur mon enfance en Algérie.
Et si vous êtes intéressés par mes mémoires  et mes descriptions sur l'Algérie et en particulier sur Gouraya reportez-vous dans
"Gunugu ou les roses de Gouraya " dans la catégorie
"Gouraya"

Je vous souhaite une très bonne journée
ce jeudi 15 mai 2008

 

Théo 

 

 

Croquettes du matin, la forme jusqu'à demain ! 
 
Jeudi 15 mai 2008

Ati, la doyenne. Petite Chatte toute noire

 

 

On dit : Qui pignoche, vivoche. Eh bien ! Voilà Ati. Vingt-et un ans près de nous, vingt-et-un ans de soins. Oui je dis bien, elle a vécu jusqu'à vingt deux ans!

Déjà quand nous l’avons vue pour la première fois à la SPA, en décembre 1975, où nous allions toutes les semaines Patricia et moi, rendre visite et gâter un peu tous ces malheureux, nous savions que nous aurions beaucoup à faire pour cette petite chatte. Elle était si menue, maigre ; elle passait par les plus petits interstices de l’enclos, et allait rendre visite aux chiens. Mais le pire, elle était déhanchée. Elle nous suivait partout dans les locaux de la SPA, mais le plus émouvant, c’est qu’elle s’était glissée sous mon grand manteau et commençait à grimper le long de mon pantalon. Ce n’était pas un bébé pourtant, mais elle voulait que nous l'emmenions. Patricia pleurait, elle voulait que nous l’adoptions. Comment faire ? Nous n’avions pas de panier et un chat de plus à la maison, il n’en était pas question. Tant pis, on a tenté le coup. Et voilà, notre petite bête qui nous a suivies en clopinant dans tout le refuge jusqu’au bureau. Elle nous avait choisies, nous ne pouvions pas la laisser. Elle a fait le trajet dans un carton dans la voiture. L’aventure commençait. Le soir même, la chatte était prostrée, fiévreuse. Elle avait un abcès à la patte. Ensuite, des problèmes intestinaux et pour clore le tout, la teigne. Pauvre petite misère !

Donc, antibiotiques et traitement pendant quatre semaines contre la teigne. Un vrai calvaire pour cette petite chatte minuscule. Elle faisait pitié. Du fait de sa maigreur, son déhanchement paraissait beaucoup, mais avec une bonne nourriture cela s’atténuerait.
          Elle nous en a fait voir de toutes les couleurs durant ces vingt-deux années. D’abord pour sa teigne, elle s’est sauvée de chez le vétérinaire. Elle avait réussi à sortir du panier et rentrer dans un jardin où il y avait des chiens et il commençait à faire nuit. Heureusement, on lui avait appris à répondre au sifflet, si bien qu’on l’a retrouvée sur un toit.
          Le traitement fini, tout allait bien, mais elle s’est trouvée un copain et voilà notre petite bête enceinte. Impossible d’accoucher, il a fallu l’intervention du vétérinaire. Nous avons fini par décider de la faire opérer pour que ce problème ne se reproduise plus. C’était au printemps 1976, cela faisait à peine six mois que nous l’avions.

Près de chez nous, il y avait un terrain sur lequel un voisin avait entreposé des planches d’échafaudages. C’était branlant et elle avait l’habitude d’y aller. Et comme cadeau de début d’année, le 2 janvier 1977, elle réussit à rentrer à la maison, à sauter sur la table, y laisser des traces de sang, avec une patte cassée, fracture ouverte. Vétérinaire de garde de l’autre côté de la ville, opération un dimanche, facture importante, mais tant pis. Notre Louloute s’est retrouvée avec une broche qu’elle a gardée toute sa vie. Vers la fin de son existence, avec le retrait des os et des chairs, on sentait facilement la tige de métal. On l’appelait la Dame de fer.

Mais tout n’était pas fini pour elle. Je continue. Ses poils tombaient, elle finissait par se retrouver presque nue. Donc, traitement. Tous les 6 mois elle avait une piqûre, puis cela devenait plus fréquent, et ce genre d’eczéma fut remplacé par un œdème pulmonaire. Quand elle avait des crises, elle allait se cacher dans la vigne plus loin, et on avait de la peine à la retrouver. On l’a emmenée trois fois en urgence et mise sous oxygène, et toujours chez un vétérinaire de garde. Donc, toujours sous Lasilix, le remède miracle qu’elle prenait sans difficulté. Il lui fallait beaucoup de calme et dès que cela allait mieux elle savait nous le faire savoir en ronronnant, ce qu’il ne fallait surtout pas, car elle étouffait. Donc beaucoup de calme.

Et puis on a connu la période constipation, dès qu’elle vomissait, on savait ce que cela voulait dire, un suppositoire Microlax bébé ! Elle se laissait faire, nous utilisions le terme «tire-bouchonner». On ne pouvait pas s’absenter plus de trois jours, car il y avait ce fameux suppositoire.

Tous les étés je me disais : il fait trop chaud, elle ne passera pas l’été.

Tous les hivers elle toussait et je pensais : elle ne passera pas l’hiver.

Je n’ai pas compté le nombre de fois, où nous l’avons cru perdue. Patricia me disait qu’elle avait la peau dure et qu’elle s’en sortirait et c’était vrai. Elle a choisi de nous quitter quand je suis moi-même tombée malade. Un soir, elle s’est éteinte tout doucement sur mon lit, avec sérénité, une patte dans ma main. Elle ne voulait plus être une charge pour moi. C’était vraiment une copine pour moi. Elle m’a accompagnée si longtemps et était un exemple de résistance, elle voulait vivre.

Quand elle avait ses crises d’asthme, elle ne mangeait plus du tout tant elle était épuisée. Il fallait la nourrir à la seringue, avec du foie cru râpé et surtout de la rate. Et elle repartait pour une nouvelle vie.

Ati était une petite chatte très douce mais sachant se faire respecter. Elle ne se gênait pas pour cracher sur celui ou celle qui lui manquait de respect. Quand un jeune chat arrivait à la maison, il fallait l’éduquer, c’était elle qui s’en chargeait. Elle cédait sa place à une autre s’il y avait une autre chatte, sinon c’était elle qui prenait cette responsabilité.

Vers la fin de ses jours, la pauvre n’avait plus de forme : son déhanchement s’était accentué, sa broche formait une protubérance à l’épaule, et puis les rhumatismes, l’arthrose la forçaient à se coucher toujours du même côté si bien qu’elle marchait en «demi-cercle» tout en clopinant. C’était un vieillard. On l’aurait facilement vue avec une canne. Nous plaisantions quand  nous la voyions marcher devant nous, mais ça ne la dérangeait pas le moins du monde : elle était heureuse comme ça.

L’hiver ma vieille chatte adorait dormir sur le radiateur du salon. C’était bien confortable, mais quand-même un peu haut pour elle. Elle arrivait à l’atteindre en passant par le canapé. Sur ses vieux jours elle perdait souvent l’équilibre, et si elle avait le malheur de faire une toilette un peu poussée, alors elle se cassait la figure. Il a fallu que je dispose deux chaises recouvertes de coussin devant le radiateur afin d’amortir la chute. Par la suite, elle s’est contentée de cette installation plus accessible et toujours près d’une source de chaleur. Là encore j’ai été obligée de déposer des coussins par-terre pour éviter qu’elle ne se fasse mal en tombant.

Il y avait une espèce de complicité entre nous deux, nous nous comprenions parfaitement. Un regard et cela suffisait. Elle avait sa place sur mes genoux le soir devant la télé. C’était une très grande ronronneuse. Le meilleur moyen pour savoir si elle allait bien c’était de la regarder, si elle ronronnait aussitôt, c’était bon signe. Elle a eu beaucoup de misère, mais elle avait une volonté de fer de s’en sortir. En fait elle ne se laissait jamais abattre.

J’ai eu beaucoup de chats autour de moi, mais cette petite misère a vraiment marqué mon existence, surtout par sa personnalité si on peut dire, sa rage de vivre, sa confiance en nous et en la vie. Elle souffrait en silence, mais on sentait en elle de l’espoir. Je l’appelais «ma copine », et je redoutais le moment de la séparation. 

C’était Ati, notre Louloute, notre vieux pou, notre vieux croûton comme l’appelait son maître.

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Jeudi 15 mai 2008

Corcoué sur Logne




                                Non, ce n'est pas moi qui ai peint ce tableau
                                                Devinez qui?
             C'est tout simplement Bryan mon petit-fils qui a peint cette toile
                                               à l'âge de 13 ans.
                 pour les 50 ans de mariage de ses grands-parents paternels
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Jeudi 15 mai 2008


Les civelles



          Saint Sébastien est située comme son nom l'indique au bord de la Loire, à l'est de Nantes, à l'entrée de l'estuaire.
          La civelle est l'alevin de l'anguille. Et l'anguille en descendant la Loire met un an pour traverser l'Océan Atlantique et atteindre la Mer des Sargasses entre les Bermudes, les Antilles et les Açores. Elle fraie à 250 mètres de profondeur et pond avant de mourir jusqu'à 20 millions d'oeufs. Ceux-ci remontent à la surface riche en plancton.  Puis portées par le gulf Stream les oeufs transformés en très petites anguilles, les civelles ou pibales, se regroupent dans l'estuaire avant de remonter la Loire.
          Il y a plus de cinquante ans, les pécheurs faisaient légion sur les rives ou sur les bateaux de pêche. Les petites civelles se faisaient ramasser par milliards. A l'époque, les prix étaient si bas qu'on les jettait, on en faisait de l'engrais. Et puis les japonais ont découvert ce produit. Et ils ont acheté à prix d'or ces petites civelles pour alimenter leurs élevages d'anguilles. Depuis il rare de trouver sur les étals des poissonniers ces petites civelles si appréciées des connaisseurs. 
          Et à Saint Sébastien les pêcheurs de civelles ne doivent plus que se  compter sur les doigts. Et en existe-t-il seulement?


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Jeudi 15 mai 2008


Le jardin de Patricia


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Mercredi 14 mai 2008

L'école de Gouraya

Ces photos sont récentes et m'ont été confiées
par mon amie Aouicha.
L'école n'a pas changé, les arcades du préau existent toujours .
Mais le préau lui, n'a pas résisté au tremblement de terre.


Marie-Claude te souviens-tu?


Un passage de mes écrits sur Gouraya

L’école

 

     ....Nous avons fait le tour du village. Et je me dis que je n’ai pas encore tout raconté. Tenez, l’école ! J’ai simplement dit où elle était située, mais ce que nous y faisions, non. On va me rétorquer : « tout le monde est allé à l’école, on sait ce que c’est ». Mais non. La nôtre n’était pas comme les autres.   
      Non seulement elle était belle, de style arabe et toute blanche, mais en plus nous y avions des camarades hors du commun. Je ne parlerai que de la classe des grands car c’est dans cette classe que nous sommes restés le plus longtemps, mon frère, ma sœur et moi et où nos souvenirs sont les plus récents et communs.

Pour commencer, nous attendions l’instituteur dehors, dès qu’il arrivait nous nous mettions en rang devant lui puis nous entrions deux par deux dans une sorte de vestibule dans lequel nous déposions nos vêtements et ensuite nous passions dans la classe. Dans le fond de la salle, une porte nous conduisait sous un préau soutenu par de très belles arcades, et qui donnait sur une cour suffisamment spacieuse pour héberger une quarantaine de gamins turbulents.  Les « cabinets », deux pour les élèves, un pour l’instituteur. Au milieu de la cour un gros arbre mais je n’arrive pas à dire quelle sorte d’arbre, c’est étrange ! Un genre de tilleul ou alors un platane. Il y avait un retour derrière la classe avec un peu de végétation mais les instituteurs ne voulaient pas que nous y allions...

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Mardi 13 mai 2008






                Ce petit point noir dans la mer est le rocher de la fourmi à Gouraya,
                Il est bien petit. Et il paraît si loin.
                Pour moi il est encore plus loin,
                loin de mes yeux,
                loin dans ma mémoire ,
                mais toujours dans mon coeur. 

Cette photo m'a été envoyée par seg-yourayenne et je l'en remercie.
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Mardi 13 mai 2008

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Mardi 13 mai 2008
La famille Siam



En haut, les jumeaux: Théo (de dos) et Tiffany
En bas Minette ( la mère) et Tiffany




 

 

C’est ainsi que j’ai nommé cette famille car la mère était siamoise et ses deux petits identiques mais avec de grands poils, type « Sacré de Birmanie » sans le pedigree.

Cela se passait en 2002. La chatte que j’avais surnommée Minette avait l’habitude, depuis plusieurs mois, de venir manger matin et soir devant la maison (avec Pitchoune, Titus, Grison et Mina, tous chats des rues, et les hérissons et les pies etc. je parlerai d’eux plus tard.)

Je voyais bien que son ventre s’arrondissait et qu’elle n’allait pas tarder à accoucher (et Pitchoune aussi !). Ces chats ne m’appartenaient pas. Je leur donnais des restes de soupe des miens plutôt que de jeter et tout ce petit monde était content. Alors cette Minette, je me suis dit : elle va retourner faire ses petits chez elle. Je me doutais d’où elle pouvait provenir.

Et puis elle s’est absentée et est revenue toute mince. Pendant plus d’un mois je l’ai vu aller et venir. Mais un jour je me suis rendue compte qu’elle ne prenait pas la direction que je pensais, elle allait en sens inverse, elle traversait la rue au risque de se faire écraser.

Un soir qu’il pleuvait à plein temps elle miaulait derrière la porte. Je l’ai fait rentrer mais elle a voulu ressortir aussitôt. Michel me fit remarquer qu’elle avait peut-être ses petits et qu’il ne fallait pas l’enfermer. Alors le lendemain quand la tempête s’est calmée, (la petite mère n’étant pas venue manger), je me suis inquiétée et j’ai moi aussi traversé la rue et je suis allée l’appeler dans le seul terrain non construit presqu’en face de chez nous. Et je l’ai appelé « Minette, Minette ». Elle ne connaissait pas ce nom. Mais quelle fut ma surprise quand j’ai entendu sa toute petite voix. Elle était sur un vieux mur de clôture. Je lui ai parlé, je lui ai donné à manger et puis j’ai compris qu’elle voulait que je la suive. Et c’est ce que je fis.

Et alors, j’ai vu la plus belle des scènes. Deux adorables petits derrières tout ronds et touffus, deux bébés chats angora âgés de presque deux mois, qui grimpaient dans des branchages. Tout blanc crème avec les oreilles et la queue gris foncé. Mais aussi, deux jeunes chats sauvages. Et y en avait-il d’autres ?

La mère avait bien mangé et j’ai décidé de la nourrir sur place pour lui éviter de traverser. J’ai fini par mettre un peu de lait et de soupe pour que les petits apprennent à manger seuls. J’y allais cinq ou six fois par jour parce que je voulais savoir s’ils n’étaient bien que deux. Mais c’était sans compter les hérissons, et le père qui venait et qui commençait à rôder à nouveau autour de la mère. La soupe filait vite et était très souvent renversée.

Que faire ? Les petits étaient trop sauvages, le terrain très grand et les herbes poussaient au point d’être plus hautes que moi. C’était la savane.

Et il recommençait à pleuvoir. Ils étaient trempés. Le jour où tout s’est précipité, c’est quand la voisine nous a dit que cette chatte avait fait ses petits sous son arbre et qu’elle l’avait chassée, et que de toute façon les propriétaires du terrain en friches allaient venir tondre les jours suivant.  Alors les chats partiront (où se feront broyer par la machine!!!)

J’ai réfléchi à toute vitesse (ça m’arrive !) et j’ai conçu un piège à chat et nous l’avons mis en place avec Michel. Il s’agissait de mettre un panier à chat et d’y mettre de la nourriture dedans. Avec des cordes assez longues, nous pouvions refermer la porte brusquement derrière les petits, une fois rentrés dedans. Mais voilà, il fallait qu’ils y rentrent dedans !  Un vendredi matin nous sommes allés tous les deux, avons déposé le panier et nous nous sommes cachés. Hélas il n’y en avait toujours qu’un qui y pénétrait et nous ne voulions pas effrayer l’autre par les cris du premier pris. Il fallait les piéger ensemble. Nous sommes repartis déçus, mais alors très déçus.

L’après midi nous y sommes retournés. Mais cette fois c’est la mère qui est entrée la première pour boire le lait. Et nos deux bébés ont suivi. Toujours cachés dans les grandes herbes, nous avons réagi au quart de tour. J’ai tiré brusquement la corde, la porte s’est refermée, Michel a vite couru au panier, on a tout bloqué. Inutile de dire que ça remuait dur dedans, le lait coulait partout, ça crachait, ça miaulait. Bref, nous les avons mis dans la chambre du haut et nous sommes partis pour qu’ils se calment.

Maintenant, la mère est morte des suites d’une tumeur dans la gueule. Le chat Théo est plutôt du genre « pot de colle », et sa sœur Tiffany l’inverse elle est toujours restée sauvage. Cependant elle est très obéissante. Quand arrive l’heure de rentrer à la tombée de la nuit, elle fait comme tous les autres : elle rentre.

Je raconterai comment Minette a élevé ses petits une autre fois.

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Lundi 12 mai 2008



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Lundi 12 mai 2008

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Lundi 12 mai 2008


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Lundi 12 mai 2008

 

Saint Sébastien sur Loire
Le boulevard des Pas Enchantés
devant le chateau de le Gibraye



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Présentation

Moi

  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Béjar

La peinture et moi





  La peinture et moi

La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.

 

 

 





























































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