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Mes poésies

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 08:02

La vieille rue

 

 

Petite rue du temps passé,

Aux vieilles demeures discrètes et tassées,

Au charme désuet, témoin d’un autre temps,

Pleine de beaux souvenirs au charme d’antan,

 

Petite rue fraîche et fleurie,

Aux murs de pierre incitant à la rêverie,

Recouverts de vigne vierge dorée, de lierre

Et de glycine moirée de bleu et de vert,

 

Petite rue énigmatique,

Aux maisons récentes à volets de plastique,

Hésitant entre le passé et le présent,

Tableau paradoxal mais combien séduisant,

 

Petite rue mystique et pure,

Tu caches pieusement derrière tes vieux murs,

Une petite chapelle pailletée d’or,

Par un soleil en émoi devant ce décor.


Publié dans : Mes poésies - Communauté : Inspirations poétiques - Par Béjar
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 07:45



L’été s’en vient …

 

Vous voici revenus 

          Ô, jours tant attendus !

Soleil radieux de juin !

          Eclat arachnéen!

Lumineuse saison,

          Ardente floraison.

Les épis  de blé blond

          En juillet muriront

Exhalant en douceur

          Leur enjoleuse odeur.

Et août transformera

          Avec maestria

Ce transparent azur,

         En douce enluminure.

Puis l’été s’en ira,

          Nous laissant cette aura

Augurant un automne

          Qui patiemment  fredonne.

 

                                       …  l’été s’en va.     

 

Publié dans : Mes poésies - Communauté : Inspirations poétiques - Par Yvette
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 09 2009 07:57

 

 

Ambroisie.

Je suis cette eau qui coule et qui n’en finit pas,

Tour à tour légère, turbulente ou volage,

Dévalant des gaves que rien ne tarira,

Et des cascades fumeuses aux blancs voilages.

 

Je suis cette eau qui fut honorée par les dieux,

Célébrée par Amphitrite sur son dauphin,

Voguant sur le grand fleuve qui rejoint les cieux,

Bercée par Zéphir et Notos jusqu’au matin,

 

En furie sous l’emprise de Poséidon

Et Eole contre le fils du roi d’Ithaque,

Etale au doux son de la lyre  d’Apollon

Et portant secours au valeureux Télémaque.

 

Quand tu sautilles, les pieds nus dans mes ruisseaux,

Tu es Galatée ou Nausicaa la Blonde.

Je suis l’eau rouge qui ruisselle en tes vaisseaux

Et les larmes non retenues sur tes joues rondes.

 

Et vois-tu , si tu sais m’aimer comme je t’aime,

Je me métamorphoserai en Ambroisie,

Nectar divin, et poserai un diadème

Sur ton front digne des Déesses d’Olympie. 

 

                             Yvette

Je suis obnubilée par le gaspillage de l'eau!
Ca doit transparaître dans mes écrits!
J'ai écrit ce poème il y a plusieurs années
et je l'avais oublié!


  • Dans la mythologie grecque, l'ambroisie est une substance divine, principalement la nourriture des dieux (cet aliment leur procurait l'immortalité);
  • L'ambroisie est également un genre de plantes de la famille des Astéracées.
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Mercredi 19 août 2009 3 19 08 2009 08:03

 

 

Histoire d’eau.

 

Mais qui suis-je  pour avoir été vénérée  jadis ?

Que suis-je  donc devenue pour qu’on me profane ainsi ?

Et pourtant que serait sans moi votre vie ?

Moi qui vous aime tant et qui vous ai offert mon lit !

Moi qui ai tout accepté de vous, j’en frémis!

Vous qui m’avez domptée sans que je m’écrie !

Mon parcours retracé, je n’ai rien dit !

Vos barrages, vos écluses, je ne vous ai pas maudits !

Mais votre pollution, là je n’en peux plus, je suis trahie!

Comment pouvez-vous rester impassible devant mon agonie ?

Mais souvenez-vous ! Souvenez-vous ! Je vous en supplie !

Quand vous avez  flâné sur mes berges fleuries?

Quand vous avez vu les troupeaux se désaltérer dans mon eau alanguie ?

Quand vous avez baigné dans mon onde fraîche  vos pieds meurtris?

Quand vous avez entendu, sur la coque des barques, mon doux clapotis?

Et mon exhalaison à la tombée du jour, l’avez-vous sentie ?

Mes saules, mes roselières,  mes hérons, tout est encore poésie.

Hélas ! Que ferez-vous quand ma source sera tarie ?

Allez-vous m’abandonner comme toi Amphitrite et toi Arthémis ?

Qu’ai-je fait pour ainsi être punie ?

De grâce,  agissez ! Sauvez-moi et préservez-vous aussi !

 

Yvette

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Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 17:24

Le chêne peint par Courbet.
Un chef-d'oeuvre !

Notre vieux chêne.

Il nous est apparu un jour d’hiver, bien seul,

Mais majestueux au milieu de son grand champ.

L’envie nous saisit de protéger cet aïeul

Ce géant au tronc rugueux et aux bras puissants.

 

Nous avons construit notre vie autour de lui,

L’accompagnant, fraternels, au fil des saisons

Et souffrant avec lui quand la neige et la pluie

Et le vent fracassent ses branches sans raison.

 

Avril nous ravit à l’éclat de ses bourgeons

Mordorés et doux comme de la soie, parant

D’une auréole délicate son fronton,

Prémices d’un renouveau encore hésitant.

 

Et alors, quand le vert triomphe en sa feuillée,

Quand l’ombre translucide s’étale en dentelle

Sur la mousse moelleuse et fraîche de juillet,

Nous savourons cette plénitude immortelle

 

Puis brusquement notre vieil ami se déchaîne.

C’est une explosion de feuilles ocres et rousses

Qu’il libèrera une à une de leurs chaînes

Vers le ciel, futures astres de la Grande Ours.

 

 

La morte saison ravine l’écorce rude

De notre vénérable, tordant ses rameaux,

Le rendant vulnérable dans la solitude

De l’hiver gris, privé de ses doux oripeaux.

 

Mais ne nous y trompons pas. Quand tombe la nuit

Et que la lune se nimbe d’un halo gris,

Une dryade entame sur l’herbe qui luit

Une danse complice empreinte de magie.

 

Des lutins farceurs, trébuchant sur ses racines,

L’encerclent, joyeux, le réchauffant de leurs rires

Enfantins et cristallins comme des clarines

Qui l’ensorcellent afin de mieux l’endormir.

 

A son réveil, sa force se décuplera,

Ses bras enfin dressés vers le ciel et ses pieds

Bien en terre, c’est lui qui nous protègera,

Paternel, des malveillances du monde entier.

 

Yvette 

C'est l'histoire toute simple et véridique
du grand chêne plus que centenaire
qui vit toujours à Arthon chez notre fille.
C'est lui qui nous a attirés
quand nous avons acheté le terrain.
Il était seul mais si beau!

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Dimanche 17 mai 2009 7 17 05 2009 08:59

La vieille ferme 



Je vous raconte l'histoire d'une vieille ferme
La ferme des ancêtres de mon mari.,
en Bretagne, à Plogastel Saint Germain
Il ne l'a pas connue.
Il y a 2 ans, nous avons  appris par une parente éloignée
qu'elle existait encore.
Nous y sommes allées aussitôt
Avec mon mari, ma fille et ses 2 enfants.
Nous avons trouvé une bâtisse toute délabrée, faisant pitié à voir.
Nous avons pris des photos et nous sommes rentrés, tristes.
Un moi plus tard, nous avons appris qu'elle avait été démolie!!!
C'était un appel au secours qu'elle nous avait lancé.
Nous avons tous au fond de notre coeur énormément de tristesse.
J'ai pris la parole pour elle.

N’y aura-t-il donc personne pour me saluer,
pour me dire adieu ?

Je vais mourir sans un regard,
abandonnée que je suis depuis tant d’années.

Plus de rires d’enfants depuis si longtemps,

plus de sabots ni galoches,

plus de chevaux ni de charrue,

plus de chansons ni de comptines

dans la langue de ce pays si beau.

Je vais partir, avec dans mon cœur une multitude de souvenirs

que j’aurais tant aimé raconter.

Des mariages furent fêtés dans ma cour !

des naissances, oh oui ! j’en ai vu des bambins

qui couraient préférant les champs à l’école,

où l’on apprenait une autre langue

que celle parlée sous mon toit.

Et puis j’ai assisté tristement à des grands départs aussi

Pour la guerre ou pour le cimetière.

Des cris, des larmes, de la sueur.

La sueur des femmes et des vieux prenant

le relais quand la guerre faisait rage sur le front.

Je vais partir avec mes secrets.

Dommage, j’avais tant de choses à raconter.

Yvette 

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Mardi 28 avril 2009 2 28 04 2009 10:12









L’ajonc et le genêt

 

Connais-tu le pays ou pousse l’ajonc d’or ?

Connais-tu le pays où pousse le genêt ?

L’un a protégé de pics son robuste corps,

L’autre  se balance fragile et mignonnet.

 

Ils fleurissent le rude pays d’Armorique,

L’un en touffes drues symbolisant  l’homme fort

Besognant durement dans ces contrées celtiques,

Et avec la glèbe  et  l’océan faisant corps.

 

L’autre en tiges harmonieuses se balance,

Sur la lande comme ces courageuses femmes,

Courbées sur la terre avec cette douce aisance,

Et cachant au fond de leur cœur de chaudes larmes.

 

L’ajonc et le genêt, tous deux d’or vêtus

Fleurissent la Bretagne,  sous un ciel écru.

Yvette
 
    

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 03 2009 20:28



Renouveau : les bourgeons.

 

Tout l’hiver ils ont attendu patiemment.

La neige, les chandelles de glace

Les ont endormis sur leur support

Serrés les uns contre les autres

Ou bien recroquevillés sur eux-mêmes.

Ils se sont préservés du frimas.

Puis Mars est arrivé ! Mars et ses giboulées.

Mais Mars et son soleil et sa sève généreuse.

Plus d’hésitation, ils vont se gonfler,

Sous la  pression douce de la lymphe,

Et des  chauds rayons du soleil.

Leur ventre va s’arrondir, se boursoufler

Puis ils vont s’allonger, prendre des couleurs,

D’ambre, de vert tendre ou gris satiné

Reluire de gomme et se couvrir de velours,

De soie, de brocart merveilleux.

Et n’en pouvant plus d’attendre, les muscles tendus

Ils feront jaillir de leur sein,  doux écrin,

Ici une pointe de feuille vert tendre,

Là un petit bouton rose à l’épiderme délicat

Ou blanc encore fragile et froissé.

Et doucement, avec tendresse et  délicatesse,

La nature va prendre un éclat nouveau.

Le spectacle sera grandiose ! Féerique !

Le printemps ! Le printemps est en mouvement.

Le printemps arrive !

 

Yvette

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Dimanche 15 mars 2009 7 15 03 2009 21:45


Le printemps est arrivé

 

Le printemps est arrivé,

Vive le printemps !

Comme le dit la chanson.

 

Les bourgeons tout luisants

Chevelus ou veloutés

Duveteux et soyeux

Se tendent vers le soleil.

 

C’est l’éveil de la nature !

Engourdis par la froidure

Ils  propagent alentour

La bonne nouvelle :

Le printemps est arrivé.

 

Les merles siffleurs, les pinsons,

S’en donnent à cœur joie !

A tour de rôle, ils excitent

Ce monde qui languit,

Qui hésite, qui patiente.

 

Mais oui, le printemps est là !

 

Et bientôt ce sera le branle-bas.

Toute la campagne renaîtra!

Un hymne à la joie !

 

Oui, mais pour moi !

Encore un printemps de plus,

Encore une saison après l’autre.

Et passe le temps,

Et avance ma vie inexorablement.

Yvette

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Vendredi 6 mars 2009 5 06 03 2009 09:55


Crépuscule


Crépuscule

 

Cette fin d’après-midi a une coloration pervenche.

Le soleil, au loin, louvoie entre des nuées filamenteuses d’un ton pourpre et mauve.

Les rayons pâles  s’accrochent aux troncs des arbres

et sur les branches telles des paillettes.

Tout s’atténue et se dilue,

 dans cette atmosphère de fin de saison hivernale.

Peu à peu, les oiseaux cessent leur piaillement

et tout paraît rentrer dans l’ordre.

Le troupeau se rassemble près de l’échalier en attente de la traite.

Un silence ouaté, feutré,  immuable s’empare de la nature.

Bientôt une fine pruine recouvrira les prés,

et tout doucement tout deviendra sombre et opaque.

Il fera nuit, une nuit pleine de mystère, une nuit de fin d’hiver,

à peine éclairée par un quartier de lune, astre de la nuit.

                                                                       Yvette
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  • : 04/04/2008
  • : Mes passions: poésie, peinture, la Loire, les chats et tous les animaux. Mes souvenirs d'enfance en Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-Medfa, etc.

Moi

  • : peinture poésie écriture animaux Algérie
  • : Très passionnée par la nature en général.Ainsi je peins ce que je vois et j'écris ce qui ne peut être peint. J'écris sur mon pays natal: l'Algérie, Gouraya, Cherchell, Bou-medfa etc.
  • : France Nantes
  • : Femme
  • : Yvette

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La peinture et moi

La peinture et moi

 









La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle, généreuse, enjôleuse.
Moi, sensible et romantique.
Nous étions complices,
Nous avions des rêves d’avenir.
Elle était ma gabare
Et moi son moussaillon.
Nous voguions entre des rives colorées,
Heureuses, radieuses.
La peinture et moi,
N
ous étions amies d’enfance.
Mais un jour, on nous a décriées.
On nous a séparées.
Et moi, avec l’innocence de l’adolescence
J’ai accosté et j’ai laissé sur le quai
Ma joie de vivre, ma passion.
Je l’ai reniée, ingrate, méprisante
Pour aller vers d’autres horizons.
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Mes pas, loin d’elle s’en sont allés.
Mais mon corps lui a donné sa revanche
A son tour, lui, a voulu m’abandonner.
Révolte, souffrance, démission,
Tourmente, affliction.
Je pars, ma vie ne tient plus.
Tout en moi n’est que regret.
Ma gabare, mon amie, où es-tu ?
La peinture et moi,
Nous étions amies d’enfance.
Elle a entendu ma prière,
A vu mon désarroi.
Elle est arrivée peu rancunière
Et nous avons retrouvé notre connivence.
Elle est là, mon amie.
Elle sait, elle a compris
Elle m’a montrée le chemin du mieux-vivre,
Patiemment, tout en douceur.
La peinture et moi,
Nous sommes amies d’enfance.
Nous glissons côte à côte sur une eau claire.
Elle est redevenue ma gabare
Et ma main a repris la barre.
Mais je suis à l’automne de ma vie
Alors mon bateau, quand je serai vraiment cassée,
Vogue sans moi sur le courant,
Vers un autre cœur
Car je sais que toi tu ne mourras jamais.



Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.

 

Si l’envie vous prend
de parcourir tous mes articles,
vous découvrirez que j’ai plusieurs passions,
en dehors de ma famille, cela va de soi.

Pour les animaux et plus spécialement
pour les chats.
Beaucoup d’histoires
car ils ont été nombreux
ceux qui ont accompagné ma vie.

Pour la peinture.
Je vous montrerai certaines
de mes créations à l’huile.
Pour la poésie et l’écriture.
J’ai commencé à écrire mes mémoires
– mon enfance en Algérie -,
vous pourrez lire quelques passages
de mes écrits et des poèmes
sur ce qui ne peut être peint.

Et puis je vous parlerai
de ma ville d’adoption :
Saint Sébastien sur Loire.

Pour vous permettre
de vous y retrouver
choisissez la catégorie
dans la colonne de droite.
N’hésitez pas à ajouter
un commentaire sous mes articles,
si le cœur vous en dit.

Mon nom de blog est « Béjar » ,
mon prénom : Yvette

 

 

 




























































 

 

                  

 

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c'est quand on dit : Tu
à tout le monde,
et que tout le monde
nous dit : Vous"

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